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La population de zèbres augmente de 16 % au Parc national de l’Upemba en RDC

La population des zèbres a augmenté de 16 % en 2025 au Parc national de l’Upemba, en République démocratique du Congo. Image fournie par Didier Makal.

La population des zèbres a augmenté de 16 % en 2025 au Parc national de l’Upemba, en République démocratique du Congo. Image fournie par Didier Makal.

  • La population des zèbres a augmenté en 2025 au Parc national de l’Upemba, en République démocratique du Congo.
  • Victime du braconnage et des violences qui ont secoué la RDC, ce parc progresse et se renforce par sa biodiversité.
  • En 2025, par exemple, une redécouverte de l’antilope Lechwe a été signalée.

Au Parc national de l’Upemba en République démocratique du Congo, vieux de 86 ans en 2025, la population de zèbres (Equus quagga boehmi) augmente.

C’est un espoir pour l’avenir de l’espèce après le décompte de 197 individus en décembre 2025, contre 170 un an plus tôt, soit une augmentation de 16 %. Le monitoring effectué le 5 décembre 2025, a été réalisé à bord d’un ULM Bathawk, un avion léger réputé pour ses capacités de vol en brousse.

« L’équipe a dénombré quatre hardes distinctes dans une zone de surveillance de 8 000 hectares. Le survol a également identifié au moins 21 juvéniles, un signe encourageant de reproduction continue et de stabilité des hardes », indique l’administration du parc sur son site web.

Cette augmentation témoigne des efforts de conservation ayant permis de sécuriser l’aire protégée. Victime de l’instabilité sécuritaire qui a secoué le Katanga depuis les guerres successives entre 1996 et 2001, suivies de l’implantation des milices Maï-Maï dans la région, le Parc national de l’Upemba a connu attaques, invasion et actes de braconnage ayant menacé plusieurs de ses espèces, dont le zèbre.

Cette augmentation de la population de zèbres « implique que les conditions sont favorables, que les ressources sont disponibles, c’est-à-dire eau, pâturages, une faible pression humaine ». « Cette augmentation peut être un indicateur positif en ce qui concerne l’augmentation d’autres espèces. Mais cela dépend des conditions écologiques et de gestion, c’est-à-dire, il faut assurer un équilibre écologique. Il faut qu’il y ait une gestion intégrée et une surveillance continue », souligne Dieudonné Ngoy, chef du site Kapolowe de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), dans le Haut-Katanga.

Pas d’indications de braconnage des zèbres en 2025

L’administration du Parc national de l’Upemba explique ce progrès par les opérations de surveillances, en particulier la lutte contre le braconnage. En 2025, par exemple, elle indique n’avoir pas trouvé d’indice de braconnage des zèbres.

« Cette croissance signifie que 2025 n’a très probablement pas connu de braconnage de zèbre, puisque le taux de croissance correspond à peu près à ce qui est physiquement possible en absence de prédation. Il est difficile de généraliser sur l’ensemble de la faune et la région, mais c’est un signal encourageant pour les efforts du parc », explique Manuel Weber, l’expert du parc ayant effectué le monitoring.

La population des zèbres a augmenté de 16 % en 2025 au Parc national de l’Upemba, en République démocratique du Congo. Image du Parc national de l’Upemba fournie par Didier Makal.
La population des zèbres a augmenté de 16 % en 2025 au Parc national de l’Upemba, en République démocratique du Congo. Image du Parc national de l’Upemba fournie par Didier Makal.

Le parc a, par exemple, poursuivi la formation de ses éco-gardes, a renouvelé ses unités et a envoyé à la retraite 23 gardiens, dont certains étaient en service depuis quatre décennies.

Lire à ce propos sur Mongabay | Au Parc Upemba, en RDC, les conservateurs testent une approche intégrée

Les rangers ont joué un rôle important dans la sécurisation du parc, reconnaît l’administration établie sur la colline de Lusinga, au sein du parc.

Pour le Directeur provincial de l’ICCN à Kisangani, contacté par Mongabay, l’augmentation des zèbres au Parc national de l’Upemba résulte des efforts fournis par l’ICCN et ses partenaires tels que la Fondation Fogotten parks enregistrée aux Etats-Unis, qui soutient cette aire protégée. C’est une preuve « que dans cette zone, la protection des zèbres et autres espèces fauniques s’est améliorée », indique-t-il.

Il plaide en faveur du renforcement de la protection et de la promotion de la faune.

Par ailleurs, Upemba rapporte « une résilience écologique plus large dans les savanes du nord autour de Lusinga ». C’est le cas des cobes des roseaux, babouins, phacochères, un céphalophe de Grimm, un ourébi, un porc-épic et deux grues caronculées.

À ses débuts, dans les années 1940, Upemba comptait des hardes (troupes) dépassant 300 zèbres avant de connaître un déclin au fil des années.

Image de bannière : La population des zèbres a augmenté de 16 % en 2025 au Parc national de l’Upemba, en République démocratique du Congo. Image du Parc national de l’Upemba fournie par Didier Makal.

Au Parc Upemba, en RDC, les conservateurs testent une approche intégrée

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