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Prunier d’Afrique, bois jaune et tiama : trois essences indigènes au cœur des efforts de conservation en Afrique

Aimable Twahirwa 17 Avr 2026

Le prunier d’Afrique (Prunus africana), le bois jaune (Afrocarpus usambarensis) et le tiama (Entandrophragma angolense) sont les trois espèces à l’honneur, cette année, à l’occasion de la Journée des arbres indigènes, célébrée chaque 15 avril. Portée par l’African Native Tree Seeds Security System (ANTSSS), un consortium de recherche basé à Kampala, en Ouganda, et placée sous le signe de la domestication des plantes à haute valeur, cette initiative cible particulièrement les essences menacées d’extinction en Afrique centrale et de l’Ouest.

Le prunier d’Afrique est classé comme une espèce en voie de disparition par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), suite à sa vulnérabilité face à diverses menaces, notamment les méthodes d’exploitation non durables, la déforestation, la fragmentation de son habitat et le changement climatique.

Dr Victor Nsereko Wantale, directeur exécutif de ANTSSS, explique que cet arbre occupe une grande partie des massifs forestiers des hautes montagnes du Nord-Kivu, abritant une grande richesse de la biodiversité. On le retrouve aussi en Côte d’Ivoire, au Burundi, en République du Congo, au Cameroun et en République démocratique du Congo. « Cette plante, qui pousse sur les sols volcaniques aux climats frais de haute altitude, est aussi riche que ses applications thérapeutiques », dit-il à Mongabay. Il ajoute que son écorce est utilisée à des fins médicinales, tandis que son bois est exploité pour la fabrication des manches de haches et de houes, de meubles et des revêtements de sol.

À l’occasion de la journée des arbres indigènes, les experts de la conservation sont également mobilisés pour rappeler le rôle crucial que jouent le bois jaune (Afrocarpus usambarensi) et le tiama (Entandrophragma angolense), deux autres espèces très prisées en Afrique, notamment pour leur bois de qualité. Selon les chercheurs, la destruction et la fragmentation des milieux naturels dues aux activités humaines comme l’urbanisation croissante, ainsi que la présence des espèces invasives, figurent parmi les menaces pesant sur la survie des espèces d’arbres indigènes en Afrique.

Le professeur Beth Kaplin, chercheuse principale au centre d’excellence en biodiversité et gestion des ressources naturelles de l’université du Rwanda, souligne la nécessité de vulgariser les espèces d’arbres indigènes, comme solution en faveur de la préservation des écosystèmes tout en permettant aux communautés de tirer profit de ces ressources. « La caractéristique unique de ces espèces d’arbres indigènes à haute valeur leur confère une importance croissante, dans le contexte des changements climatiques, dans la sous-région », affirme le professeur Kaplin à Mongabay.

Image de bannière : La journée des arbres indigènes a été placée sous le signe de la domestication des espèces à haute valeur. Image de Aimable Twahirwa pour Mongabay.

La journée des arbres indigènes a été placée sous le signe de la domestication des espèces à haute valeur. Image de Aimable Twahirwa pour Mongabay.

RDC : Deux agents de l’État arrêtés pour trafic de chimpanzé

Yannick Kenné 17 Avr 2026

Un bébé chimpanzé (Pan troglodytes), dissimulé vivant dans un sac à dos, a été récupéré des mains de deux présumés trafiquants, au cours d’une opération de lutte anti-braconnage, menée par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), la police congolaise et l’ONG Conserv Congo, le 7 avril 2026, à Kisangani, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

Selon Adams Cassinga, fondateur de l’ONG Conserv Congo, les deux individus ont été interpellés en flagrant délit, lors d’une tentative de vente de l’animal à Kisangani. Agents de l’État exerçant à un poste de péage de l’administration provinciale de la Tshopo, ils ont été déférés devant le procureur de la Tshopo, où ils sont en exploitation, précise une note d’information publiée par l’ONG sur son compte Facebook.

« Les suspects sont actuellement à la disposition de la justice. Le dossier se trouve au stade de l’instruction, et les prochaines étapes devraient conduire à la fixation de l’affaire devant les tribunaux de Kabondo ou de Makiso », a dit Cassinga à Mongabay, joint par téléphone.

L’ONG souligne par ailleurs que les deux présumés trafiquants seraient impliqués dans un vaste réseau de trafic d’animaux sauvages intégralement protégés, et seraient en lien avec des réseaux de braconniers à Bafwasende, à plus de 250 km de Kisangani, et en Ituri, à la frontière avec l’Ouganda et le Soudan du Sud. Ils transporteraient ensuite ces animaux pour les revendre à Kisangani et à Kinshasa, la capitale de la RDC.

