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L’Afrique de l’Est parmi les zones d’aires marines protégées les plus polluées par les eaux usées au monde

Anne Nzouankeu 13 Avr 2026

Plus de la moitié des aires marines protégées dans le monde, soit trois zones marines protégées sur quatre, sont polluées par les eaux usées environnantes, selon les données d’une étude, pointant du doigt l’Afrique de l’Est comme l’un des points les plus critiques avec 87 % de ses aires marines protégées touchées.

Cette pollution touchant « 73 % des aires marines protégées » de la planète provient principalement, selon l’étude publiée ce mois par des chercheurs du Centre for Biodiversity and Conservation Science de l’université du Queensland en Australie, des eaux domestiques mal traitées ou rejetées sans traitement, riches en azote et dégradant fortement les écosystèmes marins. En termes d’intensité, l’Afrique de l’Est subit une pression de 55,5, soit un niveau six fois plus élevé qu’en Australie par exemple, où ce score n’est que de 9,0.

Dans la région de l’océan Indien, englobant de nombreuses nations côtières et insulaires d’Afrique, les zones censées être protégées sont en réalité bien plus polluées que les eaux environnantes restées à l’état sauvage. Globalement, la pollution moyenne est « dix fois plus élevée » à l’intérieur des aires marines protégées que dans les zones non protégées. « Ces niveaux élevés de pollution en Afrique s’expliquent principalement par un faible taux de traitement des eaux usées, lié à une urbanisation rapide, un déficit d’infrastructures et une gouvernance encore limitée du secteur de l’assainissement », explique Gaétan Gbodja, expert béninois en conservation de la biodiversité et des écosystèmes, qui n’a pas participé à l’étude.

Au-delà des moyennes mondiales, les chercheurs alertent sur le sort des zones tropicales côtières, notamment celles situées à moins de 50 kilomètres des côtes. Sur les 1 855 aires marines protégées analysées globalement, 1 644 d’entre elles, soit 90 %, subissent des rejets massifs de pollution issus des eaux usées. Ce manque de protection menace directement la survie des mangroves, des herbiers marins et des coralliens, qui sont, selon les chercheurs, les piliers de notre biodiversité. Gbodja explique à Mongabay que, bien que l’eau circule librement, la pollution ne se répartit pas uniformément. Elle se concentre souvent près des villes et des fleuves, et peut être accumulée ou plutôt déplacée par les courants, ce qui explique pourquoi certaines zones sont plus polluées que d’autres. « Par exemple, le lac Nokoué au Bénin, connecté à l’aire marine protégée de Donaten, peut concentrer des polluants en raison de ses apports continentaux et de son faible renouvellement hydrique. Ainsi, certaines aires marines protégées agissent comme des zones d’accumulation », dit-il.

Image de bannière : Des oiseaux au Kenya. Image de flightlog via Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

Des oiseaux au Kenya. Image de flightlog via Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

La première réserve marine internationale ouest-africaine en cours de création

Anne Nzouankeu 9 Avr 2026

La première réserve marine internationale au large de l’Afrique de l’Ouest est en cours de création entre les Canaries et la Guinée. Portée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), cette initiative s’inscrit dans le cadre du nouveau Traité sur la haute mer (BBNJ, sigle en anglais), un accord international protégeant la biodiversité dans les eaux internationales. Le projet vise, selon ses initiateurs, à sécuriser une zone de convergence océanique d’une « richesse biologique exceptionnelle ». Ce site « fournit des services écosystémiques essentiels à plus de 300 millions de personnes dans la région côtière de l’Afrique de l’Ouest », a déclaré Sikeade Egbuwalo, point focal BBNJ pour le Nigeria, à Mongabay.

Cette zone constitue également un habitat crucial pour de nombreuses espèces, dont certaines sont menacées. Selon Hellen Njeri, coordinatrice régionale pour l’Afrique de la High Seas Alliance, une coalition internationale d’ONG et d’organisations environnementales, elle « sert de site vital de reproduction, de frai et de migration pour des espèces telles que les tortues marines et les lamantins ».

Toutefois, cet écosystème est soumis à de fortes pressions, allant du réchauffement climatique à la pollution, en passant par l’exploitation minière, gazière, pétrolière et la pêche illégale, très répandue dans la région, selon les experts. Le défi majeur reste la surveillance de cet espace immense situé au-delà des eaux territoriales, selon Papa Diouf, biologiste marin et conseiller sur le projet. « En Afrique de l’Ouest, il ne sera pas très facile de gérer. Nous avons beaucoup de pêche illégale, non déclarée et non réglementée, et nous n’avons pas la capacité de surveiller, contrôler et superviser vraiment », a-t-il déclaré à Mongabay. Egbuwalo insiste, pour sa part, sur la nécessité d’éviter une protection inefficace, soulignant que le suivi constitue « une condition clé pour éviter l’établissement d’un « parc de papier ».

