• Grands reportages
  • Vidéos
  • Podcasts
  • Les séries spéciales
  • Articles
  • Brèves
Faire un don
  • English
  • Español (Spanish)
  • Français (French)
  • Bahasa Indonesia (Indonesian)
  • Brasil (Portuguese)
  • India (English)
  • हिंदी (Hindi)
  • বাংলা (Bengali)
  • Swahili
  • Vidéos
  • Podcasts
  • Articles
  • Infos brèves
  • Les reportages
  • Les infos récentes
  • Tout découvrir
  • À propos
  • L’équipe
  • Contact
  • Faire un don
  • Souscrire à cette page
  • Soumissions
  • Politique de confidentialité
  • Conditions d’utilisation
  • Publicité
  • Madagascar sauvage
  • Pour les enfants
  • Mongabay.org
  • Reforestation App
  • Planetary Health Check
  • Conservation Effectiveness
  • Mongabay Data Studio

À la une

Un agent de santé suivant un protocole de désinfection au Centre médical évangélique de Bunia, en République démocratique du Congo (RDC). Image de Prosper Heri Ngorora.

Ebola : les équipes d’intervention poursuivent leur combat en RDC, tandis que l’Ouganda se rapproche de la fin de l’épidémie

Au Cameroun, les forêts communautaires hébergent les cacaoyères et contribuent à atténuer les effets du changement climatique

Yannick Kenné 6 Août 2026
Entrée de la concession de TFM à Fungurume en RDC. Image de Didier Makal.

RDC : À Fungurume, la société civile accuse les soldats de tirer sur des civils depuis la concession de TFM

Didier Makal 4 Août 2026
Un groupe de gorilles de Gruaer dans la jungle du Parc national de Kahuzi-Biega, en République démocratique du Congo. Image de Mike Davison via Flickr (CC BY-ND 2.0).

RDC : Les communautés locales s’engagent à protéger les gorilles du Parc national de Kahuzi-Biega

Victoire Mbuto 31 Juil 2026
Ce bout de terre de moins de 10 hectares de surface constitue le nombril du parc bleu Nosy Tanihely localisé à l’extrême nord du Canal de Mozambique en intégrant l’archipel de Nosy Be (Grande île) dans le Nord-Ouest de Madagascar. Photo prise le 2 juillet 2026. Image fournie par Rivonala Razafison.

Nosy Tanihely à Madagascar : Des enjeux de taille autour d’un petit parc bleu

Rivonala Razafison 27 Juil 2026

Les végétaux transformés peinent à devenir des alternatives au plastique en Afrique

Hector Sann'do Nammangue 25 Juil 2026
La gare de Luilu et des wagons de train de marchandises stationnés. Image de Didier Makal pour Mongabay.

Le corridor de Lobito pourrait avoir un coût écologique salé, selon des spécialistes

Didier Makal 23 Juil 2026

Lueur d’espoir pour les dernières populations de vautours charognards au Bénin

Aziz Badarou 22 Juil 2026
L’éco-charbon de Gbobètô à l’étape de séchage pour être prêt à la cuisson. Image de Ange Banouwin pour Mongabay.

Au Bénin, un éco-charbon de coques de noix de palme pour lutter contre la déforestation

Ange Banouwin 17 Juil 2026
Des villageois de Gihanga labourent le sol pour repiquer du riz. Image de Gaspard Maheburwa pour Mongabay.

Burundi : Ces stratégies d’adaptation des agriculteurs face au changement climatique dans la plaine de l’Imbo

Gaspard Maheburwa 16 Juil 2026

Les infos récentes

Récolte de sorgho au Soudan en 2011. Image d'Africa Renewal via Flickr (CC BY-NC-SA 2.0).

