Nouvelles de l'environnement

À Madagascar, les communautés locales en première ligne pour sauver les tapias

  • Les boisements de tapia, que l'on ne retrouve que dans quatre régions des hautes-terres de Madagascar, ont connu une baisse de 70 % à 90 % depuis 1750, en raison des activités humaines.
  • Les tapias constituent une importante source de revenus pour les communautés locales, en fournissant notamment des fruits, des champignons comestibles et de la soie sauvage du landibe d'une grande valeur culturelle.
  • L'ONG Planète Urgence et ses partenaires veulent réduire la pression sur les tapias en accompagnant les communautés locales dans leur gestion et en les formant à des activités génératrices de revenus alternatifs à ceux tirés des tapias.
  • La conciliation de la lutte contre la pauvreté et de la conservation des tapias se heurte cependant à de nombreux défis, dont les difficultés inhérentes à la restauration de l'écosystème et les conflits d'intérêts entre ceux qui veulent le préserver et ceux qui veulent s'approprier toujours plus de terres.

ARIVONIMAMO II, Madagascar — Dans un paysage hivernal gris et brumeux, les vestiges des boisements de tapia d’Arivonimamo II, dans la région Itasy, à environ 86 kilomètres d’Antananarivo, subsistent encore entre les champs et les rizières. Ils sont la preuve que la nature persévère tant bien que mal malgré les tentatives frénétiques de transformation du paysage par l’homme, mais peinent à subsister sans un compromis avec les communautés locales.

On ne retrouve les boisements de tapia (Uapaca bojeri) que dans quatre régions à Madagascar, réparties uniquement sur les hautes-terres centrales. Ce qui les distingue est qu’elles sont d’une part quasiment monospécifique, ce qui est inhabituel pour des écosystèmes primaires, et d’autre part également endémique de l’île.

Leur superficie ayant connu une baisse de 70 % à 90 % depuis 1750, les écosystèmes de tapia sont aujourd’hui classés « en danger » sur la Liste rouge des écosystèmes de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Ils sont d’ailleurs qualifiés scientifiquement de boisements, non pas de forêts, en raison de leur couverture fragmentée.

Pour l’Itasy, moins de 3 % de la région est actuellement encore recouverte de tapias. Cette baisse s’explique principalement par l’augmentation de la population et la croissance des activités humaines à proximité des boisements, selon l’UICN. En effet, les tapias fournissent non seulement du bois énergie, mais également des fruits et des champignons sauvages comestibles.

« Juste la vente des fruits du tapia suffit à envoyer les enfants à l’école », a affirmé à Mongabay, Christopher Francis Randrianarivony, patrouilleur forestier au village de Mangarano, à Arivonimamo II, et agent local pour le projet Tapia de l’ONG Planète Urgence, basée en France.

Des vendeuses ambulantes de charbon dans la commune rurale d'Arivonimamo II à Madagascar. Image de Valisoa Rasolofomboahangy pour Mongabay.
Des vendeuses ambulantes de charbon dans la commune rurale d’Arivonimamo II, à Madagascar. Image de Valisoa Rasolofomboahangy pour Mongabay.

Ces hautes-terres abritent également le landibe (Borocera madagascariensis), une espèce de chenille endémique qui se nourrit uniquement de feuilles de tapia et dont les chrysalides sont comestibles. Les cocons des larves fournissent de la soie sauvage d’une grande valeur culturelle pour les Malgaches (utilisée comme marque honorifique pour les linceuls et les châles) et très recherchée à l’international.

La surexploitation, combinée au fait que les tapias sont des arbres à la croissance extrêmement lente, explique en partie leur état de conservation aujourd’hui. Avec son projet, Planète Urgence veut réduire la pression sur ces boisements en appuyant les communautés locales pour leur gestion, et en leur fournissant des activités génératrices de revenus alternatifs à ceux tirés des tapias, telles que la plantation d’arbres pour le bois énergie, l’entrepreneuriat rural, l’élevage et l’agroforesterie.

