- Il existe plusieurs espèces de léopards. Malheureusement, beaucoup d'entre eux sont en danger en raison de la perte de leur habitat et d'autres facteurs.
- Les dispositifs, équipés de capteurs de mouvement et de vision nocturne infrarouge, permettent de capturer des images et vidéos des léopards, sans perturber leur habitat naturel.
- Les spécialistes en conservation cherchent à mieux comprendre le comportement de ces félins solitaires.
- Le nombre total de léopards, au Rwanda, est actuellement estimé à environ 80 individus.
Le Parc national de l’Akagera, situé dans la partie Est du Rwanda, près de la frontière avec la Tanzanie, recourt désormais au système de caméras-pièges pour collecter des informations sur le mode de vie des léopards de cette réserve naturelle.
Le nombre total de léopards au Rwanda est actuellement estimé à environ 80 individus, dont seulement 59 individus ont été jusqu’ici recensés grâce au nouveau système, selon les responsables du parc.
Grâce à cette technologie introduite en mars 2026, African Parks et l’Agence rwandaise pour le développement (RDB) travaillent actuellement en étroite collaboration pour assurer la conservation des léopards et mieux comprendre leur santé, leur population, leur mode de reproduction, leur environnement et leurs proies, notamment.
« Des caméras-pièges ont été installés pour nous permettre de capturer des images et des vidéos sur les léopards dans leur habitat », explique Jean Paul Karinganire, responsable chargé du financement et des rapports d’African Parks, la structure assurant la cogestion du Parc national de l’Akagera.

En effet, l’objectif principal du recensement en cours est de suivre l’évolution démographique des léopards dans ce parc, pour documenter leur nombre.
Karinganire affirme que la réduction des habitats, la diminution des proies et les conflits avec l’homme constituent les principales menaces pour la survie à long terme des léopards. « Au fur et à mesure que nous comprenons mieux leurs modes de vie, nous serons mieux équipés pour prendre des mesures pour protéger ces félins », dit-il à Mongabay.
Les données une fois collectées, leur analyse, à l’aide d’outils adaptés, va permettre de déterminer la densité de la population des léopards dans une zone spécifique au milieu du parc.
Chaque léopard est reconnu individuellement par son pelage, tacheté de façon distinctive composé de rosettes favorisant son camouflage dans les hautes herbes et les arbres, permettant ainsi aux responsables du parc de modéliser ses déplacements, et d’estimer la densité précise.
Les applications d’analyse spatiale permettent ensuite de visualiser la population de léopards dans l’ensemble de leur aire de répartition dans le parc. « Nos équipes ont été en mesure de suivre leurs déplacements dans des lieux peu accessibles aux humains », dit Karinganire dans un entretien téléphonique.

Pelage marqué de taches
Les résultats préliminaires de cette recherche en cours sur les léopards ont permis aux spécialistes en conservation de mieux comprendre le comportement de ces félins solitaires.
D’après les premières données, la grande majorité des léopards disposent d’un pelage marqué de taches sur fond jaune pâle à marron chamois, et dont la disposition et la forme sont très variables d’un individu à l’autre. Alors qu’ils ont généralement tendance à éviter les humains, ces félins peuvent parfois devenir agressifs.
Les spécialistes de Rwanda Wildlife Conservation Association (RWCA), une organisation rwandaise spécialisée dans la conservation de la faune sauvage, affirment que certains félins, comme les lions ou les léopards, sont parfois engagés dans des conflits avec d’autres fauves, à cause de la raréfaction des proies et la réduction de leur habitat. « Les blessures physiques sont l’une des menaces les plus courantes pour les félins vivant à l’état sauvage », explique à Mongabay, Dr Jessica Kamatenesi, vétérinaire pour cette ONG.
Mais Karinganire observe que les léopards, qu’on retrouve dans d’autres zones protégées en Afrique subsaharienne, sont également confrontés à d’autres menaces telles que la perte et la fragmentation de leur habitat, le braconnage pour le commerce illégal d’espèces sauvages, ainsi que la concurrence avec d’autres prédateurs et les impacts néfastes du changement climatique.
« Malgré ces menaces, la population de léopards [au Rwanda] continue de développer des adaptations spécifiques, pour survivre dans ces conditions exceptionnelles de la savane », souligne-t-il.
Image de bannière : Le léopard, l’un des cinq grands animaux que l’on trouve dans le Parc national d’Akagera au Rwanda. Image de Nkunda102 via Wikimédia Commons (Domaine public).
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