La faim recule dans le monde, mais l’Afrique reste à la traîne

Charles Mpaka 10 Août 2026

La Coalition d’Afrique de l’Ouest et centrale pour les baleines appelle à adopter des positions en faveur de la conservation des cétacés

Charles Kolou 10 Août 2026
Grand Reportage

Ebola : les équipes d’intervention poursuivent leur combat en RDC, tandis que l’Ouganda se rapproche de la fin de l’épidémie

Elodie Toto 7 Août 2026

Fièvre de la Vallée du Rift : L’ombre d’un cycle de transmission plane sur les buffles du Parc national de l’Akagera

Aimable Twahirwa 7 Août 2026
Grand Reportage

Au Cameroun, les forêts communautaires hébergent les cacaoyères et contribuent à atténuer les effets du changement climatique

Yannick Kenné 6 Août 2026

Une nouvelle structure créée pour renforcer les efforts de conservation dans les parcs nationaux au Rwanda

Aimable Twahirwa 6 Août 2026

Au Cameroun, l’utilisation des technologies GPS réduit les conflits hommes-lions

Irénée Modeste Bidima 5 Août 2026
Grand Reportage

RDC : À Fungurume, la société civile accuse les soldats de tirer sur des civils depuis la concession de TFM

Didier Makal 4 Août 2026

Au Cameroun, la densification et le rajeunissement des cacaoyères améliorent les rendements et protègent les forêts

Yannick Kenné 3 Août 2026

Les forêts urbaines, un rempart essentiel contre la crise climatique et ses effets sur la santé

Valisoa Rasolofomboahangy 31 Juil 2026
Toutes les infos

Nous sommes une organisation à but non lucratif

Aidez-nous à raconter des histoires percutantes sur la perte de biodiversité, le changement climatique et plus encore
Faire un don

Consultez des articles sur le sujet de animauxforêtsocéanspeuples autochtones tous les sujets

Des histoires vedette approfondis révèlent le contexte et les perspectives

Grand Reportage

Les végétaux transformés peinent à devenir des alternatives au plastique en Afrique

Hector Sann'do Nammangue 25 Juil 2026
La gare de Luilu et des wagons de train de marchandises stationnés. Image de Didier Makal pour Mongabay.
Grand Reportage

Le corridor de Lobito pourrait avoir un coût écologique salé, selon des spécialistes

Didier Makal 23 Juil 2026
Grand Reportage

Lueur d’espoir pour les dernières populations de vautours charognards au Bénin

Aziz Badarou 22 Juil 2026
L’éco-charbon de Gbobètô à l’étape de séchage pour être prêt à la cuisson. Image de Ange Banouwin pour Mongabay.
Grand Reportage

Au Bénin, un éco-charbon de coques de noix de palme pour lutter contre la déforestation

Ange Banouwin 17 Juil 2026

S’abonner

Rester connectés à l’Information au plus proche de la Nature.
Bulletin

Restez rapidement informé en parcourant nos brèves nouvelles

RDC : Le gouvernement conteste les révélations d’une présence d’uranium dans son cobalt et relance le débat sur la traçabilité des minerais critiques

Trésor Wayitsomaya 9 Août 2026

Une étude publiée le 30 juillet 2026, dans Nature Communications, révèle que des exportations de cobalt de la République démocratique du Congo pourraient contenir des traces d’uranium naturel.

S’appuyant sur une modélisation basée sur des données géologiques et commerciales, les chercheurs estiment qu’entre 2 000 et 5 000 tonnes d’uranium auraient été exportées vers la Chine entre 2000 et 2024, au sein de cargaisons d’hydroxyde de cobalt.

L’étude s’appuie notamment sur un mémo interne de l’AIEA de 2009, évoquant l’exportation d’uranium du Katanga comme sous-produit du cobalt.

« Tout est parti d’un mémo confidentiel de l’AIEA obtenu en 2024. Nous avons ensuite confronté ce document à des données de production minière, aux statistiques commerciales, aux achats de produits chimiques nécessaires pour retirer l’uranium du cobalt, ainsi qu’à des témoignages d’acteurs du secteur. L’objectif n’était pas d’affirmer que chaque cargaison contient de l’uranium, mais d’estimer, à partir des informations disponibles, l’ampleur potentielle du phénomène. », a expliqué sur RFI, Tomas Statius, journaliste à Lighthouse Reports et coauteur de l’enquête.

Le gouvernement congolais conteste fermement ces estimations et soutient que ces conclusions reposent sur « une modélisation de premier ordre » aux marges d’incertitude élevées, et non sur des contrôles directs. Dans un communiqué publié le 6 août 2026, Kinshasa rappelle que la co-minéralisation de ces métaux dans le Lualaba et le Haut-Katanga est un phénomène géologique connu depuis plus d’un siècle.

