- Au cours du sommet France–Afrique Forward, une quarantaine d’entreprises ont conclu des accords d’une valeur de plus de 27 milliards EURO (environ 31 523 934 010.99 USD). Ces investissements devraient générer près de 100 milliards EURO (environ 116 769 494 188.79 USD) de revenus et créer plus de 600 000 emplois.
- Les accords liés à l’énergie représentent au total environ 14 milliards d’euros (environ 16 349 904 672,39 USD), la majorité des investissements étant orientée vers les énergies renouvelables, soulignant davantage le rôle croissant de l’Afrique dans la transition énergétique mondiale.
- Ces accords commerciaux prouvent que les organisateurs ont conçu le sommet, non seulement pour garantir des bénéfices mutuels à toutes les parties, mais aussi pour aller au-delà des simples discours.
Des chefs d’entreprise européens et africains ont annoncé une série d’investissements dans les énergies propres et les infrastructures dans le but de renforcer les liens industriels et d’accélérer la transition du continent vers une énergie à faible émission de carbone.
Au total, un groupe de 40 entreprises prévoit d’investir environ 27 milliards EURO (soit environ 31 523 934 010 99 USD) dans une trentaine de projets en Afrique, avec l’ambition de générer près de 100 milliards EURO (environ 116 769 494 188.79 USD) de revenus cumulés, et de créer plus de 600 000 emplois à travers le continent.
La majorité des investissements concernera l’agriculture, l’énergie et le capital humain, mais c’est le secteur de l’énergie qui a attiré la plus grande part, avec environ 14 milliards d’euros (environ 16 349 904 672,39 USD).
Le Kenya et la France ont conjointement accueilli cette semaine, à Nairobi, une grande rencontre réunissant près de 30 présidents africains, des chefs d’entreprise, des investisseurs et des innovateurs. Selon les organisateurs, le sommet visait à bâtir un nouveau partenariat fondé sur des relations d’égal à égal. L’Afrique et l’Europe — particulièrement la France — entretiennent historiquement des relations souvent marquées par les héritages du colonialisme.
Si les discussions ont également porté sur la finance, l’intelligence artificielle, l’industrialisation et l’économie bleue, c’est le secteur énergétique qui a concentré certains des engagements financiers les plus importants.

Engagements dans les énergies renouvelables
La société française Électricité de France (EDF) a confirmé des projets hydroélectriques totalisant 2 gigawatts dans plusieurs pays africains, tandis que TotalEnergies a annoncé plus de 10 milliards USD de nouveaux investissements d’ici à 2030. Ce qui comprend 2 milliards USD pour des projets d’électricité renouvelable au Rwanda et 400 millions USD pour des initiatives de cuisson propre au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie.
L’investisseur en infrastructures Meridiam a annoncé une injection de 200 millions USD pour doubler la capacité du projet éolien Kipeto au Kenya, la portant à 200 mégawatts. Global Telecom Holding a promis 350 millions USD pour une centrale solaire photovoltaïque de 250 MW en Zambie, tandis que TotalEnergies, aux côtés de Ellipse Projects, soutiendra la construction et la rénovation d’infrastructures hospitalières d’une valeur de 700 millions USD, intégrant des améliorations en efficacité énergétique.
AXIAN Group et ses partenaires ont engagé 280 millions USD pour co-développer des infrastructures numériques et énergétiques, notamment l’extension des réseaux de services financiers numériques, tandis que Schneider Electric a annoncé un investissement de 20 millions USD dans son fonds GAIA Energy Impact Fund II, qui finance des start-up africaines spécialisées dans les technologies propres.

Le géant européen de la logistique CMA CGM s’est associé à des partenaires africains dans le cadre d’un projet de modernisation portuaire de 700 millions USD à Mombasa, au Kenya, destiné à accueillir des navires porte-conteneurs de nouvelle génération, grâce à des systèmes portuaires intelligents et économes en énergie.
Les accords vont également au-delà de la production d’énergie en incluant la transmission et l’accès. Rubis Énergie et des compagnies régionales collaborent sur des projets modulaires de ponts et de pipelines évalués à plus de 1,7 milliard USD en Côte d’Ivoire.
La Banque publique française d’investissement Bpifrance et le groupe marocain OCP Group ont lancé le fonds Seed of Africa Investment Fund, doté de 150 millions USD, afin de soutenir des projets agro-industriels durables, notamment dans l’innovation des engrais et les chaînes de production alimentées par des énergies renouvelables.

Mener la transition énergétique mondiale ?
Les dirigeants africains affirment de plus en plus que le continent devrait jouer un rôle central dans la transition énergétique mondiale, compte tenu de son immense potentiel en énergies renouvelables. S’exprimant lors du sommet, le président kényan, William Ruto a déclaré que « pour l’Afrique, cette transition énergétique doit également être une transition industrielle ».
Alors que le continent cherche à fournir un accès à l’électricité à plus de 600 millions de personnes, plusieurs observateurs estiment que les accords, conclus à Nairobi, pourraient contribuer à élargir cet accès énergétique, tout en restant compatibles avec les objectifs mondiaux de décarbonation, d’industrialisation et de réduction des émissions de carbone.
Un document final dont Mongabay a obtenu copie, appelle à renforcer les engagements en faveur de l’industrialisation verte à travers des investissements dans les énergies renouvelables, les systèmes bas carbone, l’hydrogène vert et bas carbone, ainsi que des projets énergétiques phares tels que l’hydroélectricité, la géothermie, la valorisation énergétique des déchets et le nucléaire.
Image de bannière : Des panneaux solaires s’étendent à travers le complexe solaire NOOR à Ouarzazate, au Maroc, l’un des plus grands projets d’énergie renouvelable en Afrique. Image de la BAD.
Ruto rejette un avenir où l’Afrique exporterait uniquement des minerais bruts
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