Plus précisément, l’objectif de l’ONG est de concilier la lutte contre la pauvreté des communautés locales et la conservation des écosystèmes de tapia. « Notre mission est d’accompagner les communautés locales dans la conservation et la restauration des forêts de tapia, un écosystème unique de la région d’Itasy », explique à Mongabay, Andrianjakanavalona Randriamihaingo, chef du Projet Tapia II au sein de Planète Urgence Madagascar. La phase II du projet a débuté en mars de cette année et est soutenue par des partenaires financiers comme l’Agence française de développement (AFD) et le Groupe Bouygues.

Boisements de tapia (Uapaca bojeri) entourés de champs et de rizières dans la commune rurale d'Arivonimamo II à Madagascar. Image de Valisoa Rasolofomboahangy pour Mongabay.
Boisements de tapia (Uapaca bojeri) entourés de champs et de rizières dans la commune rurale d’Arivonimamo II, à Madagascar. Image de Valisoa Rasolofomboahangy pour Mongabay.

Concilier lutte contre la pauvreté et conservation des tapias

Le projet Tapia comprend trois volets distincts, notamment un volet consacré au bois énergie et à la restauration des écosystèmes de tapia, un second consacré à la gouvernance et la gestion communautaire et un troisième dédié au développement socio-économique des communautés et à la pérennité des « Vondron’Olona Ifotony » (VOI) ou communautés locales de base.

À Madagascar, les VOI sont reconnus légalement pour la gestion des ressources naturelles et se voient parfois confier des aires protégées ou des réserves naturelles. « La conservation ne peut réussir que si les habitants sont pleinement impliqués. Les VOI assurent la surveillance des tapias, participent à la restauration, organisent les actions de prévention contre les feux et appliquent les règles de gestion définies collectivement », explique Randriamihaingo.

« Notre rôle consiste avant tout à renforcer leurs compétences et à les accompagner, afin qu’ils puissent gérer durablement leur patrimoine naturel », indique-t-il. Le premier volet du projet consiste à fournir aux VOI des plants d’eucalyptus et de l’engrais biologique pour qu’ils puissent utiliser le bois et ne plus ainsi risquer de se tourner vers les tapias.

Depuis le début du projet, l’ONG affirme avoir fourni environ 300 jeunes plants par personne. Au total, 250 000 jeunes plants ont été distribués jusqu’ici auprès de trois communes. Les jeunes arbres sortant de pépinière sont plantés sur des terrains appartenant aux paysans et ayant été délaissés faute, d’une fertilité suffisante pour les cultures vivrières. Les paysans ayant bénéficié des arbres ont néanmoins affirmé un taux de survie de 100 % grâce aux engrais fournis par l’ONG.

« J’aime la verdure parce que c’est beau et ça fait pleuvoir », a dit à Mongabay, Narindra Ravohitrarivo Raseta, l’un des agriculteurs ayant bénéficié des plants d’eucalyptus. L’agriculteur semblait fier de ses jeunes eucalyptus qui grandissaient à vue d’œil dans ses anciens champs, dans le village de Mangarano, qui seraient autrement restés arides et défraîchis.

« S’il n’y a pas d’arbres et pas de pluie, les cultures vivrières ne survivraient pas. On doit aussi protéger les tapias d’Arivonimamo, car sans tapias il n’y aura pas de soie non plus ». Cela fait longtemps que la terre rouge et poussiéreuse de cette partie de Mangarano n’a pas été aussi verte.

Un jeune plant de tapia (Uapaca bojeri), de quatre ans d'âge, planté par Planète Urgence avec les communautés locales à Madagascar. Image de Valisoa Rasolofomboahangy pour Mongabay.
Un jeune plant de tapia (Uapaca bojeri), de quatre ans d’âge, planté par Planète Urgence avec les communautés locales à Madagascar. Image de Valisoa Rasolofomboahangy pour Mongabay.

Mis à part les revenus obtenus grâce aux arbres pour le bois énergie, les villageois sont aussi formés à l’élevage de vers à soie du bombyx du mûrier (Bombyx mori), afin de réduire la pression sur les landibes et leur permettre de se régénérer. Les villageois demeurent toutefois autorisés, dans une certaine mesure, à exploiter le landibe, une écharpe en soie sauvage valant à elle seule plus de 100 000 ariarys l’unité (environ 24 USD). 1 kilogramme de cocons suffit à tisser environ 2,50 m de soie.