Cassinga souligne aussi que les investigations sont en cours pour démanteler ce réseau de trafic.

Le bébé chimpanzé a été remis aux services spécialisés de l’ICCN, le bras séculier de l’État congolais en charge de la gestion de la faune et de la flore, qui disposent des vétérinaires et des experts chargés d’assurer la prise en charge, le suivi et le bien-être de l’animal.

D’après la loi faunique congolaise, les deux présumés trafiquants encourent des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 10 ans, pour leur implication dans le trafic d’une espèce animale intégralement protégée, et des amendes financières pouvant atteindre 20 millions de francs congolais (8 600 USD). Des peines plus lourdes sont souvent requises pour des agents de l’État ou des personnalités morales conscientes du préjudice qu’elles causent à la biodiversité.

En mars dernier, un avocat congolais a été condamné à 7 ans de prison par le tribunal de grande instance de Kindu, au centre-est de la RDC, pour détention illégale d’ivoire d’éléphant.

Image de bannière : Le bébé chimpanzé sauvé du braconnage et désormais sous la protection des agents de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). Image de Adams Cassinga, fondateur de l’ONG Conserv Congo, avec son aimable autorisation.

Le bébé chimpanzé sauvé du braconnage et désormais sous la protection des agents de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). Image d'Adamas Cassinga, fondateur de l'ONG Conserv Congo, avec son aimable autorisation.

Webinaire Mongabay Afrique : « Innovations verticales, infos courtes, communautés : comment informer sur TikTok ? »

Saïbe Kabila 15 Avr 2026

Le mercredi 22 avril 2026, à l’occasion de la journée internationale de la Terre, Mongabay Afrique lance officiellement sa chaîne sur TikTok, pour conduire l’information environnementale à la Gen Z.

Pour marquer la rencontre entre le média environnemental et cette nouvelle communauté, la rédaction organise un webinaire sur le thème suivant : « Innovations verticales, infos courtes, communautés : comment informer sur TikTok ? »

« WEBINAIRE : Innovations verticales, infos courtes, communautés : comment informer sur TikTok ? ». Image de Julia Mouketo pour Mongabay.
« Webinaire : Innovations verticales, infos courtes, communautés : comment informer sur TikTok ? ». Image de Julia Mouketo pour Mongabay.

Pour cette discussion autour des enjeux de l’information verticale sur le continent africain, le webinaire accueillera cinq invités :

Marc Kouho, journaliste à Brut Afrique,

Jovitha Songwa, journaliste pigiste à Deutsche Welle,

Aïcha Sawadogo, journaliste indépendante, ex-journaliste à Agribusiness TV,

Abel Yerbanga, journaliste et fondateur de la chaîne FasoGreenTV

Saïbe Kabila, journaliste TikTok à Mongabay Afrique.

Le webinaire sera animé par Julia Mouketo, productrice multimedia à Mongabay Afrique.

Rendez-vous le 22 avril, de 10h30 à 12h GMT sur Zoom !

Inscrivez-vous ici pour suivre cet événement

« WEBINAIRE : Innovations verticales, infos courtes, communautés : comment informer sur TikTok ? ». Image de Julia Mouketo pour Mongabay.

Une société chinoise déforeste en RDC malgré le retrait de son permis d’exploitation

Didier Makal 14 Avr 2026

Le 5 avril 2026, Pierre Mutaba, âgé de 62 ans, perd tragiquement sa jambe droite broyée par un arbre. L’exploitation forestière vient de faire sa victime dans la province de l’Équateur, en pleine forêt équatoriale congolaise.

Habitant Ilema, une localité située à 9 km de Boende, l’un des grands centres de l’Equateur, Mutaba orientait ses porcs vers leur enclos, au campement de la forêt Bokolongo, dans le secteur de Losanganya, groupement Lingoy, lorsqu’il a été surpris par la chute de l’arbre dans la forêt d’Ilema, rapporte Faustin Bompose, le porte-parole de la société civile locale, à Mongabay.

Mais, pour les « abatteurs d’arbres », dont Bompose rapporte également la version des faits, Mutaba aurait imprudemment pris part à la chute d’un arbre en cours d’abattage, après avoir demandé une cigarette aux « bûcherons ». La victime a été transportée au centre de santé de référence de Djoa.

