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Un outil pour anticiper la destruction des mangroves

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À Dzanga Bai, au cœur du plus grand rassemblement d’éléphants de forêt au monde : écouter, observer et comprendre

Rhett Ayers Butler, David Akana 1 Mai 2026
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Marina Kameni : « Les communautés travaillent avec notre organisation pour restaurer les habitats naturels des amphibiens au Cameroun »

Yannick Kenné 30 Avr 2026

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Quatre mois après des déversements chimiques d’une mine en RDC, des habitants restent sinistrés

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Un outil pour anticiper la destruction des mangroves

Steve Libam 8 Mai 2026

Des chercheurs ont mis au point un outil pour anticiper la destruction des mangroves, afin de mieux alerter les pouvoirs publics.

Dénommé le « Mangrove Threat Index » (Indice de menace pour les mangroves, en français), il a été présenté en avril 2026 dans un article publié dans la revue Frontiers in Ecology and The Environnement.

« L’Indice de menace pour les mangroves est un outil proactif et spatialisé conçu pour identifier les zones de mangroves les plus exposées à une dégradation future, avant même que des pertes visibles ne se produisent. Plutôt que de se contenter de mesurer les zones, où les mangroves ont déjà disparu, il se concentre sur l’exposition aux pressions anthropiques, facteurs connus de dégradation », déclare dans un courriel, à Mongabay, Valentina Platzgummer, chercheuse au Centre pour la biodiversité marine et la conservation de La Paz au Mexique et co-auteure de l’étude.

Concrètement, l’indice combine des données géospatiales mondiales relatives aux facteurs de pression exercées par l’homme (routes, zones urbaines, agriculture, aquaculture et autres infrastructures) et calcule le niveau de menace relatif pesant sur chaque mangrove.

« L’outil produit des cartes qui classent les systèmes de mangroves selon différents niveaux de menace, permettant ainsi aux utilisateurs d’identifier rapidement les mangroves relativement intactes qui restent à faible risque, les zones soumises à une pression croissante et les points critiques, où des mesures préventives urgentes peuvent s’avérer nécessaires », explique Platzgummer. Selon ses concepteurs, l’une des forces de cet outil réside dans sa simplicité et son adaptabilité, car il peut être appliqué de manière uniforme dans tous les pays et dans toutes les régions, y compris là où les capacités de surveillance locale ou les données écologiques à long terme sont limitées.

Toutefois, il ne vise pas à remplacer les connaissances écologiques locales, ni la surveillance de terrain, mais constitue plutôt un système d’alerte précoce contribuant à orienter la planification de la conservation, les investissements dans la restauration et les efforts de gestion, avant que la dégradation ne devienne irréversible », précise Platzgummer.

D’après l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), environ 50 % des systèmes de mangroves sont menacés d’effondrement, à cause de la déforestation, de la pollution et du changement climatique. Or, les mangroves sont importantes, notamment pour la protection des côtes. La mise en œuvre de l’outil peut, selon Platzgummer, être intégrée aux plateformes gouvernementales de gestion côtière, servir dans la planification spatiale marine et les évaluations d’impact environnemental, servir à accompagner les ONG et les organismes de conservation dans la priorisation des interventions et l’aide à l’identification des zones, où une gestion préventive est urgente.

Image de bannière : Une mangrove dans la localité côtière de Mouanko, au Cameroun. Image fournie par Dr Juscar Ndjounguep, de l’ONG AJESH avec son aimable autorisation.

Une mangrove dans la localité côtière de Mouanko, au Cameroun. Image fournie par Dr Juscar Ndjounguep, de l’ONG AJESH avec son aimable autorisation.

L’extraction du cobalt et du cuivre sacrifie les populations locales

Anne Nzouankeu 8 Mai 2026

Selon un rapport, les bénéfices technologiques de la transition énergétique dite « verte » profitent principalement aux pays riches, alors que les communautés proches des mines subissent la pollution, les pénuries d’eau, les maladies et la perte de leurs moyens de subsistance. Publié le 29 avril 2026 par l’Institut de l’université des Nations Unies pour l’eau, l’environnement et la santé (UNU-INWEH), ledit rapport indique que l’extraction des minerais critiques, comme le lithium, le cobalt ou le nickel, nécessaires aux voitures électriques, aux énergies renouvelables et à l’intelligence artificielle, crée des « zones de sacrifice », c’est-à-dire des régions riches en ressources, où les populations locales supportent les coûts environnementaux, sanitaires et sociaux de l’exploitation minière, sans bénéficier réellement des retombées économiques ou technologiques de la transition énergétique.