Côté restauration écologique, Planète Urgence collabore avec des organismes de recherche comme l’Institut de recherche pour le développement (IRD) de France, pour cultiver les tapias en pépinière et les réintégrer dans leur environnement naturel. 1 500 jeunes plants de tapia ont été implantés à Arivonimamo II, mais le taux de survie était de moins de 5 %. Ce taux est passé à 40 % lorsque des champignons mycorhiziens ont été intégrés au substrat des jeunes plants. L’ONG prévoit de poursuivre ses recherches pour améliorer davantage la survie des jeunes tapias.

Cocons de landibe vidés de leurs chrysalides. 1 kilogramme de cocons suffit à tisser environ 2,50m de soie. Image de Valisoa Rasolofomboahangy pour Mongabay.
Cocons de landibe vidés de leurs chrysalides. 1 kilogramme de cocons suffit à tisser environ 2,50m de soie. Image de Valisoa Rasolofomboahangy pour Mongabay.

Un arrêté ministériel pour renforcer le statut de protection

L’une des plus importantes avancées du projet Tapia, pour sa phase actuelle, est sa contribution à la mise en place d’un arrêté ministériel, pour la protection temporaire des boisements de tapia d’Arivonimamo II et Miarinarivo II, deux communes limitrophes englobant une grande partie des écosystèmes de tapia de l’Itasy.

L’objectif principal de l’arrêté est de renforcer la protection des tapias en ajustant les lois locales, et d’attirer davantage de financements grâce à un statut formel permettant de faciliter l’accès aux financements des partenaires.

« Les anciennes lois qui régissaient les tapias n’étaient pas suffisamment dissuasives, et les communautés avaient tendance à les négliger », a expliqué dans une discussion avec Mongabay, Volana Nasolo Rahaingondrahety, directrice régionale de l’environnement et du développement durable pour la région Itasy. « L’arrêté vise à renforcer ces lois », a-t-elle souligné.

« Dans les années 1950, il y avait des gens qui utilisaient du bois de tapia pour leurs pieds de lit, et cela leur a valu jusqu’à six mois de prison lorsqu’ils se faisaient attraper. Mais après, les lois sont devenues de moins en moins fermes », a ajouté Didi Ramanambe, le maire d’Arivonimamo II.

L’arrêté de protection deviendra définitif après deux ans, après une étude approfondie du terrain, la soumission d’un plan de gestion environnementale, ainsi qu’un business plan démontrant comment la gestion communautaire de la conservation des tapias pourrait contribuer au développement local. Ce délai est habituel, selon Rahaingondrahety, et certaines demandes datant de 2015 n’auraient même été validées que cette année.

Joséphine Rabakoliarimanana, éleveuse de vers à soie et bénéficiaire du projet Tapia, préparant des cocons de landibe. Image de Valisoa Rasolofomboahangy pour Mongabay.
Joséphine Rabakoliarimanana, éleveuse de vers à soie et bénéficiaire du projet Tapia, préparant des cocons de landibe. Image de Valisoa Rasolofomboahangy pour Mongabay.

Une restauration extrêmement complexe

La gestion des tapias est cependant jalonnée de défis, d’abord en ce qui concerne les tentatives de restauration. La réintroduction de nouveaux plants de tapia dans leur environnement naturel s’avère extrêmement complexe. En plus d’être fragile (lorsqu’il est jeune), le tapia a une croissance très lente. Les jeunes tapias plantés par Planète Urgence et ses partenaires font à peine 40 centimètres de haut, après quatre ans.

« Les tapias sont très difficiles à planter », a expliqué à Mongabay, Tiana Randriamboavonjy, cheffe d’équipe de l’aire protégée d’Itremo (dans la région d’Amoron’i Mania, une autre région centrale de Madagascar occupée par les tapias) pour les Jardins botaniques royaux de Kew.

« Des règles très strictes doivent être suivies pendant leur acclimatation et leur transport vers les sites de restauration, et ils doivent ensuite être très rigoureusement suivis à cause du changement climatique auquel ils sont très sensibles ».

Sur la base des propres expériences de son équipe concernant la restauration des forêts de tapia de l’Itremo, elle indique par exemple qu’il faut que les jeunes plants restent en pépinière pendant au moins un an pour maximiser leurs chances de survie.