« La présence naturelle d’uranium dans les gisements cuprifères et cobaltifères des provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, est un fait naturel géologiquement établi. Cette présence ne constitue ni une anomalie ni le fruit d’une démarche intentionnelle, ni même une violation des engagements internationaux de la RDC », précise le gouvernement dans son communiqué.

Le gouvernement a annoncé le lancement d’une campagne d’analyses contradictoires sur des échantillons représentatifs, confiée à des laboratoires national et international accrédités, ainsi que la création d’un groupe de travail interministériel et la demande d’un appui technique à l’AIEA.

Dans sa réaction le 5 août dernier, l’Union des sociétés minières aux capitaux chinois en RDC (USMCC) affirme qu’« aucun produit de cobalt extrait, transformé et exporté par les entreprises minières chinoises en activité dans le sud-est de la RDC, ne présente de teneur excessive en uranium ». « Nous continuerons de fournir au marché mondial des produits cobaltifères de haute qualité », dit-elle, appelant le secteur à « ne pas croire ni propager les rumeurs infondées ».

Alors que près de 95 % du cobalt congolais est exporté vers la Chine pour y être raffiné, cette controverse relance le débat sur la traçabilité des minerais critiques de la RDC.

Image de bannière : Des mineurs artisanaux de cobalt en RDC. Image de The International Institute for Environment and Development via Wikimedia Commons. 

Éthiopie : Une coalition s’oppose au projet d’abattage de babouins au Parc national de Nech Sar

Anne Nzouankeu 5 Août 2026

Coalition for Cruelty Free Africa (CFCF), une organisation panafricaine de protection animale, appelle les autorités éthiopiennes à renoncer à un projet d’abattage de babouins au Parc national de Nech Sar, en Éthiopie. L’abattage est envisagé pour répondre aux conflits entre les populations locales et la faune sauvage. Dans un communiqué publié le 1ᵉʳ août 2026, l’organisation affirme que « tuer la faune sauvage n’est pas une solution durable », demande aux autorités éthiopiennes de suspendre tout projet d’abattage et de collaborer avec les scientifiques, les communautés locales et les organisations de protection animale pour mettre en œuvre « des solutions humaines, fondées sur des preuves, qui favorisent une coexistence pacifique ».

La coalition rappelle que les primates occupent une place essentielle dans les écosystèmes et rejette toute solution reposant sur leur élimination. « Les primates sont des êtres intelligents et sociaux qui jouent un rôle vital dans le maintien d’écosystèmes sains. Ils ne sont pas le problème : ils font partie de notre patrimoine naturel », souligne le communiqué.

Reconnaissant les difficultés auxquelles sont confrontées les populations vivant à proximité de la faune sauvage, la CFCF estime néanmoins que les réponses doivent être fondées sur la prévention plutôt que sur la destruction des animaux. Elle recommande comme solution le recours à des moyens de dissuasion non létaux, la protection des habitats, ainsi que des investissements dans la prévention des conflits, afin de protéger à la fois les populations et la biodiversité.

Le professeur Eric Bertrand Fokam, chef du Département de biologie animale et de conservation de l’université de Buéa, au Cameroun, explique à Mongabay qu’en matière de conservation, « l’abattage d’animaux sauvages constitue une mesure de dernier recours, et ne devrait être envisagé que lorsque des vies humaines sont directement menacées ou qu’aucune autre solution efficace » n’est disponible. « La priorité devrait être de protéger à la fois les moyens de subsistance des communautés locales et la biodiversité. Des mesures, telles que les clôtures électriques, la surveillance des cultures, les dispositifs d’effarouchement et une meilleure planification de l’utilisation des terres, pour limiter les contacts entre les humains et les babouins, sont souvent plus efficaces à long terme », ajoute Fokam.

Selon l’Ethiopian Biodiversity Institute (EBI), l’organisme public chargé de la recherche sur la biodiversité en Éthiopie, le pays abrite notamment le babouin hamadryas (Papio hamadryas) et le babouin olive (Papio anubis), une espèce qui joue un rôle important dans les écosystèmes.

Image de bannière : Un babouin au bord de la route reliant Djibouti à Addis-Abeba. Image de Ji-Elle via Wikimédia Commons (CC BY 2.0).

Un babouin au bord de la route reliant Djibouti à Addis-Abeba. Image de Ji-Elle via Wikimédia Commons (CC BY 2.0).