Pour concrétiser cette ambition, les États de la région comptent sur le soutien international et l’usage des technologies comme l’intelligence artificielle et l’imagerie satellite. Egbuwalo a précisé à Mongabay que la réussite de cette zone protégée nécessitera aussi de « promouvoir l’accès aux ressources financières et aux initiatives de renforcement des capacités ». Le projet doit être finalisé et proposé aux instances du Traité d’ici à décembre. Une étape cruciale avant son examen par le futur organe scientifique, en vue de son entrée en vigueur officielle.

Image de bannière : Une tortue marine. Image de Rhett A. Butler/Mongabay.

Une tortue marine. Image de Rhett A. Butler / Mongabay.

Le Rwanda se tourne vers le gaz méthane pour la cuisson face à la crise énergétique au Moyen-Orient

Aimable Twahirwa 8 Avr 2026

L’extraction de gaz naturel comprimé du lac Kivu pour la cuisson fait partie de la stratégie du Rwanda pour atténuer les effets de la hausse des prix de l’énergie, notamment dans le contexte du conflit en cours au Moyen-Orient. Dr Justin Nsengiyumva, chef du gouvernement rwandais, estime que la production de ce gaz pour la cuisson est capable de répondre à la demande énergétique croissante en ce moment, d’autant plus que le pays produit plus de 50 mégawatts d’électricité connectée au réseau national depuis 2024.

Il a tenu ses propos au moment où le dernier rapport de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), publié au début de ce mois, montre que le continent africain a enregistré sa plus forte augmentation de capacités énergétiques renouvelables, avec une hausse de 15,9 %, soit 11,3 gigawatts supplémentaires en 2025.

Ce rapport souligne notamment la nécessite pour les pays africains dans l’ensemble de tirer profit des potentialités de leurs ressources renouvelables pour booster leur résilience énergétique. « D’ici à 2028, le Rwanda sera également en mesure de résoudre le problème de l’approvisionnement en combustible pour la cuisson dans les écoles et autres institutions qui dépendent de combustibles polluants », a déclaré Nsengiyumva au cours d’une conférence de presse animée le 3 avril 2026 à Kigali.

Ce gaz méthane du lac Kivu va alimenter environ 400 000 foyers et être bénéfique pour d’autres secteurs de l’économie nationale, notamment l’industrie et le transport. « Cette initiative devrait atténuer la pression exercée par la hausse des prix du gaz de pétrole liquéfié importé du Moyen-Orient en proposant une alternative abordable et d’origine locale », affirme-t-il.

La septième enquête intégrale sur les conditions de vie des ménages a révélé que 93 % des Rwandais utilisent encore du bois de chauffage et du charbon de bois pour la cuisson en 2024. Le lac Kivu, situé dans la zone de rift Est-Africain, contient environ 55 milliards de mètres cubes de méthane (CH₄) dissous dans ses eaux profondes. Ce gaz est partagé entre le Rwanda et la République démocratique du Congo. Entre 2017 et 2024, le recours au gaz naturel comprimé par les ménages est passé de 1 % à 5,4 % dans l’ensemble de la population rwandaise actuellement estimée à 14 millions d’habitants.

Image de bannière : Le Rwanda encourage la production d’électricité et d’autres formes d’énergie pour la cuisson à partir du gaz méthane du lac Kivu. Image de Aimable Twahirwa pour Mongabay.

Le Rwanda encourage la production d’électricité et d'autres formes d'énergie pour la cuisson à partir du gaz méthane du lac Kivu. Image de Aimable Twahirwa pour Mongabay.

Le conflit au Moyen-Orient déclenche un choc alimentaire et énergétique en Afrique

Anne Nzouankeu 7 Avr 2026

Le conflit au Moyen-Orient pourrait perturber l’approvisionnement en engrais en Afrique et, par ricochet, accroître les risques d’insécurité alimentaire sur le continent. C’est ce que révèle un récent rapport conjoint de la Banque africaine de développement, de l’Union africaine, du PNUD et de la CEA, publié le 4 avril dernier.

Ledit rapport indique que le Moyen-Orient représente 15,8 % des importations et 10,9 % des exportations africaines. Il est un fournisseur essentiel de gaz naturel liquéfié entrant dans la fabrication de l’ammoniac et de l’urée, des composants essentiels des engrais. Entraînant des fermetures d’usines et des blocages de routes maritimes, les tensions géopolitiques actuelles freinent la production et l’acheminement de ces fertilisants sur le continent.

