Planète Mongabay est le podcast environnemental de la rédaction de Mongabay Afrique. Nous donnons la parole aux acteurs-clés de l’environnement sur le continent africain : politiciens, ONG, société civile, entrepreneurs, communautés. Notre émission invite celles et ceux qui décident, agissent, entreprennent et se battent pour l’écologie. Bienvenue sur Planète Mongabay !
Ressource vitale, moteur économique majeur, pilier de l’alimentation : la pêche occupe une place centrale dans de nombreux pays africains. Mais face à la raréfaction des stocks, aux pratiques illégales et aux pressions industrielles, les équilibres se fragilisent. Entre impératifs économiques et nécessité de préserver les écosystèmes marins, quels choix et quels compromis s’imposent aujourd’hui ? Cet épisode donne à voir les réponses qui émergent et les transformations qu’elles impliquent pour les communautés vivant de la pêche.
Sous l’arbre à palabres avec Aliou Ba
Sous l’arbre à palabres aujourd’hui, direction Dakar, la capitale sénégalaise, à la rencontre d’Aliou Ba, responsable de la campagne Océans à Greenpeace Afrique. À travers son travail de plaidoyer, il décrypte les défis liés à la gouvernance des ressources marines. « Si les tendances actuelles se poursuivent (…), la pêche artisanale, qui nourrit des centaines de millions d’Africains pourrait s’effondrer. (…) Mais si les États africains se dotent d’une vraie souveraineté sur leurs ressources marines, si les accords internationaux deviennent beaucoup plus équitables (…), si les engagements climatiques mondiaux se traduisent en actions concrètes, il est possible de restaurer ces écosystèmes marins », nous confie-t-il.
La voix des communautés
Dans cette partie dédiée à la voix des communautés, cap sur Saint-Louis, au nord du pays, un village qui représente l’un des grands centres de la pêche artisanale du Sénégal. Depuis décembre 2024, une plateforme offshore opérée par le géant britannique BP produit du gaz naturel au large des côtes, à la frontière mauritanienne. Elle se nomme GTA. Un projet stratégique pour l’État sénégalais. Mais sur place, les pêcheurs dénoncent une autre réalité. Selon eux, la plateforme les empêcherait d’accéder à un récif-clé pour la pêche. Une présence qui réduirait leurs zones d’activité et fragiliserait leurs moyens de subsistance.
Le pitch du Conseil Local de Pêche Artisanale de Mbour
A Mbour, au sud de Dakar, les stocks de poulpe déclinent, fragilisant à la fois l’écosystème marin et l’activité de la pêche artisanale. Face à ce constat, des solutions émergent. Moustapha Senghor, coordinateur du Conseil Local de Pêche Artisanale de Mbour nous explique : « On immerge chaque année des pots fabriqués en argile et en terre cuite pour servir de récif artificiel ; parce qu’en période de ponte, on a vu qu’au fond des océans, les habitats se sont dégradés, ce qui a causé souvent une raréfaction de certaines espèces comme le poulpe. On s’est dit : pourquoi ne pas essayer de mettre en place quelque chose pour permettre au poulpe d’avoir un abri pour préserver leur nid jusqu’à leur période de reproduction. »
La parole est à vous
Maintenant, la parole est à vous : selon vous, que faudrait-il faire pour mieux préserver les ressources marines ? J’ai posé la question à Maya, doctorante en biologie vivant à Dakar.
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Ce podcast est présenté et monté par Jahëna Louisin, avec la participation d’Elodie Toto, Maïa Boyé et Caroline Brenière, sur une idée de Juliette Chapalain.