Le Cameroun lance le recensement des plantations de cacao à l’intérieur de ses forêts protégées

Anne Nzouankeu 5 Août 2026

Le ministère des Forêts et de la faune (MINFOF) du Cameroun a ordonné un recensement des plantations cacaoyères présentes dans les forêts protégées du pays. Ce recensement fait suite à des signalements de la société civile faisant état de plantations de cacao dans des forêts classées et des forêts communautaires, selon une note ministérielle en date du 24 juillet 2026 et rendue publique le 30 juillet dernier, dont Mongabay a eu copie.

Cette note signée par le secrétaire général du ministère, Joseph Nyongwen, demande aux délégués régionaux des Forêts et de la faune des régions du Centre, de l’Est, du Littoral, de l’Ouest et du Sud du pays de recenser et de caractériser les plantations de cacao situées aussi bien dans les forêts protégées de l’État relevant du domaine forestier permanent que dans les autres espaces appartenant au domaine forestier non permanent, notamment les forêts communautaires et les zones pouvant être affectées à des usages agricoles. Ces responsables régionaux devront ensuite transmettre un état détaillé de chaque site identifié comprenant les coordonnées géographiques précises GPS de chaque plantation, sa localisation administrative, le statut juridique des espaces concernés, ainsi que les documents de gestion applicables.

Au-delà de la réponse aux préoccupations environnementales locales, cette démarche gouvernementale répond, selon Nyogwen, à des enjeux commerciaux majeurs sur la scène internationale. Cet inventaire permettra de « renforcer les éléments attestant de la légalité des plantations de cacao, afin de répondre aux exigences du marché européen, notamment celles du Règlement de l’Union européenne sur les produits exempts de déforestation (RDUE) », indique la note ministérielle. Le Cameroun veut par la même occasion mettre à jour son atlas forestier interactif développé en partenariat avec World Resources Institute (WRI), une organisation internationale qui accompagne les pays dans la gestion durable des forêts et des ressources naturelles.

« Nous espérons que les communautés seront associées au recensement. Nous ne voulons pas seulement voir arriver des équipes avec des GPS ; il faut aussi écouter les habitants qui connaissent l’histoire des terres », a dit à Mongabay, Victor Yetina, chef du village NdikBassogog, situé dans la forêt d’Ébo, l’un des plus importants massifs forestiers de la région du Littoral camerounais, couvrant près de 1 500 km².

La note ministérielle ne fixe aucune échéance pour l’achèvement du recensement. Elle demande aux services concernés de le réaliser « dans les meilleurs délais ».

Image de bannière : Cabosses de cacao à Tayap dans le centre du Cameroun. Image de Eric Freyssinge via Wikimédia Commons (CC BY 2.0).

Cabosses de cacao à Tayap dans le centre du Cameroun. Image de Eric Freyssinge via Wikimédia Commons (CC BY 2.0).

Cameroun : Trois calendriers agricoles pour mieux faire face au climat

Anne Nzouankeu 4 Août 2026

Le Cameroun « abandonne progressivement le modèle d’un calendrier agricole unique au profit de calendriers agricoles adaptés aux principales zones agroécologiques du pays. Ces calendriers s’appuient sur les prévisions climatiques pour permettre aux agriculteurs de choisir les périodes optimales de semis, les cultures les plus adaptées à leur environnement et les pratiques culturales les plus appropriées, afin de limiter les pertes liées aux sécheresses, aux pluies irrégulières et aux inondations », explique le directeur général adjoint de l’Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC), l’ingénieur Forghab Patrick Mbomba, à Mongabay, le 3 août 2026.

Ces calendriers agricoles sont élaborés par l’ONACC, l’organisme public d’observation climatique, en collaboration avec le ministère camerounais de l’Agriculture et du développement rural (MINADER). « L’information climatique joue un rôle central dans la planification des activités agricoles. Si on ne maîtrise pas les prévisions climatiques, il est difficile de bien conseiller les gens », dit Mbomba.

Il explique à Mongabay que l’ONACC publie également des bulletins saisonniers, qui présentent les tendances climatiques pour les trois mois à venir dans les différentes zones agroécologiques du Cameroun, ainsi que des bulletins décadaires diffusés tous les dix jours. « Le climat change. On peut faire une prévision, mais entre-temps les données changent. Ces mises à jour permettent d’ajuster les recommandations en fonction de l’évolution des conditions météorologiques, afin d’éviter que les agriculteurs ne soient confrontés à des situations imprévues », explique-t-il.

