- L’État insulaire de Maurice abrite près de 250 espèces de coraux, mais 80 % d’entre eux ont été touchés lors du dernier épisode de blanchissement massif, provoqué en partie par le changement climatique.
- Le gouvernement mauricien, face aux mauvais résultats d’un audit des efforts de restauration mené plus tôt cette année, réévalue sa politique de restauration des coraux.
- La situation délicate du pays met en lumière les inquiétudes exprimées par certains scientifiques, qui remettent en question l’efficacité de la restauration des coraux face à des menaces croissantes : stress thermique, acidification des océans et pollution marine.
- Pour l’heure, Maurice n’abandonne pas la restauration, mais plaide pour une autre voie : promouvoir la reproduction sexuée plutôt qu’asexuée, actuellement utilisée dans la plupart des projets de restauration corallienne à travers le monde.
PORT LOUIS, Maurice — Observer les récifs coralliens peut changer à jamais une vision monochrome de l’océan. En pleine santé, les coraux ressemblent à des feux d’artifice sous-marins de roses, rouges, bleus, verts et violets, créant des paysages splendides et grouillants de vie marine.
Mais le plus récent épisode de blanchissement de masse, amorcé en 2023 et se prolongeant jusqu’en 2025, a laissé une grande partie du monde corallien à bout de souffle. Les blanchissements massifs se produisent lorsqu’une vague de chaleur océanique balaye le globe, ne laissant rien d’autre que des coraux morts ou abîmés dans son sillage. Ce phénomène est amplifié par la crise climatique.
Au large des côtes africaines, l’État insulaire de Maurice et ses quelque 250 espèces de coraux n’ont pas été épargnés. D’après Pierre Edgard Daniel Marie, directeur du Mauritius Oceanography Institue (MOI), en mars, les vagues de chaleur océaniques ont causé le blanchissement de 80 % du corail dans les eaux mauriciennes.
Les récifs coralliens pourraient avoir déjà atteint un point de non-retour. Les scientifiques estiment que les coraux d’eaux chaudes, comme ceux que l’on trouve à Maurice, atteignent leur point de bascule lorsque la température augmente de 1,2 °C. Or, selon le rapport de Global Tipping Points de 2025, la température globale a enregistré une hausse de 1,4 °C.
Selon les scientifiques, d’ici à 2050, soit dans une génération, l’humanité pourrait perdre presque tous les récifs coralliens en bonne santé en raison du changement climatique. Et avec eux, ce sont des écosystèmes entiers qui disparaîtraient, car ils abritent un quart de toutes les espèces marines.
Pour les sauver, les acteurs de la conservation se tournent souvent vers la restauration, aidant minutieusement les colonies coralliennes décimées à se rétablir. Mais ce récent épisode de blanchissement des coraux force un questionnement : la restauration fonctionne-t-elle vraiment ?

Une nation insulaire face aux réalités de la restauration
C’est une préoccupation grandissante des petites nations insulaires comme Maurice. Pour les touristes en quête de soleil et d’eaux cristallines, l’île Maurice doit une grande partie de son attrait à ses coraux. Le tourisme représente un cinquième du PIB du pays, tandis que des milliers de familles mauriciennes dépendent de la pêche sur les récifs. Les produits de la mer sont un pilier de la cuisine de l’île.
Face à l’ampleur des menaces pesant sur les coraux, des scientifiques comme Clelia Mulà estiment que la restauration assistée par l’homme ne suffit tout simplement pas à les sauver. Dans un article publié dans la revue Nature Ecology & Evolution, Mulà, qui était alors affiliée à l’Université d’Helsinki en Finlande, et ses collègues ont décrit les efforts de restauration actuels comme « une distraction coûteuse qui n’aborde pas la cause profonde de la disparition des récifs ».
D’autres, comme Nadeem Nazurally, l’un des principaux partisans de la restauration à Maurice, et David Suggett, un biologiste marin de l’Université des sciences et technologies du roi Abdallah (KAUST) en Arabie Saoudite, mettent en garde contre le rejet de la restauration malgré l’accumulation des menaces.
Le gouvernement mauricien, face aux résultats décevants d’un audit des efforts de restauration des coraux mené plus tôt cette année, a quant à lui choisi la voie du compromis. Il n’abandonne pas la restauration, mais propose une autre approche : s’appuyer sur la reproduction sexuée des coraux plutôt que sur leur propagation asexuée. Si cette dernière est la méthode de restauration la plus couramment partout dans le monde, la reproduction sexuée est présentée par certains comme une solution plus rentable et facilement extensible pour relancer les récifs.
Le ministère de la Pêche mauricien n’a pas répondu à la demande de Mongabay de communiquer les résultats de l’audit sur la restauration des coraux. Il a toutefois déclaré au quotidien local L’Express que la décision de changer de cap avait été motivée par « une série d’études scientifiques menées par le ministère révélant des faits préoccupants ». Les faits en question : selon le ministère, le taux de survie des coraux élevés en pépinières est le plus souvent compris entre 0 et 10 %, et ne dépasse 30 % que dans quelques cas.
Les chaleurs record frappent les coraux, encore et encore
L’évaluation a été réalisée à l’aune du plus récent épisode de blanchissement. D’après les mesures du MOI, les températures de surface de la mer à Maurice ont atteint 31 °C cette année, bien au-delà des normales.
À intervalles de quelques années, la surface de l’océan se réchauffe, dans le cadre d’un phénomène naturel appelé El Niño. Mais ces dernières décennies, le changement climatique d’origine humaine a alimenté un réchauffement extrême. Les vagues de chaleur marines sont désormais d’une régularité alarmante. Le premier épisode de blanchissement massif a eu lieu en 1998 et a été suivi de trois autres depuis. Les scientifiques alertent que, d’ici quelques dizaines d’années, ils pourraient se transformer en occurrences annuelles.
Le stress thermique peut être mortel pour les coraux, car il les pousse à expulser leurs zooxanthelles symbiotiques (et colorées). Lorsque cela se produit, ils blanchissent et risquent de mourir faute de nutriments.
Pour repartir, il leur faut se reproduire. Dans la nature, les coraux ont deux systèmes de reproduction : sexué et asexué. Dans le premier cas, les coraux frayent : ils relâchent des œufs et du sperme qui une fois combinés forment des embryons. Ces embryons deviennent des larves, qui se fixent sur des récifs existants ou sur les fonds marins et se développent pour former de nouvelles colonies coralliennes.
Dans le cas de la propagation asexuée, un fragment de la colonie mère se développe en une copie génétiquement identique. Pour la restauration, les acteurs de la conservation récupèrent ces fragments ou les prélèvent sur le corail parent et les élèvent dans des pépinières, en mer ou sur terre. Une fois les jeunes coraux jugés prêts, ils sont transplantés sur des récifs existants ou sur des structures artificielles les imitant.

