- Le parlement écossais a adopté, le 5 février 2026, un projet de loi sur l’écocide visant à criminaliser les atteintes graves à l’environnement.
- L’Écosse rejoint la République Démocratique du Congo, entre autres, dans ce combat pour la protection de la biodiversité.
- L’ONG « Stop Écocide international » relève que l’Écosse accélère un changement essentiel vers le traitement des dommages environnementaux massifs.
Après la République Démocratique du Congo (RDC), le Vanuatu, les Fidji et les Samoa, c’est au tour de l’Écosse de reconnaitre l’écocide comme un crime environnemental. Le parlement écossais a récemment adopté un projet de loi sur l’écocide, a indiqué l’ONG « Stop Écocide international », dans un communiqué publié le 5 février 2026.
Le document introduit au parlement en mai 2025, par la députée du Parti travailliste écossais (Scottish Labour en anglais), Monica Lennon, a été adopté par la majorité à 90 voix contre 26, pour seulement 4 abstenions. Ceci fait de l’Écosse le premier pays du Royaume-Uni à se prononcer en faveur de l’écocide.
« Il s’agit d’une victoire historique pour l’environnement écossais », a réagi Lennon, par ailleurs membre de la commission Net Zero, Energy and Transport au sein de ce parlement, dans le communiqué publié par « Stop Écocide international ». « En faisant avancer le projet de loi sur l’écocide, nous affirmons clairement que les éco-criminels ne seront pas tolérés ici. Les députés écossais ont compris que nous devons protéger nos communautés et l’avenir de l’Écosse. Il s’agit d’un puissant moyen de dissuasion qui oblige les pollueurs à mettre de l’ordre dans leurs affaires », a-t-elle ajouté.
L’adoption de ce projet de loi marque une étape cruciale dans le processus de vote définitif de l’écocide par le parlement écossais. Il est rendu à la deuxième étape, qui consiste en un examen approfondi et des amendements par la commission Net Zero, Energy and Transport, avant un vote final à la troisième étape. Si le projet est approuvé, il recevra la sanction royale et deviendra une loi.

L’ONG « Stop Ecocide International », qui s’est engagée à soutenir cette initiative juridique à travers le monde, relève que ce vote marque une étape importante dont les implications dépassent largement les frontières de l’Écosse.
Jojo Mehta, CEO de cette organisation, a dit dans le communiqué : « En votant en faveur de ce projet de loi, l’Écosse accélère un changement essentiel vers le traitement des dommages environnementaux massifs comme une question de responsabilité juridique et non de discrétion ».
Il importe de souligner que la Belgique et la France ont déjà adopté des lois nationales sur l’écocide, tandis que des législations sont en cours d’élaboration en Italie, au Brésil, aux Pays-Bas, au Ghana, en Argentine, au Pérou, au Mexique, en Polynésie française et en Inde.
En Afrique, la RDC est le premier pays africain à avoir soutenu l’adoption de la loi sur l’écocide. Le Ghana, le Congo-Brazzaville et le Burundi lui ont également emboité le pas, et le continent africain progresse au fil des années sur cette question. Les ministres africains de l’environnement ont officiellement décidé d’inclure l’écocide dans les priorités environnementales du continent pour l’exercice biennal 2025-2027.
Image de bannière : Déforestation dans le Parc national de Dzanga-Ndoki, en République Centrafricaine. Image de GRID-Arendal via Flickr (CC BY-NC-SA 2.0).
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