Les auteurs du rapport indiquent que ces tensions surviennent au moment « le plus crucial », entre mars et mai, période de semis des agriculteurs africains. « Cela exercerait une pression supplémentaire à la hausse sur les prix alimentaires et frapperait de plein fouet les ménages les plus vulnérables ». Par ailleurs, « le conflit […] pourrait rapidement se transformer en une crise du coût de la vie à travers le continent, en raison de la hausse des prix des carburants et des denrées alimentaires », ajoute ledit rapport.

« Généralement, les commerçants s’approvisionnent en engrais longtemps avant la période de semis. On ne devrait normalement pas avoir de problèmes d’approvisionnement maintenant, sauf s’ils font de la surenchère en cachant leur stock », explique Guy Fongang, agroéconomiste camerounais n’ayant pas participé au rapport. « La crainte serait au niveau du prix des hydrocarbures. Il faut du carburant pour aller au champ et pour faire fonctionner les motopompes qui servent à irriguer les champs et à faire d’autres traitements de pré semis. Une augmentation du coût des hydrocarbures signifie augmentation des coûts de production, donc augmentation du prix de vente des aliments plus tard », ajoute-t-il.

Le rapport souligne que les prix du pétrole avaient déjà augmenté de 50 % au 24 mars, ce qui alimente un risque immédiat d’inflation, notamment au niveau du prix du carburant à la pompe et du transport. Entre autres mesures pour limiter les effets du choc, il recommande la mise en place de mécanismes de financement d’urgence pour les importations et la diversification des sources d’approvisionnement en fertilisants. « L’Afrique devrait saisir cette opportunité pour développer une production locale d’engrais et réduire sa dépendance aux importations. Elle l’a fait lors de la crise de la farine de blé en trouvant des solutions locales. Elle peut le faire aujourd’hui, d’autant plus qu’il y a beaucoup d’initiatives locales de fabrication d’engrais bio sur le continent », dit Fongang.

Image de bannière : Des denrées alimentaires exposées dans un marché. Image de DiHM via Wikimédia Commons (CC BY-SA 4.0).

Des denrées alimentaires exposées dans un marché. Image de DiHM via Wikimédia Commons (CC BY-SA 4.0).

L’agriculture de subsistance impliquée dans la déforestation en Afrique

Anne Nzouankeu 6 Avr 2026

Une étude réalisée par des chercheurs suédois révèle que le manioc, le maïs, le riz et le cacao sont les cultures contribuant le plus à la déforestation en Afrique.

Les chercheurs, ayant analysé 184 produits agricoles dans 179 pays, précisent que « la déforestation ne vient pas seulement du commerce international, mais aussi de la demande alimentaire locale dans les pays producteurs ».

Sur le continent, la République démocratique du Congo (RDC) et la Côte d’Ivoire font office de pays moteurs en matière de déforestation due à la production agricole.

En RDC, la déforestation est liée en partie aux cultures vivrières comme le maïs et le riz, contribuant à hauteur de 4 % chacun à la déforestation globale, derrière le manioc à 3 %.

En Côte d’Ivoire, la déforestation est davantage liée au cacao, dont la production est fortement associée à la conversion des forêts et représente environ 2 % de la déforestation mondiale.

« La déforestation est la disparition durable d’une forêt naturelle pour la transformer en autre chose. À ma connaissance, le riz ne se cultive pas en forêt. La forêt peut être défrichée pour installer des cultures de riz ; mais, généralement, le riz est cultivé dans des zones déjà ouvertes ou adaptées, comme les marécages », dit Joseph Ganongo, expert en sécurité alimentaire en service au ministère de l’Environnement de la République du Congo, qui n’a pas participé à cette étude, à Mongabay.

Il reconnaît cependant que la RDC a lancé des projets de culture du maïs et du manioc à l’échelle industrielle, pour mettre fin à l’insécurité alimentaire. « Il est vrai que, par le passé, on coupait les forêts pour planter le cacao ; ce sera de moins en moins le cas avec l’entrée en vigueur du Règlement européen contre la déforestation. Il faut savoir que lorsque le cacao a grandi, il devient à nouveau presque l’équivalent d’une forêt, car le cacaoyer est un arbre. L’arbre capte le carbone, donc la perte d’émission à cause de la culture du cacao n’est pas permanente. L’impact de cette déforestation est discutable », souligne Ganongo.

