Un bébé rhinocéros (Rhinocerotidae) est né le lundi 9 mars 2026, dans le Parc national de la Garamba, situé au nord-est de la République démocratique du Congo, à la frontière avec le Sud-Soudan.
L’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) évoque un carnet rose au sein de cette aire protégée, patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1980.
« L’ICCN est heureux de vous annoncer en exclusivité la naissance d’un bébé rhinocéros ce lundi 9 mars 2026, au Parc national de la Garamba », écrit l’institution congolaise en charge de la gestion du réseau des aires protégées du pays, sur sa page officielle Facebook.
Pour l’ICCN, la venue au monde de ce petit ongulé, qui va bien au-delà d’une simple naissance, est plutôt un évènement symbolique dans toute sa dimension.
Elle intervient quelques jours seulement après l’attaque armée de Lusinga, dans le Parc national de l’Upemba, ayant coûté la vie à au moins sept agents travaillant pour la préservation des écosystèmes. « Ce bébé rhino devient le visage de l’espoir et de la résistance de la conservation en République démocratique du Congo », dit l’ICCN.
Le Parc national de la Garamba couvre 490 000 hectares et est entouré de trois domaines de chasse de 752 700 hectares.
Suite aux pressions humaines, les rhinocéros n’y étaient plus depuis les années 2000, et y ont été réintroduits il y a presque trois ans.
Ce parc a pour espèce phare le rhinocéros blanc du Sud (Ceratotherium simum cottoni), qui y a été réintroduit en 2023 et en 2025.
Le parc est aussi connu pour ses quatre grands mammifères : l’éléphant, l’hippopotame, le rhinocéros et la girafe.
Pour Josué Aruna de la société civile environnementale, cette nouvelle naissance est une victoire psychologique et un avertissement envers celles et ceux qui se livrent à des actes nuisibles contre les aires protégées, particulièrement la Garamba.
« Cette naissance est une joie immense pour nous. Nous encourageons le pays à conserver les espèces, qui sont dans nos aires protégées. La naissance d’un bébé rhinocéros augmente la valeur dans le Parc national de la Garamba. Les mesures doivent être renforcées pour protéger l’intégrité territoriale des aires protégées », souligne-t-il.
Pour Aruna, c’est maintenant ou jamais que ce parc doit redoubler d’efforts pour protéger la diversité biologique, car la nature gagne toujours.
« Nos rangers et nos équipes restent debout. Chaque naissance est une victoire contre ceux qui veulent détruire notre patrimoine », indique le parc sur sa page Facebook.
Image de bannière : Le bébé rhinocéros avec sa mère dans le Parc national de la Garamba en RDC. Image de l’ICCN fournie par Prosper Heri Ngorora.