En République démocratique du Congo, par exemple, « 72 % des habitants proches des sites miniers » déclarent souffrir de maladies de peau, tandis que « 56 % des femmes et des filles » signalent des problèmes gynécologiques. Pour 10 000 naissances, on note environ 8,8 cas de malformations des membres inférieurs chez les enfants. Malgré l’importance stratégique des ressources de la RDC, « plus de 80 % » de sa production minérale reste contrôlée par des compagnies étrangères et « 73,5 % de la population vit avec moins de 2,15 dollars par jour ».

« Cette situation est triste, les chiffres sont alarmants. Pour moi, c’est l’état congolais qui n’assume pas ses responsabilités, notamment en faisant appliquer la législation minière, qui prévoit des sanctions à l’encontre des opérateurs miniers, qui ne respectent pas la loi », déclare, à Mongabay, Freddy Kitoko, avocat international congolais et expert des questions minières.

Le rapport insiste aussi sur l’énorme quantité de déchets toxiques générés par ces activités minières. Une tonne de terres rares peut produire environ « 2 000 tonnes de déchets toxiques ». Selon les auteurs, sans règles internationales strictes, la transition énergétique risque de reproduire les mêmes injustices que l’industrie pétrolière, à savoir l’exploitation des ressources dans les pays pauvres, les profits concentrés ailleurs et les populations locales sacrifiées.

Pour y remédier, les experts de l’ONU recommandent des réglementations internationales contraignantes, un meilleur contrôle de la pollution et de l’usage de l’eau, des mécanismes de redistribution des revenus miniers vers les communautés affectées, ainsi qu’une protection renforcée des populations locales et autochtones. Pour Kitoko, qui n’a pas participé à cette étude, « avant l’application des règlementations internationales, les États des pays dans lesquels cette extraction est faite doivent agir fermement. En cas de non-respect de la règlementation, les sanctions doivent être sévères. Au Congo, par exemple, les sanctions me semblent parfois légères ».

Image de bannière : L’exploitation artisanale du cobalt. Image de The International Institute for Environment and Development (IIED) via Flickr (CC BY-NC-ND 2.0).

L'exploitation artisanale du cobalt. Image de The International Institute for Environment and Development (IIED) via Flickr (CC BY-NC-ND 2.0).

L’île Maurice introduit l’écocide dans sa législation

Yannick Kenné 7 Mai 2026

L’île Maurice a inscrit, le 18 avril 2026, l’écocide, comme une disposition, dans sa loi relative à la lutte contre le blanchiment d’argent et les crimes financiers.

Désormais, dans cet État insulaire rattaché à l’Afrique et situé à l’ouest de l’océan Indien, le crime contre l’environnement, encore appelé écocide, est passible d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 10 ans.

La loi prévoit également des amendes financières, des mesures de réparation, une possible exclusion de tout financement public ou de toute autorisation, ainsi que des obligations de remise en état de l’environnement, à l’encontre de toute personne physique ou morale coupable de crime contre l’environnement.

Ladite loi définit l’écocide comme « un acte illicite ou arbitraire commis en connaissance de la réelle probabilité que ces actes causent des dommages graves à l’environnement, qu’ils soient étendus ou durables ».

Cette définition cadre étroitement avec celle formulée par le groupe d’experts indépendants pour la définition juridique de l’écocide, réuni en 2021, par l’ONG Stop Ecocide international.

D’après Jojo Mehta, Chief Executive Officer de cette organisation à but non lucratif, l’importance du pas franchi par l’île Maurice, dans la criminalisation de l’écocide, va au-delà de son cadre national.

« Les petits États insulaires en développement jouent un rôle de plus en plus déterminant dans les débats juridiques internationaux sur les atteintes graves à l’environnement, notamment à travers la proposition, portée par le Vanuatu, les Fidji et les Samoa, visant à inscrire l’écocide au Statut de Rome de la Cour pénale internationale », a dit Mehta dans un courriel à Mongabay.

Pour les petits États insulaires en développement en particulier, ce dernier souligne que les atteintes à l’environnement sont caractérisées par l’élévation du niveau des mers, la perte de la biodiversité et la dégradation des écosystèmes marins, pouvant avoir des répercussions directes sur les systèmes alimentaires, la sécurité de l’approvisionnement en eau douce en raison de la salinisation des nappes phréatiques, les moyens de subsistance et les droits humains fondamentaux, notamment les droits à la santé, à l’eau, au logement, à la culture et, en fin de compte, à la vie elle-même, ainsi que sur le bien-être des générations futures.

Outre l’île Maurice, la République démocratique du Congo (RDC), le Congo-Brazzaville, le Burundi, le Zimbabwe, le Ghana ou la Zambie figurent parmi les pays africains ayant fait progresser la loi sur l’écocide, de diverses manières.

Certains pays soutiennent l’initiative menée par le Vanuatu, les Fidji et les Samoa à la Cour pénale internationale ; d’autres poursuivent des voies juridiques nationales, tandis qu’un engagement régional se développe au sein de l’Union africaine.