Fait contre-intuitif : les tapias sont des arbres pyrophytes qui supportent très bien le feu. Une étude indique que les régimes de feux modérés jouent un rôle dans leur régénération et contribuent à la protection des landibe contre les parasites. Les feux trop fréquents restent cependant une menace pour eux, en particulier lorsque les arbres sont encore jeunes.

Une autre étude menée dans la commune voisine d’Ibity a montré que la phénologie reproductive des tapias est affectée par les régimes de feux modifiés par l’homme. En termes simples, les arbres survivent mais leur biologie est affectée lorsque le régime de feu est déséquilibré, par exemple par le charbonnage. « Le charbon de tapia est très apprécié », dit Randriamboavonjy.

Boisements de tapia (Uapaca bojeri) incrustés de pins, une essence exotique à laquelle ils sont vulnérables. Image de Valisoa Rasolofomboahangy pour Mongabay.
Boisements de tapia (Uapaca bojeri) incrustés de pins, une essence exotique à laquelle ils sont vulnérables. Image de Valisoa Rasolofomboahangy pour Mongabay.

Un autre défi de taille est la conservation du landibe qui est aussi particulièrement fragile. Planète Urgence a tenté l’élevage de landibe avec les éleveurs locaux, afin de les réintroduire dans les boisements. Si au départ, les spécimens réintroduits ont survécu et ont produit d’autres chenilles et papillons, la population a rapidement décliné en raison de l’utilisation d’engrais chimiques et de pesticides dans les champs à proximité.

« Le landibe ne supporte pas du tout les engrais chimiques. Il meurt dès qu’il y a une odeur, même très légère. Même l’odeur de la fumée de cigarettes, il ne la supporte pas », a expliqué, avec un certain désespoir, à Mongabay, Ranaivoson, membre du Comité soie de l’ONG. « C’est compliqué cependant de dire aux gens d’arrêter d’utiliser des engrais et des pesticides », a-t-il indiqué.

Résultat : l’économie circulaire de la filière soie sauvage est fragilisée, et l’espèce continue à se raréfier à mesure que les locaux continuent à les prélever dans les tapias, pour poursuivre leurs activités de vente.

« On est bloqué pour le moment, on cherche encore une solution », a admis Randriamihaingo. En attendant, les tisseurs de soie sont réorientés vers d’autres activités génératrices de revenus, comme l’élevage de volaille, sans toutefois suspendre complètement la collecte de cocons sauvages.

Anciens champs convertis en plantation d'eucalyptus dans le village de Mangarano, à Arivonimamo II, à Madagascar. Image de Valisoa Rasolofomboahangy pour Mongabay.
Anciens champs convertis en plantation d’eucalyptus dans le village de Mangarano, à Arivonimamo II, à Madagascar. Image de Valisoa Rasolofomboahangy pour Mongabay.

Espèces exotiques : quand la conservation se heurte aux conflits d’intérêts

La conservation communautaire des tapias se heurte à un défi supplémentaire, à savoir les espèces exotiques. Des essences exotiques comme des pins et des eucalyptus sont visibles un peu partout entre les arbres de tapia, soit par dispersion naturelle des graines, soit par introduction délibérée par certaines personnes.

« Les tapias ne supportent vraiment pas la présence de ces arbres, ils peuvent en mourir », a dit Faly Bienvenu Rasataharimanana, président du VOI Lovasoa du village d’Ampohipeno, interrogé par Mongabay au milieu des tapias alors qu’il arrivait depuis son village, à Ambohipeno. On ne sait pas si c’est à cause de la saison hivernale ou de la fragmentation de l’habitat, mais les tapias étaient étrangement silencieux, comme pour refléter les inquiétudes du patriarche. On n’entendait ni les oiseaux chanter, ni les insectes bourdonner.

« On avait pour projet de retirer ces arbres au mois de juin, mais c’est compliqué au niveau administratif ». Il n’est pas possible pour les VOI de retirer directement les arbres au risque de conflits avec d’autres villageois, mais des demandes auraient déjà été effectuées, et la plupart sont d’accord. Selon lui, le blocage se situerait au niveau des administrateurs.