L’ONACC fournit des données pour trois grands ensembles agroécologiques. Un premier calendrier couvre sept régions dans la partie sud du Cameroun. Un deuxième est consacré à la région de l’Adamaoua, qui est une région de transition entre le sud et le nord du pays. Le troisième concerne la zone soudano-sahélienne regroupant les régions du Nord et de l’Extrême-Nord du pays, avec un suivi spécifique des risques de sécheresse, d’inondation et de vents violents, en raison de la brièveté de la saison pluvieuse dans cette zone. Pour l’ONACC, cette subdivision marque une rupture avec les pratiques antérieures. « Le dernier calendrier agricole a été élaboré en 1986 », rappelle Mbomba.

« C’est bien pour le producteur d’avoir un calendrier agricole adapté à sa zone agroécologique. Il peut mieux choisir les périodes de semis et améliorer ses rendements grâce à la limitation des pertes dues aux intempéries », dit l’ancienne directrice exécutive de la Confédération nationale des producteurs de cacao du Cameroun, Gérardine Sonkoue, à Mongabay.

Image de bannière : Jeune dame effectuant les travaux de début de moisson, dans une ferme agricole à l’ouest du Cameroun. Image de Sid Mbog via Wikimédia Commons (CC BY 2.0).

Jeune dame effectuant les travaux de début de moisson, dans une ferme agricole à l'ouest du Cameroun. Image de Sid Mbog via Wikimédia Commons (CC BY 2.0).

L’ONU mise sur des systèmes agroalimentaires résilients pour lutter contre la faim en Afrique

Aimable Twahirwa 30 Juil 2026

L’Afrique compte pour la première fois le plus grand nombre de personnes confrontées à la faim, selon un nouveau rapport de l’ONU publié le 21 juillet 2026. Le rapport indique que des solutions urgentes, combinant les innovations agricoles durables et la coopération internationale, peuvent aider à inverser cette tendance, dans un continent où de nombreux pays subissent des crises alimentaires prolongées.

L’édition 2026 du rapport sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde (SOFI) révèle que le nombre de personnes souffrant de la faim en Afrique a presque doublé depuis 2010, passant de « 171 millions à 309 millions en 2025 », sous l’effet des conflits, des déplacements de population, des chocs climatiques, de l’inflation persistante des prix des aliments et de l’instabilité économique dans des pays comme le Soudan, la République démocratique du Congo, la Somalie et le Nigéria.

Million Belay, expert et coordinateur d’IPES-Food, un groupe international de réflexion axé sur les systèmes alimentaires durables, affirme que la dépendance des pays africains aux importations de produits alimentaires et d’intrants agricoles les a rendus vulnérables à des crises « hors de contrôle ».

Belay, qui n’a pas participé au rapport, indique que les investissements dans l’agroécologie en Afrique centrale et de l’Ouest, fondés sur la diversité des cultures, par exemple, ont permis aux pays de s’adapter aux changements climatiques, tout en renforçant leur souveraineté alimentaire. « Face à l’intensification des chocs climatiques, ces investissements ont permis à de nombreux pays de la sous-région de faire preuve d’une remarquable résilience en rendant leurs systèmes alimentaires plus résistants à long terme », explique Belay dans une interview à Mongabay.

Les récentes données de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), publiées en septembre 2025, montrent que les principales denrées alimentaires importées en Afrique sont des céréales, des oléagineux, du sucre, de la viande et des produits laitiers. En Afrique centrale et de l’Ouest, le Nigéria, qui est également 5ᵉ au classement sur le plan continental, arrive en tête des importateurs de la sous-région avec 5,59 milliards USD d’achats, suivi par la Côte d’Ivoire avec 2,89 milliards USD, le Ghana 2 milliards USD, le Sénégal 1,88 milliard USD, le Cameroun 1,59 milliard USD et le Bénin 1,58 milliard USD.

Image de bannière : L’alimentation au Nigéria inclut des légumes et des tubercules. Image de Bukky658 via Wikimédia Commons (CC BY 2.0).

L’alimentation au Nigéria inclut des légumes et des tubercules. Image de Bukky658 via Wikimédia Commons (CC BY 2.0).