Selon Bompose, les « bûcherons » sont des employés de la société King Baisheng Forestery Development (COKIBAFODE), filiale de Wan Peng, une entreprise chinoise d’exploitation du bois établie également dans la province de Mongala voisine, appartenant aussi à Wan Peng. Cette dernière est citée dans le rapport d’EIA (Environmental Investigation Agency) relatif aux crimes environnementaux. À propos de ces crimes, le rapport décrit un système de pots-de-vin, une surexploitation forestière et le non-respect des permis d’exploitation pratiqués par des sociétés chinoises.

En Équateur, d’après Bompose, COKIBAFODE opère sur la base des permis forestiers Nᵒ 001/20 et 002/20, que l’État congolais a annulés, par l’arrêté de la ministre de l’Environnement, en date du 26 janvier 2024. Ce que confirme Félix Bongelemba, le représentant coutumier des communautés du village Bolenge, en séjour à Kinshasa.

Fondée en septembre 2019, COKIBAFODE s’est d’abord présentée comme Maniema Union, une société fondée par le général d’armée Gabriel Amisi, selon le média congolais Actualite.cd.

Contacté par Mongabay, le ministre provincial de l’Environnement de l’Équateur, Alain Imana, a confirmé l’accident de Pierre Mutaba. Quant à COKIBAFODE, il a assuré qu’elle opère dans l’illégalité : « Jusqu’à aujourd’hui, l’entreprise COKIBAFODE n’a présenté aucun permis de coupe. Au niveau du gouvernement provincial, on a essayé d’arrêter tout le bois qu’elle a coupé à Bolomba. Mais, jusqu’à présent, nous sommes devant la justice à Kinshasa. On n’a pas encore la traçabilité de ce dossier », a indiqué Imana.

La province de l’Equateur est essentiellement dépendante de ses ressources forestières. Elle abrite 25 des espèces précieuses de bois parmi les plus recherchées telles que l’afromosia, le sacajou ou encore l’iroko. Elle abrite également des espèces fauniques uniques telles que le bonobo (Pan paniscus) et le paon du Congo (Afropavo congensis).

Image de bannière : Un sapelli abattu près de Yangambi, en RDC. Image de Axel Fassio/CIFOR via Flickr (CC BY-NC-ND 2.0).

Un sapelli abattu près de Yangambi, en RDC. Image de Axel Fassio/CIFOR via Flickr (CC BY-NC-ND 2.0).

L’Afrique de l’Est parmi les zones d’aires marines protégées les plus polluées par les eaux usées au monde

Anne Nzouankeu 13 Avr 2026

Plus de la moitié des aires marines protégées dans le monde, soit trois zones marines protégées sur quatre, sont polluées par les eaux usées environnantes, selon les données d’une étude, pointant du doigt l’Afrique de l’Est comme l’un des points les plus critiques avec 87 % de ses aires marines protégées touchées.

Cette pollution touchant « 73 % des aires marines protégées » de la planète provient principalement, selon l’étude publiée ce mois par des chercheurs du Centre for Biodiversity and Conservation Science de l’université du Queensland en Australie, des eaux domestiques mal traitées ou rejetées sans traitement, riches en azote et dégradant fortement les écosystèmes marins. En termes d’intensité, l’Afrique de l’Est subit une pression de 55,5, soit un niveau six fois plus élevé qu’en Australie par exemple, où ce score n’est que de 9,0.

Dans la région de l’océan Indien, englobant de nombreuses nations côtières et insulaires d’Afrique, les zones censées être protégées sont en réalité bien plus polluées que les eaux environnantes restées à l’état sauvage. Globalement, la pollution moyenne est « dix fois plus élevée » à l’intérieur des aires marines protégées que dans les zones non protégées. « Ces niveaux élevés de pollution en Afrique s’expliquent principalement par un faible taux de traitement des eaux usées, lié à une urbanisation rapide, un déficit d’infrastructures et une gouvernance encore limitée du secteur de l’assainissement », explique Gaétan Gbodja, expert béninois en conservation de la biodiversité et des écosystèmes, qui n’a pas participé à l’étude.

Au-delà des moyennes mondiales, les chercheurs alertent sur le sort des zones tropicales côtières, notamment celles situées à moins de 50 kilomètres des côtes. Sur les 1 855 aires marines protégées analysées globalement, 1 644 d’entre elles, soit 90 %, subissent des rejets massifs de pollution issus des eaux usées. Ce manque de protection menace directement la survie des mangroves, des herbiers marins et des coralliens, qui sont, selon les chercheurs, les piliers de notre biodiversité. Gbodja explique à Mongabay que, bien que l’eau circule librement, la pollution ne se répartit pas uniformément. Elle se concentre souvent près des villes et des fleuves, et peut être accumulée ou plutôt déplacée par les courants, ce qui explique pourquoi certaines zones sont plus polluées que d’autres. « Par exemple, le lac Nokoué au Bénin, connecté à l’aire marine protégée de Donaten, peut concentrer des polluants en raison de ses apports continentaux et de son faible renouvellement hydrique. Ainsi, certaines aires marines protégées agissent comme des zones d’accumulation », dit-il.