À l’échelle mondiale, la production de bœuf, représentant environ 40 % de la déforestation, est le premier facteur de déforestation, selon l’étude. Cette déforestation, due à l’expansion des pâturages, notamment au Brésil, est à l’origine d’« environ 5 % des émissions mondiales », selon les chercheurs.

« L’Afrique est la zone où le carbone est le plus capté et séquestré. Nous nous vantons toujours de ne pas être la cause du changement climatique au monde, et ces chiffres le confirment », précise Ganongo.

Image de bannière : Une agricultrice dans un champ de maïs au Rwanda. Image de CIAT/NeilPalmer via Flickr (CC BY-SA 2.0).

RDC : Nouvelle naissance d’un gorillon des montagnes dans le Parc national des Virunga

Prosper Heri Ngorora 3 Avr 2026

Un nouveau bébé gorille des montagnes (Gorilla beringei beringei) vient de naître dans le Parc national des Virunga, situé au Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo.

« La semaine dernière, lors d’une patrouille de routine, les pisteurs communautaires ont observé la présence d’un nouveau-né au sein de la famille Lulengo. La mère a été identifiée comme étant Bazirushaka », indique le parc sur son compte X, évoquant des nouvelles « encourageantes », depuis le début de l’année.

Les pisteurs communautaires sont les riverains ayant été formés par ce parc pour renforcer la participation des communautés locales aux efforts de conservation.

Lorsque la guerre s’est intensifiée en 2021, le parc avait réduit l’effectif de son personnel dans certains secteurs. Le suivi des gorilles des montagnes est revenu aux membres de la communauté riveraine, selon Bienvenu Bwende, responsable de la communication au sein des Virunga.

John Katikomo, activiste écologiste en RDC, pense que la nature se montre généreuse vis-à-vis du Parc national des Virunga, malgré la situation sécuritaire difficile.

« Le fait de voir les bébés gorilles naître, dans le Parc des Virunga, montre les signes de la résilience de nos animaux et l’engagement des écogardes qui risquent leur vie, jour et nuit, pour protéger cette biodiversité, quelle que soit la situation », dit Katikomo à Mongabay.

Le nouveau gorillon dans les bras de sa mère. Image de Parc national des Virunga en RDC.

Cette nouvelle naissance dans la famille Lulengo porte désormais à trois le nombre des gorillons nés dans ce patrimoine mondial de l’UNESCO, depuis le mois de mars. La dernière naissance était des jumeaux au sein de la famille Baraka.

D’après le Parc national des Virunga, c’est la dixième naissance d’un gorillon des montagnes, enregistrée depuis le début de l’année.

Katikomo estime que si la paix et la sécurité reviennent, le parc va retrouver sa grandeur d’antan, en devenant leader « viable » en matière de conservation dans le reste du monde.

« Cela montre qu’il y a une lueur d’espoir. Nous allons voir le parc renaître. Ceci montre que nous, les humains, devons adapter notre résilience. Ce qui se passe dans le parc prouve à suffisance, que nous pouvons aussi nous adapter aux effets du changement climatique et aux autres chocs, surtout liés aux conflits », souligne-t-il.

De 2025 au 2 avril 2026, 18 naissances des gorilles ont été signalées dans le Parc national des Virunga.

Alors que les premiers mois de l’année 2026 s’égrènent, les dix naissances de gorilles des montagnes annoncent une multiplication « spectaculaire » de cette espèce, selon John Katikomo.

Image de bannière : Le nouveau gorillon dans les bras de sa mère. Image de Parc national des Virunga en RDC.

Les dégâts des plastiques biodégradables n’épargnent pas les fœtus

Anne Nzouankeu 2 Avr 2026

Selon une étude, les nanoparticules, issues des plastiques biodégradables, peuvent atteindre le fœtus et perturber son développement durant la grossesse. À en croire cette étude menée par une équipe de chercheurs basée en Chine et publiée en mars 2026 dans la revue PLOS Biology, malgré leur image écologique, les plastiques biodégradables peuvent avoir des effets biologiques néfastes. Leurs particules de très petite taille « franchissent la barrière placentaire », passent de la mère au fœtus, « s’accumulent dans les tissus fœtaux » comme le cerveau et le foie, et entraînent un retard de croissance. Les fœtus exposés sont plus petits et moins lourds que la normale, selon les chercheurs.

Les résultats des chercheurs, basés sur des tests et analyses réalisés sur des souris enceintes exposées à des « niveaux considérés comme proches de l’exposition humaine », suggèrent que les plastiques biodégradables pourraient ne pas être sans risque pour la santé. Ils ont par exemple analysé le passage des particules à travers le placenta, le développement du fœtus et le fonctionnement du placenta. Mais leurs résultats doivent encore être confirmés chez l’humain.