Image de bannière : Faune et flore de l’Île du Sud, St, Brandon, Îles Cargados Carajos en île Maurice. Image de MauriceBer via Wikimedia Commons. 

Faune et flore de l’Île du Sud, St, Brandon, Îles Cargados Carajos en île Maurice. Image de MauriceBer via Wikimedia Commons. 

Cameroun : Près de 700 kilogrammes d’écailles de pangolin saisis

Léonel Balla 7 Mai 2026

Six cent soixante kilogrammes d’écailles de pangolin ont été saisis le 5 mai dernier, dans la ville de Yokadouma, dans le département du Boumba-et-Ngoko, à l’Est du Cameroun.

Cette opération, menée par les agents du corps national des Eaux et Forêts du Cameroun, a permis de mettre la main sur une cargaison estimée à environ 1 320 pangolins abattus, une espèce en voie de disparition dans le monde et classée espèce protégée de classe A au Cameroun.

Selon Alahdi Halla, le délégué départemental des Forêts et de la faune du département du Boumba-et-Ngoko, cette saisie est le fruit de plusieurs semaines de renseignements, menés conjointement avec Last Great Ape, une organisation non gouvernementale (ONG) militant pour l’application des lois sur la protection de la faune sauvage en Afrique. La cargaison était contenue dans 12 sacs, mais les identités des trafiquants n’ont pas été révélées pour le moment, en raison de leur présomption d’innocence, selon la loi camerounaise.

Cette saisie intervient dans un contexte où le prix des écailles de pangolin a diminué de près de 45 à 70 % au cours de ces dernières années dans le pays, selon WildAid, une ONG engagée dans la protection de la faune sauvage. Ainsi, des activistes de la conservation, comme Simon Denyer de WildAid, ont placé, en cette baisse de la demande chinoise, un espoir de préservation de cet animal au Cameroun et en Afrique centrale. Mais il semble que ce ne soit pas le cas, au regard de cette importante saisie réalisée dans le pays.

Selon une nouvelle loi adoptée en juillet 2024, « toute personne impliquée dans la capture, l’abattage, la détention ou la commercialisation du pangolin ou de ses parties (écailles, viande) s’expose à une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 20 ans et à une amende pouvant atteindre 50 millions francs CFA (100 000 USD) ».

Dans ce sens, le ministère des Forêts et de la faune du Cameroun (MINFOF) a annoncé le 2 mai dernier, dans un communiqué de presse , la condamnation de quatre personnes le 22 avril 2026 à cinq ans d’emprisonnement chacune pour leur implication dans le trafic de pangolins, « un crime qui menace la survie de cette espèce en danger critique d’extinction », précise le communiqué.

« De plus, un individu particulièrement odieux, responsable de la mutilation de pangolins par l’ablation de leur langue à Lobo l’année dernière, a été condamné à sept ans d’emprisonnement », indique le même communiqué.

Cette source précise par ailleurs que ces nouvelles condamnations portent à 20 le nombre de personnes emprisonnées depuis la lutte lancée en 2024 contre le trafic illégal d’espèces sauvages, et que 410 pangolins ont déjà été secourus.

Image de bannière : Un pangolin sauvé des griffes des braconniers au Cameroun par les équipes de l’association « visiter le Cameroun avec moi ». Image de Ludovic Abanda Ntsama avec son aimable autorisation.

Au Gabon, une intelligence artificielle permet de surveiller l’état de la biodiversité sur les sites miniers

Anne Nzouankeu 7 Mai 2026

Au Gabon, un outil basé sur l’intelligence artificielle appelé Gentia et la plateforme d’analyse Mozaic Earth permettent de mesurer la biodiversité et la restauration écologique sur des sites miniers. Le système développé par le groupe minier et métallurgique Eramet, et sa filiale gabonaise, la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), qui exploite le gisement de manganèse de Moanda au sud-est du Gabon, l’un des plus riches au monde, a fait l’objet d’un test pilote concluant présenté le 29 avril 2026.

Combinant intelligence artificielle, images satellites, drones et données de terrain, cette solution permet de mesurer et de suivre la réhabilitation des sites après l’extraction, notamment la reconstitution des sols et la reforestation. Les tests de terrain, selon Eramet, ont été menés entre septembre et décembre 2025 sur « cinq sites représentant différentes étapes de la réhabilitation post-minière ». Ils ont été validés par les scientifiques de l’Herbier national du Gabon, le centre scientifique du pays qui étudie et conserve les plantes. Au terme du test, l’outil a réussi à distinguer les espèces plantées par l’homme de celles qui recolonisent naturellement le site, ainsi qu’à détecter précocement les espèces exotiques envahissantes.