Perenco de nouveau épinglé pour pollutions en République démocratique du Congo

Elodie Toto 28 Juil 2026

Une investigation de Human Right Watch (HRW), révèle des pollutions attribuées à la société pétrolière franco-britannique Perenco, sur son site de Moanda, en République démocratique du Congo.

A partir de l’analyse d’images satellites, mais aussi de documents et de témoignages, l’ONG dénonce une gestion polluante des déchets pétroliers et le déversement de pétrole dans des cours d’eau, normalement utilisés par la population locale.

« On a pu observer l’incinération directe de déchets pétroliers. C’est une nouvelle manière de traiter les déchets, qui se fait depuis quelques années seulement, et elle est extrêmement problématique. Déjà, parce qu’elle se fait seulement à 2 km du village de Kinkadi, et qu’elle émet en plus énormément de polluants dans l’air. Donc, les habitants sont directement exposés aux fumées », explique au téléphone à Mongabay, Agathe Bounfour, chercheuse principale sur les combustibles fossiles au sein de HRW.

Il ressort de la série d’entretiens réalisée, début 2026, par l’ONG, auprès de la population locale, que certains habitants souffrent notamment de maux de tête, de toux persistantes et de nausées. Des maladies respiratoires attribuées aux émanations provenant des différentes installations de l’usine, du traitement des déchets, mais aussi aux 220 points de torchage existant dans la concession. Face aux accusations de HRW, d’après le rapport, Perenco a nié que ses activités sont liées à la pollution observée sur la zone, et a affirmé avoir cessé ses activités de torchage dans la concession. Mongabay est sans réponse pour avoir contacté Pérenco, afin d’en savoir plus.

Une situation que la chercheuse dénonce aussi. « Il y a quand même un phénomène d’obstruction et de manque de transparence de la part de l’entreprise qui est criant », explique Bounfour, avant de préciser que la multinationale n’est pas la seule responsable de l’opacité ambiante.

En décembre 2024, le gouvernement congolais a commandé un audit environnemental des activités de Perenco, en raison des signalements de pollutions de longue date. Cependant, les résultats n’ont pas été rendus publics, malgré le contrôle effectué.

« Cet audit est une occasion d’informer l’ensemble de la population sur les risques liés à la pollution. Il y a quand même des lois sur l’environnement en RDC, qui sont protectrices de la santé, mais ces lois ne sont pas appliquées. Sans données, on ne peut pas prendre conscience de l’ampleur de ces pollutions et de l’impact qu’elles ont sur la santé, et donc on ne peut pas faire grand-chose pour améliorer la situation », souligne la chercheuse.

Pour en savoir plus, Mongabay a contacté le ministère congolais des Hydrocarbures, mais n’a obtenu aucune réponse à ses préoccupations, jusqu’au moment de la publication de l’article.

Image de bannière : Puits de pétrole de Perenco en RDC. Image de HRW.

Partager des nouvelles brèves Lire l’article complet

Partager short

Si cette histoire vous a plu, n’hésitez pas à la partager avec d’autres personnes.

Facebook Linkedin Threads Whatsapp Reddit Email

L’Information au plus proche de la Nature.

Jahëna Louisin
Vidéos
Récolte de sorgho au Soudan en 2011. Image d'Africa Renewal via Flickr (CC BY-NC-SA 2.0).
Articles
Rivière Nyanga dans le Parc national Moukalaba-Doudau, au Gabon, dans le bassin du fleuve Congo. Image par ZB/Rhett Butler.
Podcasts

Les nouveaux formats d’actualités

  • Vidéos
  • Podcasts
  • Articles
  • Les séries spéciales
  • Brèves
  • Grands reportages
  • Les infos récentes

À propos

  • À propos
  • Contact
  • Faire un don
  • Impacts
  • Bulletin d’information
  • Soumissions
  • Conditions d’utilisation

Les liens externes

  • Madagascar sauvage
  • Pour les enfants
  • Mongabay.org
  • Reforestation App
  • Planetary Health Check
  • Conservation Effectiveness
  • Mongabay Data Studio

Réseaux sociaux

  • LinkedIn
  • Instagram
  • Youtube
  • Facebook
  • RSS / XML

© 2026 Copyright Conservation news. Mongabay is a U.S.-based non-profit conservation and environmental science news platform. Our EIN or tax ID is 45-3714703.