« Que ces résultats soient confirmés ou non sur l’humain, je dirais que le plastique, biodégradable ou non, n’est pas une solution. La solution est une réduction très considérable de la production et de la consommation de plastique », dit Ewoud Lauwerier, chercheur suisse et spécialiste de la production des plastiques.

« Produire du plastique à base de matières organiques [comme le plastique biodégradable appelé PLA] veut dire qu’il faut cultiver du maïs et autres plantes ; donc qu’il faut y consacrer de la surface agricole. Cela nécessiterait à l’échelle mondiale une surface agricole tout simplement irréaliste. Utiliser des surfaces agricoles pour produire du plastique, cela entre en compétition directe avec la production de nourriture », ajoute Lauwerier, qui n’a pas participé à cette recherche.

Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la production mondiale de plastique tourne autour de 400 à 450 millions de tonnes par an, l’équivalent d’environ 60 000 terrains de football. Cette production augmente au fil des années, bien que « seulement environ 9 % » des plastiques produits soient recyclés à l’échelle mondiale, tandis qu’une grande partie s’accumule sur la terre et dans les eaux, se fragmente en microplastiques et particules ultrafines, et pollue l’environnement. Face à ces impacts, les plastiques biodégradables, tels que le PLA ou acide polylactique, ont été proposés comme une alternative, car ils sont issus de ressources renouvelables comme l’amidon de maïs et conçus pour se dégrader plus rapidement que les plastiques conventionnels.

Image de bannière : Pollution plastique provenant de la rivière Amadi au Nigéria. Image de Iwai-Dialax via Wikimedia Commons (CC BY-NC-ND 2.0).

Pollution plastique provenant de la rivière Amadi au Nigéria. Image Iwai-Dialax via Wikimedia Commons (CC BY-NC-ND 2.0).

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Le Cameroun inaugure un centre de traitement post-récolte du café robusta

Léonel Balla 1 Avr 2026

Le Cameroun a lancé son premier centre d’excellence pour le traitement post-récolte du café robusta à Baditoum, un village du département du Haut-Nyong, dans la région de l’Est.

L’infrastructure, dotée d’une technologie de pointe pour améliorer la qualité du café, de la fermentation au stockage, a été inaugurée fin mars par le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC).

L’objectif est de produire un café robusta de qualité, afin de le vendre plus cher. Car, « plus, on travaille sur la qualité, plus facilement on pourra cibler les marchés de niches, qui permettent de vendre le café à un prix satisfaisant pour le producteur », a déclaré Anselme Gouthon, président de l’Association des cafés robusta d’Afrique et de Madagascar (Acram), au micro des confrères de Investir au Cameroun.

Cette initiative vise à booster la production de café ayant connu une forte baisse ces dernières années à cause notamment des effets néfastes du changement climatique. Selon les données de l’Office national du cacao et du café (ONCC), la production du café robusta a atteint 10 091 tonnes pour la campagne 2023-2024, soit une baisse de 22,75 % par rapport à la campagne précédente.

Récolte du café dans une plantation de Baleng dans la région de l’Ouest-Cameroun. Image de Franco237 via Wikimedia Commons.

En mars 2023, le ministère de l’Agriculture et du développement rural a annoncé un investissement de 76,7 milliards de francs CFA (133 216 476 USD), pour atteindre une production de 160 000 tonnes à l’horizon 2030, avec les régions du Littoral et de l’Ouest comme principaux bassins de production du café.

Toutefois, ces objectifs ne sont atteignables qu’à la condition d’une lutte efficace contre les effets du changement climatique et d’un secteur attractif pour les producteurs, selon l’ONCC. Or, au Cameroun, les prix d’achat peu élevés du kilogramme des fèves ont découragé de nombreux producteurs de café à poursuivre cette activité, d’après un rapport de l’ONCC.

Le centre d’excellence mis en service devrait donc permettre de remédier au désintérêt des producteurs, en produisant un café de qualité supérieure, vendable à des prix plus élevés sur les marchés internationaux. Cela pourrait motiver les agriculteurs à revenir à la production de café. Pour la campagne 2025-2026, selon l’ONCC, les prévisions sont de 17 600 tonnes de café, soit une augmentation de 75 % par rapport à la campagne précédente.

Le gouvernement camerounais espère ainsi relancer la filière café et améliorer les conditions de vie des agriculteurs, tout en positionnant le Cameroun comme un acteur clé sur le marché mondial du café de qualité.

Image de bannière: Récolte du café dans une plantation de Baleng dans la région de l’Ouest-Cameroun. Image de Franco237 via Wikimedia Commons.

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