- En janvier 2024, la rédaction a lancé le programme des bourses Mongabay Afrique pour le journalisme environnemental.
- En 2025, douze journalistes d’Afrique francophone ont été sélectionnés parmi 300 candidats pour participer à la troisième cohorte des bourses Mongabay Afrique.
- Nos boursières et boursiers, aux parcours variés, ont couvert des thématiques comme les effets du changement climatique, la biodiversité, la pollution, les océans, l’exploitation des ressources naturelles. Mais vous allez le voir, ils ont réussi à mettre en exergue les solutions qui existent dans le combat pour la préservation de l’environnement dans leurs pays respectifs.
En cette fin d’année et période de bilans, vous souffrez d’éco-anxiété ? C’est bien normal : la « facture environnementale » salée alourdit les esprits. Catastrophes climatiques, crises alimentaires, biodiversité en chute libre… L’éco-anxiété a des raisons de gagner du terrain. Mais il existe aussi, partout en Afrique, des initiatives porteuses d’espoir, menées par des citoyens, des scientifiques et des communautés engagées.
C’est précisément cet esprit que portent les boursiers de la cohorte 2025 du programme Mongabay Afrique. Surnommés par eux-mêmes les « Plumes vertes de l’Espoir », les 12 journalistes sélectionnés – issus d’Afrique centrale, de l’Ouest et des Grands Lacs – ont passé trois mois à explorer des solutions climatiques concrètes à travers leurs territoires.
Voici cinq de leurs articles, parmi les plus inspirants de cette troisième cohorte, pour vous redonner le moral et l’envie d’agir en 2026.
Burundi : Des étudiants développent une application pour améliorer la santé des cultures
Par Dieudonné Ndayizeye
Au Burundi, un groupe d’étudiants en agronomie a misé sur la technologie pour résoudre l’un des défis les plus urgents du pays : la gestion des maladies agricoles. Leur application permet aux agriculteurs d’identifier rapidement les symptômes apparaissant sur leurs plants et de trouver des conseils adaptés. Dans un pays où l’agriculture représente le principal moyen de subsistance, cette innovation locale améliore non seulement les rendements, mais renforce l’autonomie des producteurs.
Le reportage de notre boursier Dieudonné Ndayizeye met en lumière une jeunesse burundaise créative et tournée vers des solutions durables.

Une guêpe « guerrière » aide les agriculteurs à contrôler la chenille mineuse de l’épi de mil au Niger
Par Fanta Chamsou
Face à la chenille mineuse qui ravage les épis de mil au Niger, une petite guêpe pourrait bien être l’alliée inattendue des paysans. Notre boursière Fanta Chamsou raconte la façon dont cette espèce parasitaire est utilisée comme solution biologique pour contrôler le ravageur, réduisant la dépendance aux pesticides coûteux et souvent nocifs.
À travers les témoignages d’agriculteurs sahéliens, cet article illustre la manière dont la biodiversité peut devenir une alliée précieuse pour la sécurité alimentaire, même dans les contextes les plus arides.

Boureima Sawadogo : Avec les bassins de collecte d’eau de ruissellement, « j’arrive à produire sans craintes » au Burkina Faso
Par Hadepté Da
Dans les zones sèches du Burkina Faso, l’irrigation est un défi quotidien. L’histoire de l’agriculteur burkinabè Boureima Sawadogo nous démontre que les bassins de collecte d’eau de ruissellement permettent à certains agriculteurs de produire, même en saison sèche.
Notre boursier Hadepté Da dresse le portrait d’un homme qui a fait de l’eau un trésor à valoriser : grâce à ses aménagements, Boureima obtient désormais des récoltes régulières, sécurise ses revenus et inspire d’autres producteurs. Un exemple fort de résilience face aux effets du changement climatique.

Guinée : Quand les excréments de bétail servent d’engrais dans les périmètres maraîchers
Par Mohamed Slem Camara
En Guinée, les maraîchers sont confrontés à des sols appauvris et à la hausse du coût des intrants chimiques. Le boursier Mohamed Slem Camara nous fait découvrir une alternative écologique : l’utilisation d’excréments de bétail transformés en engrais organique. Ce procédé traditionnel, remis au goût du jour, réduit les dépenses, améliore les rendements et limite la pollution des sols.
Un reportage qui rappelle que certaines solutions les plus efficaces se trouvent parfois déjà dans nos pratiques ancestrales.

Gardiens d’arbres à palabres : ces communautés qui luttent pour préserver un héritage ancestral
Par Akissa-Yotou Assenouwe
En Côte d’Ivoire, les arbres à palabres – lieux sacrés de discussion, de justice et de cohésion – disparaissent peu à peu sous la pression de l’urbanisation. Notre boursier Akissa-Yotou Assenouwe met en lumière les communautés qui se mobilisent pour protéger ces arbres mythiques, symboles d’harmonie entre humains et nature.
Leur lutte dépasse la simple conservation : elle questionne notre rapport au vivant, à la transmission et au patrimoine culturel.

Image de bannière : Planche de laitue au périmètre maraîcher Kosimankan. Photo de Mohamed Slem Camara pour Mongabay.