Dans la forêt équatoriale du Gabon, une équipe d’archéologues franco-gabonaise explore la grotte calcaire de Youmbidi, un site archéologique inédit découvert en 2015 par Richard Oslisly.
Cet abri conserve les traces rares d’une occupation humaine sur plus de 12 000 ans, du début de l’Holocène à l’arrivée des Bantous. Outils de pierre, charbons, dents humaines : autant de preuves d’une présence continue dans un milieu où les sols effacent d’ordinaire toute mémoire.
« Dans ce carré de fouilles, l’année dernière, j’ai eu cette chance de découvrir une dent humaine, datée de 6 000 ans. C’est un privilège pour moi de passer à la scène internationale, et de savoir que, c’est moi qui ai pu découvrir cette dent », se réjouit l’archéologue gabonais Maël Tsinga.
Devant nos caméras, des archéologues et des étudiants, encadrés par le géoarchéologue Richard Oslisly, dans le cadre de son programme d’écologie tropicale Ecotrop, révèlent peu à peu l’histoire enfouie de ces « populations fantômes » au cœur de l’Afrique centrale.
Dans la région de Lastourville, 50 grottes ou abris-sous-roche ont été recensés, soit près de la moitié des 120 cavités du Gabon. Elles ont longtemps servi de refuge. Trois d’entre elles seulement sont en cours d’étude.
« Nos populations, nos ancêtres, nos ascendants ont toujours transmis tout par l’oralité. En fait après 200 ans, c’est vraiment difficile de retrouver les faits parce que, plus le temps passe, plus les faits sont déformés. Un fait peut devenir un mythe en fait. Et c’est vraiment important, pour nous aujourd’hui, de faire de l’archéologie parce qu’on essaye de retracer l’histoire qui n’a pas été écrite », explique l’archéologue gabonais Drile Mamfoumbi.
« Gabon : dans la grotte de Youmbidi, l’histoire africaine s’écrit », c’est un reportage vidéo signé Kristina Obame, avec les images de Victor Ammann, script et montage de Laure Van Ruymbeke et Juliette Chapalain.
Transcription
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