Une nouvelle initiative sous-régionale dénommée Initiative Zamba héritage entend réhabiliter cinq millions d’hectares de terres dégradées, tout en assurant la certification de 30 autres millions d’hectares à haut risque, en Afrique centrale et de l’Ouest. Ses interventions ciblent le Congo, la République démocratique du Congo, le Gabon, le Rwanda, le Ghana, la Sierra Leone, le Cameroun, le Libéria, la Côte d’Ivoire et le Nigeria.
Élaborée et mise en œuvre par Forest stewardship council (FSC), une initiative globale visant à promouvoir la gestion durable des forêts, l’initiative Zamba héritage vise à permettre aux pays cibles d’établir un système de certification susceptible de promouvoir la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité. « Le système de certification en cours dans le bassin du Congo et en Afrique de l’Ouest s’avère crucial pour valoriser l’utilisation et la gestion durables des forêts », affirme Dr Peter Alele, directeur régional pour l’Afrique de FSC, à Mongabay, par téléphone.
À travers ce processus de certification volontaire ayant démarré en janvier 2026, les données de FSC montrent que 30 pays africains, au moins, se sont joints à l’initiative cherchant à promouvoir l’exploitation certifiée des forêts, au niveau du bassin du Congo et en Afrique de l’Ouest. « L’objectif principal de cette initiative est de concilier l’exploitation des ressources forestières et la préservation des écosystèmes », explique Alele, à Mongabay.
Une étude, parlant de la gestion forestière certifiée, publiée en avril 2024, dans la revue scientifique Nature, démontre que certaines concessions forestières, déjà certifiées FSC, garantissent plus de sécurité à la faune et créent de bonnes conditions pour l’accroissement de sa population. Elle montre une tendance à l’accroissement de la population faunique, dans les concessions forestières certifiées FSC, au niveau de la sous-région, en particulier une abondance des animaux d’un poids supérieur à dix kilogrammes.
Si la certification forestière est promue par les auteurs de l’étude comme un moyen de lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts, les responsables de la FSC soulignent que l’un des critères importants pour espérer obtenir la certification est que la concession soit rentable.
En 2026, le bassin du Congo est considéré comme étant la plus grande surface de forêt tropicale naturelle certifiée dans le monde, avec environ 7 millions d’hectares, dont une large partie se trouve au Gabon. « Bien que ce processus vise à renforcer la conservation durable de la biodiversité, son accessibilité à tout le monde n’est pas garantie », affirme, pour sa part, à Mongabay, Patrick Piemme Epie, Coordonnateur du bassin du Congo et de l’Afrique de l’Ouest, pour le compte de FSC, dans une interview sur zoom.
Image de bannière : les forêts tropicales humides d’Afrique de l’Ouest et Centrale constituent un élément vital pour le climat et la biodiversité à l’échelle mondiale. Image FSC Africa/Jonathan Perugia.