Le test est jugé « hautement encourageant », selon Eramet, car il prouve que l’on peut désormais évaluer de manière scientifique si une entreprise minière a réellement réussi à restaurer le site à la fin de ses activités. Les concepteurs affirment que cette solution permet de surveiller des surfaces immenses en un temps record, contrairement aux inventaires classiques réalisés à pied par des botanistes lents et limités géographiquement.

Manual Venceslas Prossie, expert camerounais en cartographie appliquée à la gestion durable des territoires et en télédétection, affirme à Mongabay que cette approche est scientifiquement crédible, car elle a été validée par l’Herbier national du Gabon. « La combinaison d’images satellites, de drones et d’observations de terrain est aujourd’hui l’une des meilleures méthodes pour suivre la restauration écologique. Mais, sans validation scientifique locale, une intelligence artificielle de biodiversité reste fragile. Ici, les données ont été contrôlées par des spécialistes des plantes, ce qui renforce fortement la fiabilité du modèle », souligne Prossie.

Ce dernier met toutefois en garde contre une trop grande confiance dans les intelligences artificielles. « Une intelligence artificielle ne remplace pas totalement l’expertise humaine. Les résultats dépendent de la qualité des données d’entraînement, des conditions climatiques et surtout du nombre d’espèces réellement connues dans les bases de données. En forêt tropicale, où la biodiversité est extrêmement complexe, il peut encore y avoir des erreurs d’identification. L’utilisation de l’intelligence artificielle doit toujours être combinée aux méthodes traditionnelles humaines, comme les relevés écologiques réalisés par des experts », dit Prossie.

Image de bannière : Une mine ouverte dans une forêt. Image de Elodie Toto pour Mongabay.

Une mine ouverte dans une forêt. Image de Elodie Toto pour Mongabay.

Le Kenya reboisé avec 47 460 arbres en une journée

Anne Nzouankeu 6 Mai 2026

En 24 heures, l’environnementaliste canadien Antoine Moses a mis en terre, au Kenya, « 47 460 propagules de mangroves », dans la localité de Mirarani. Moses a réalisé cet exploit avec le soutien de Kenya Forest Service, l’agence publique kényane chargée de la gestion, de la protection et de la restauration des forêts, des communautés locales et des partenaires de conservation comme Earthlungs. « Cette initiative a mis en lumière, à l’échelle mondiale, les écosystèmes de mangroves, des zones tampons côtières essentielles qui demeurent parmi les plus menacées au monde », a indiqué Kenya Forest Service dans une annonce, le 1ᵉʳ mai dernier, sur le réseau social X.

Aristide Tehou Comlan, expert béninois en aménagement et gestion des ressources naturelles, déclare à Mongabay que la plantation d’arbres est une bonne initiative pour l’atténuation des impacts du changement climatique. « Les forêts de palétuviers des mangroves sont très adaptées pour la séquestration du gaz carbonique. Ce gaz devient du carbone stocké dans l’écosystème, appelé carbone bleu. Le carbone bleu a une capacité de stockage souvent supérieure aux forêts terrestres », dit Tehou Comlan.

Toutefois, selon l’expert, pour profiter de ce carbone bleu, il faut que les plants puissent survivre jusqu’à leur maturité. « Les propagules de mangrove sont des jeunes pousses prélevées directement sur l’arbre et plantées sans passage en pépinière. Avec près de 15 ans dans l’aménagement forestier, l’expérience a montré que les taux de survie sont d’environ 90 % lorsque le plant a fait au moins un an en pépinière. Il y a beaucoup de pertes avec les jeunes plants, avec des taux de survie parfois de 25 % », souligne Tehou Comlan.

« Ces plantations sont souvent réalisées dans des bas-fonds ou des zones humides, où les phénomènes de marées hautes et basses sont fréquents. Lorsque la marée est haute, elle emporte les jeunes plants. En revanche, les plants issus de pépinière et âgés d’au moins un an résistent mieux, y compris face aux feux de brousse, contrairement aux jeunes palétuviers », précise Tehou Comlan.

L’expert béninois indique que « dans le cas de cette initiative, il faut prendre toutes les mesures contre les feux sauvages », mais aussi « craindre la marée haute qui dévaste généralement une grande partie des propagules de palétuviers ».

Selon Kenya Forest Service, le Kenya met en œuvre actuellement une stratégie nationale de reboisement incluant la plantation d’« environ 15 milliards d’arbres d’ici à 2032 », afin d’augmenter sa couverture forestière, qui est passée d’environ 12 % en 1990 à près de 6 % en 2010, avant de remonter progressivement à environ 8,83 % en 2021.

Image de bannière : Une mangrove au Kenya. Image Ordercrazy via Wikimedia Commons (Domaine public).

Une mangrove au Kenya. Image Ordercrazy via Wikimedia Commons (Domaine public).

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