Les nouvelles normes en matière de gestion forestière, en Sierra Leone, sont entrées en vigueur le 15 mars 2026.
Ces nouveaux standards comportent plus de 100 exigences en matière de gestion forestière durable visant à aider ce pays à restaurer environ 700 000 hectares de terres d’ici à 2030.
« Grâce à cette nouvelle norme, la Sierra Leone dispose d’un outil efficace pour renforcer sa protection forestière », explique Jonathan Yiah, Responsable des programmes forestiers à l’Institut pour le développement durable, une ONG internationale œuvrant pour la justice sociale en Afrique de l’Ouest et de l’Est.
Pour se conformer aux nouvelles normes, les propriétaires exploitants, gestionnaires et entrepreneurs forestiers engagés dans ce processus vont bénéficier de l’accompagnement de Forest Stewardship Council (FSC), une ONG internationale qui promeut une gestion responsable des forêts dans le monde.
Patrick Epie, coordinateur du FSC pour le bassin du Congo et l’Afrique de l’Ouest, affirme que l’entrée en vigueur de la nouvelle norme de gestion forestière renforce l’engagement de la Sierra Leone en faveur d’une gouvernance forestière durable. « Cette démarche contribue aux efforts régionaux visant à aligner la gestion forestière sur les objectifs mondiaux de développement durable », dit-il à Mongabay.
Début 2025, la Sierra Leone a officiellement lancé l’initiative pour assurer la protection de sa biodiversité conformément à l’objectif 30×30 visant à préserver 30 % des terres et des océans de la planète d’ici à 2030.
Au-delà de la conservation, les nouvelles normes visent également à stimuler « l’économie verte » en créant de meilleures opportunités d’emploi pour les communautés locales.
Toutefois, Yiah déplore que les pratiques non contrôlées en matière d’approvisionnement en bois risquent de fragiliser la biodiversité du pays avec de graves conséquences sur les populations et les écosystèmes.
Selon lui, il est impératif de s’assurer que les droits fonciers des communautés locales sont strictement protégés et de veiller à ce qu’il y ait un approvisionnement de façon responsable en produits forestiers.
Au-delà de l’accentuation des efforts visant la protection durable des forêts, Yiah affirme que ces nouvelles normes constituent un facteur important pour valoriser les produits forestiers au profit des communautés locales.
La Sierra Leone s’est fixé un objectif de restaurer au moins 0,7 million d’hectares de terres et de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 10 % d’ici à 2030 et de 25 % d’ici à 2050.
Aujourd’hui, les forêts couvrent environ 14,7 % de la superficie totale du pays, et 61,1 % du territoire sont classés comme terres boisées, selon les chiffres du ministère de l’Environnement et du changement climatique.
Image de bannière : Forêt en Sierra Leone, 2009. Image de Terry Sunderland/CIFOR via Flickr (CC BY-NC-ND 2.0).