30 kilogrammes d’ivoires d’éléphant ont été saisis par ConservCongo, le mardi 17 février 2026, à Kipushi, une cité minière située dans la province du Haut-Katanga, au sud-est de la République Démocratique du Congo, à la frontière avec la Zambie.
La saisie des défenses d’éléphants a été menée en collaboration avec l’Institut congolais pour de la nature (ICCN), avec l’appui des services de renseignements, annonce ConservCongo sur ses plateformes en ligne.
La même source précise que trois présumés trafiquants ont été arrêtés et deux autres de nationalité zambienne sont en fuite. « 30 kilogrammes d’ivoires d’éléphant confisqué en permanence hors marché noir. Notre soutien de renseignement à l’ICCN a rendu cela possible. Le sentier mène à la Zambie. Les réseaux transfrontaliers sont réels, on les démantèle », affirme Adams Cassinga, coordonnateur de ConservCongo, une ONG engagée dans la lutte contre le trafic des espèces sauvages.
Cette organisation indique que la saisie illustre le renforcement de la collaboration entre les services étatiques et les organisations de conservation de la nature dans la lutte contre le commerce illicite des espèces sauvages. « L’ivoire appartient à l’éléphant, pas à l’art », souligne ConservCongo.

Cette nouvelle saisie survient quelques jours après des saisies en Afrique centrale, notamment le sauvetage de deux chimpanzés à Isiro, dans la province de Haut-Uele, en RDC. Au-delà de ces arrestations, l’autre enjeu est la sécurisation des ivoires saisies.
La demande persistante des ivoires sur le marché international alimente un trafic transfrontalier qui prend de l’ampleur. Entre 20 000 et 40 000 pachydermes sont tués chaque année en Afrique pour alimenter un trafic mondial d’ivoire à destination essentiellement de la Chine et de l’Asie du Sud-Est.
En dépit des législations en vigueur dans de nombreux pays contre la criminalité faunique, la lutte, selon les spécialistes de la conservation de la nature, reste entraver par la corruption, le manque des moyens de surveillance et l’insuffisance de la coopération régionale.
Dans une étude publiée en 2025, sur l’impact du droit dans la lutte contre la criminalité faunique en RDC, Paulin Idanda Kabaka, Docteur en droit de l’université de Pau et des pays d’Adour en France, encourage la RDC à collaborer avec d’autres pays et d’autres organisations internationales pour lutter contre le trafic de faune à l’échelle mondiale.
Image de bannière : Une partie des défenses d’éléphant saisies par ConservCongo, le mardi 17 février 2026, à Kipushi, une cité minière située dans la province du Haut-Katanga, au sud-est de la République Démocratique du Congo. Image de ConservCongo fournie par Victoire Mbuto.