Équipe de Planète Urgence avec un petit groupe de reboiseurs qui ont bénéficié de jeunes plants d'eucalyptus, dans le village de Mangarano de la commune rurale d'Arivonimamo II, à Madagascar. De gauche à droite : René Rakotomandimby, bénéficiaire des dons d'eucalyptus de Planète Urgence ; Angelo Ralaiseva, technicien spécialisé chez Planète Urgence ; Narindra Ravohitrarivo Raseta, bénéficiaire des dons d'eucalyptus de Planète Urgence ; Honoré Ranaivomanana, agent local et bénéficiaire des dons d'eucalyptus de Planète Urgence ; Andrianjakanavalona. Image de Valisoa Rasolofomboahangy pour Mongabay.
Équipe de Planète Urgence avec un petit groupe de reboiseurs qui ont bénéficié de jeunes plants d’eucalyptus, dans le village de Mangarano de la commune rurale d’Arivonimamo II, à Madagascar. De gauche à droite : René Rakotomandimby, bénéficiaire des dons d’eucalyptus de Planète Urgence ; Angelo Ralaiseva, technicien spécialisé chez Planète Urgence ; Narindra Ravohitrarivo Raseta, bénéficiaire des dons d’eucalyptus de Planète Urgence ; Honoré Ranaivomanana, agent local et bénéficiaire des dons d’eucalyptus de Planète Urgence ; Andrianjakanavalona Randriamihaingo. Image de Valisoa Rasolofomboahangy pour Mongabay.

De son côté, Rahaingondrahety affirme qu’il est déjà prouvé que ces arbres exotiques doivent être retirés des écosystèmes de tapia, et il existe même un arrêté régional datant de 2019 à cet effet. Mais certaines personnes les y laissent exprès, car s’il n’y a pas de tapia sur un terrain, il est techniquement possible de se l’approprier, sans compter qu’ils peuvent utiliser le bois après (un grand arbre entier peut valoir jusqu’à 50 000 ariarys ou 12 USD).

L’aspect foncier constitue d’ailleurs l’un des plus importants défis de l’application de l’arrêté de protection, en raison du flou juridique entourant le secteur. À Miarinarivo II, la commune rurale jouxtant Arivonimamo II, il n’existe par exemple pas de version électronique des titres fonciers, d’où il est donc difficile de savoir quels terrains appartiennent vraiment à qui. La seule certitude est que tout le monde est conscient que tant que du tapia pousse sur un terrain, personne ne devrait avoir le droit de l’acquérir.

Rahaingondrahety assure néanmoins que le retrait de ces arbres exotiques figurera parmi les objectifs de cette année. Avec l’ONG, elle espère que les activités génératrices de revenus pourront contribuer à briser le cycle de dépendance accrue envers les tapias.

« Tout ce que j’espère, c’est que ça se poursuive », dit Victor Edmond Rasolonirina, l’un des villageois reboiseurs de l’ONG, en référence aux dons de jeunes plants d’eucalyptus. « Comme ça, tout le monde en aura, et personne ne touchera aux miens ! », conclut-il avec une touche d’humour.

Image de bannière : Boisements de tapia (Uapaca bojeri) entourés de champs et de rizières dans la commune rurale d’Arivonimamo II à Madagascar. Image de Valisoa Rasolofomboahangy pour Mongabay.

Citations :
Moat, J., & Bachman, S. (2013). Tapia Forest. IUCN Red List of Ecosystems. https://assessments.iucnrle.org/assessments/2/1000

Kull, C. A. (2002). The “Degraded” Tapia Woodlands of Highland Madagascar: Rural Economy, Fire Ecology, and Forest Conservation. Journal of Cultural Geography, 19(2), 95–128. https://doi.org/10.1080/08873630209478290

Alvarado, S. T., Buisson, E., Rabarison, H., Rajeriarison, C., Birkinshaw, C., Lowry, P. P. II, & Morellato, L. P. C. (2014). Fire and the reproductive phenology of endangered Madagascar sclerophyllous tapia woodlands. South African Journal of Botany, Volume 94, 2014, Pages 79-87, ISSN 0254-6299. https://doi.org/10.1016/j.sajb.2014.06.001

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