Image de bannière : Des oiseaux au Kenya. Image de flightlog via Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

Des oiseaux au Kenya. Image de flightlog via Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

La première réserve marine internationale ouest-africaine en cours de création

Anne Nzouankeu 9 Avr 2026

La première réserve marine internationale au large de l’Afrique de l’Ouest est en cours de création entre les Canaries et la Guinée. Portée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), cette initiative s’inscrit dans le cadre du nouveau Traité sur la haute mer (BBNJ, sigle en anglais), un accord international protégeant la biodiversité dans les eaux internationales. Le projet vise, selon ses initiateurs, à sécuriser une zone de convergence océanique d’une « richesse biologique exceptionnelle ». Ce site « fournit des services écosystémiques essentiels à plus de 300 millions de personnes dans la région côtière de l’Afrique de l’Ouest », a déclaré Sikeade Egbuwalo, point focal BBNJ pour le Nigeria, à Mongabay.

Cette zone constitue également un habitat crucial pour de nombreuses espèces, dont certaines sont menacées. Selon Hellen Njeri, coordinatrice régionale pour l’Afrique de la High Seas Alliance, une coalition internationale d’ONG et d’organisations environnementales, elle « sert de site vital de reproduction, de frai et de migration pour des espèces telles que les tortues marines et les lamantins ».

Toutefois, cet écosystème est soumis à de fortes pressions, allant du réchauffement climatique à la pollution, en passant par l’exploitation minière, gazière, pétrolière et la pêche illégale, très répandue dans la région, selon les experts. Le défi majeur reste la surveillance de cet espace immense situé au-delà des eaux territoriales, selon Papa Diouf, biologiste marin et conseiller sur le projet. « En Afrique de l’Ouest, il ne sera pas très facile de gérer. Nous avons beaucoup de pêche illégale, non déclarée et non réglementée, et nous n’avons pas la capacité de surveiller, contrôler et superviser vraiment », a-t-il déclaré à Mongabay. Egbuwalo insiste, pour sa part, sur la nécessité d’éviter une protection inefficace, soulignant que le suivi constitue « une condition clé pour éviter l’établissement d’un « parc de papier ».

Pour concrétiser cette ambition, les États de la région comptent sur le soutien international et l’usage des technologies comme l’intelligence artificielle et l’imagerie satellite. Egbuwalo a précisé à Mongabay que la réussite de cette zone protégée nécessitera aussi de « promouvoir l’accès aux ressources financières et aux initiatives de renforcement des capacités ». Le projet doit être finalisé et proposé aux instances du Traité d’ici à décembre. Une étape cruciale avant son examen par le futur organe scientifique, en vue de son entrée en vigueur officielle.

Image de bannière : Une tortue marine. Image de Rhett A. Butler/Mongabay.

Une tortue marine. Image de Rhett A. Butler / Mongabay.

Le Rwanda se tourne vers le gaz méthane pour la cuisson face à la crise énergétique au Moyen-Orient

Aimable Twahirwa 8 Avr 2026

L’extraction de gaz naturel comprimé du lac Kivu pour la cuisson fait partie de la stratégie du Rwanda pour atténuer les effets de la hausse des prix de l’énergie, notamment dans le contexte du conflit en cours au Moyen-Orient. Dr Justin Nsengiyumva, chef du gouvernement rwandais, estime que la production de ce gaz pour la cuisson est capable de répondre à la demande énergétique croissante en ce moment, d’autant plus que le pays produit plus de 50 mégawatts d’électricité connectée au réseau national depuis 2024.

Il a tenu ses propos au moment où le dernier rapport de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), publié au début de ce mois, montre que le continent africain a enregistré sa plus forte augmentation de capacités énergétiques renouvelables, avec une hausse de 15,9 %, soit 11,3 gigawatts supplémentaires en 2025.

Ce rapport souligne notamment la nécessite pour les pays africains dans l’ensemble de tirer profit des potentialités de leurs ressources renouvelables pour booster leur résilience énergétique. « D’ici à 2028, le Rwanda sera également en mesure de résoudre le problème de l’approvisionnement en combustible pour la cuisson dans les écoles et autres institutions qui dépendent de combustibles polluants », a déclaré Nsengiyumva au cours d’une conférence de presse animée le 3 avril 2026 à Kigali.

