Une première naissance d’un girafon angolais (Giraffa giraffa angolensis) a été enregistrée dans le Parc national d’Iona (Parque Nacional do Iona) situé au sud-ouest de l’Angola. Cette naissance intervient trois ans après la reintroduction de cette espèce dans un paysage forestier autrefois dévasté par des décennies de conflit civil, mais commençant à retrouver ses équilibres écologiques.
« Nous sommes heureux d’annoncer la première naissance d’une girafe dans le Parc national d’Iona, en Angola, une nouvelle étape importante dans le parcours de conservation de la biodiversité du parc. Le girafon a été aperçu aux côtés de sa mère par une équipe chargée du suivi de la faune sauvage à Iona au début du mois d’août, un peu plus de trois ans après la réintroduction du premier groupe de girafes dans le parc national », a indiqué hier African Parks sur sa page Facebook officielle. « Ces observations du premier girafon, né à Iona depuis la réintroduction de l’espèce, laissent fortement penser que le petit troupeau de girafes s’est bien adapté à son nouvel environnement. Elles viennent également confirmer la pertinence de l’approche fondée sur la recherche scientifique adoptée pour rétablir l’espèce dans cette région », ajoute cette organisation.
« Sur un plan plus personnel, l’observation de ce girafon a été un moment particulièrement gratifiant pour les équipes chargées du suivi de la faune, ainsi que pour toutes les personnes de l’Institut national de la biodiversité et des aires protégées (INBAC), de la GCF et de African Parks qui avaient participé à la translocation initiale des girafes », précise African Parks.
Pour la Giraffe Conservation Foundation (GCF), une organisation basée en Namibie, cette naissance offre une première indication encourageante sur la capacité des girafes réintroduites à se réproduire dans leur nouvel environnement, et constitue une nouvelle étape dans les efforts de restauration de la biodiversité dans cette région.
« Établir de nouvelles populations de girafes est un travail de longue haleine, qui demande de la patience, de la science et de la persévérance », souligne la GCF, dans une note d’information publiée sur Facebook.
Cette naissance fait suite à deux opérations de translocation réussies en 2023impliquant 14 individus transférés depuis une propriété privée de la Namibie, et en 2024 par l’ONG African Parks, la GCF et l’INBAC, ainsi qu’une seconde en 2024 comprenant 13 autres spécimens en provenance du même pays.
Elle s’inscrit dans le cadre du plan national angolais pour la conservation de la girafe, approuvé par le président João Lourenço, en mai 2026, qui vise à renforcer la protection de l’espèce à Iona, mais aussi dans d’autres réserves comme Bicuar, où 12 girafes ont été transférées début août 2026, par la GCF et l’INBAC.
Image de bannière : Le girafon observé aux côtés de sa mère dans le Parc national d’Iona, en Angola. Image de African Parks.