Ce gaz méthane du lac Kivu va alimenter environ 400 000 foyers et être bénéfique pour d’autres secteurs de l’économie nationale, notamment l’industrie et le transport. « Cette initiative devrait atténuer la pression exercée par la hausse des prix du gaz de pétrole liquéfié importé du Moyen-Orient en proposant une alternative abordable et d’origine locale », affirme-t-il.

La septième enquête intégrale sur les conditions de vie des ménages a révélé que 93 % des Rwandais utilisent encore du bois de chauffage et du charbon de bois pour la cuisson en 2024. Le lac Kivu, situé dans la zone de rift Est-Africain, contient environ 55 milliards de mètres cubes de méthane (CH₄) dissous dans ses eaux profondes. Ce gaz est partagé entre le Rwanda et la République démocratique du Congo. Entre 2017 et 2024, le recours au gaz naturel comprimé par les ménages est passé de 1 % à 5,4 % dans l’ensemble de la population rwandaise actuellement estimée à 14 millions d’habitants.

Image de bannière : Le Rwanda encourage la production d’électricité et d’autres formes d’énergie pour la cuisson à partir du gaz méthane du lac Kivu. Image de Aimable Twahirwa pour Mongabay.

Le Rwanda encourage la production d’électricité et d'autres formes d'énergie pour la cuisson à partir du gaz méthane du lac Kivu. Image de Aimable Twahirwa pour Mongabay.

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Le conflit au Moyen-Orient déclenche un choc alimentaire et énergétique en Afrique

Anne Nzouankeu 7 Avr 2026

Le conflit au Moyen-Orient pourrait perturber l’approvisionnement en engrais en Afrique et, par ricochet, accroître les risques d’insécurité alimentaire sur le continent. C’est ce que révèle un récent rapport conjoint de la Banque africaine de développement, de l’Union africaine, du PNUD et de la CEA, publié le 4 avril dernier.

Ledit rapport indique que le Moyen-Orient représente 15,8 % des importations et 10,9 % des exportations africaines. Il est un fournisseur essentiel de gaz naturel liquéfié entrant dans la fabrication de l’ammoniac et de l’urée, des composants essentiels des engrais. Entraînant des fermetures d’usines et des blocages de routes maritimes, les tensions géopolitiques actuelles freinent la production et l’acheminement de ces fertilisants sur le continent.

Les auteurs du rapport indiquent que ces tensions surviennent au moment « le plus crucial », entre mars et mai, période de semis des agriculteurs africains. « Cela exercerait une pression supplémentaire à la hausse sur les prix alimentaires et frapperait de plein fouet les ménages les plus vulnérables ». Par ailleurs, « le conflit […] pourrait rapidement se transformer en une crise du coût de la vie à travers le continent, en raison de la hausse des prix des carburants et des denrées alimentaires », ajoute ledit rapport.

« Généralement, les commerçants s’approvisionnent en engrais longtemps avant la période de semis. On ne devrait normalement pas avoir de problèmes d’approvisionnement maintenant, sauf s’ils font de la surenchère en cachant leur stock », explique Guy Fongang, agroéconomiste camerounais n’ayant pas participé au rapport. « La crainte serait au niveau du prix des hydrocarbures. Il faut du carburant pour aller au champ et pour faire fonctionner les motopompes qui servent à irriguer les champs et à faire d’autres traitements de pré semis. Une augmentation du coût des hydrocarbures signifie augmentation des coûts de production, donc augmentation du prix de vente des aliments plus tard », ajoute-t-il.

Le rapport souligne que les prix du pétrole avaient déjà augmenté de 50 % au 24 mars, ce qui alimente un risque immédiat d’inflation, notamment au niveau du prix du carburant à la pompe et du transport. Entre autres mesures pour limiter les effets du choc, il recommande la mise en place de mécanismes de financement d’urgence pour les importations et la diversification des sources d’approvisionnement en fertilisants. « L’Afrique devrait saisir cette opportunité pour développer une production locale d’engrais et réduire sa dépendance aux importations. Elle l’a fait lors de la crise de la farine de blé en trouvant des solutions locales. Elle peut le faire aujourd’hui, d’autant plus qu’il y a beaucoup d’initiatives locales de fabrication d’engrais bio sur le continent », dit Fongang.

Image de bannière : Des denrées alimentaires exposées dans un marché. Image de DiHM via Wikimédia Commons (CC BY-SA 4.0).

Des denrées alimentaires exposées dans un marché. Image de DiHM via Wikimédia Commons (CC BY-SA 4.0).

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