Une décision précipitée de réguler la restauration rencontre une résistance
Les commentaires du ministère de la Pêche suggèrent une inquiétude croissante quant aux dégâts subis par la colonie parente lorsque les fragments sont prélevés par les restaurateurs et aux dangers liés aux structures placées en mer pour les accueillir. Dans sa déclaration à L’Express, le gouvernement a cité un « mauvais usage des permis » accordés par le ministère aux acteurs des projets de restauration, dont des ONG, des chercheurs et des entreprises privées. Il a également signalé l’apparition de constructions illégales le long du littoral ainsi que de certaines pépinières de coraux abandonnées, qui représentent un danger pour le public.
La directive politique du gouvernement mauricien, rendue publique en mai, a pris de court Nazurally et d’autres acteurs impliqués dans les efforts de restauration, et a suscité de vives critiques de leur part.
« C’est incroyable qu’ils aient pris cette décision sans aucune consultation, pas même avec les partenaires […] ni avec les grands financeurs comme le PNUD », a déclaré Sébastien Sauvage, à la tête d’Eco-Sud, une ONG mauricienne qui met en œuvre la restauration des coraux dans le cadre d’un projet du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
L’initiative du PNUD, intitulée « Restaurer les services écosystémiques marins par la réhabilitation des récifs coralliens face à un avenir climatique en mutation » (en anglais, Restoring Marine Ecosystem Services by Rehabilitating Coral Reefs to Meet a Changing Climate Future), est l’une des plus importantes de l’île. Ce projet de 10 millions de dollars, lancé en 2020, vise à promouvoir la restauration des coraux à Maurice et aux Seychelles, un autre État insulaire de l’océan Indien, et est financé par le Fonds pour l’adaptation de l’ONU, créé pour aider les pays à faire face aux impacts du changement climatique.
L’initiative du PNUD vise à restaurer au moins 3,2 ha de sites dégradés à Maurice grâce à des coraux élevés en pépinières, en collaboration avec des partenaires locaux et le gouvernement mauricien. L’initiative s’appuie sur la propagation asexuée des coraux.
Jean Lindsay Azie, responsable de l’unité environnementale du PNUD à Maurice, a indiqué par courriel à Mongabay qu’une superficie de 1,2 ha avait déjà été plantée à Maurice. Il a précisé que certaines espèces montrent une « bonne reprise, tant dans les pépinières que sur les sites de transplantation ».
En revanche, Azie n’a pas fourni de détails sur l’état des coraux restaurés lors du récent épisode de blanchissement.
Ce projet de six ans prendra fin en novembre 2026.
Le MOI fait partie des organisations partenaires du projet du PNUD. Daniel Marie, directeur du MOI, a affirmé à Mongabay qu’ils avaient identifié des espèces de coraux résistants à la chaleur. Mais il n’a pas non plus fourni de détails quant aux taux de survie des coraux restaurés.

Qu’est-ce qui garantit la pérennité de la restauration ?
Nazurally, qui dirige le département d’agriculture et des sciences alimentaires de l’Université de Maurice, travaille depuis des décennies sur la restauration des coraux par reproduction asexuée.
Il est à la tête de l’ONG EcoMode Society et mène plusieurs projets de restauration des coraux. Ces initiatives ont bénéficié de financements d’organisations internationales comme le PNUD et l’UICN, l’autorité mondiale en matière de conservation de la nature, ainsi que d’acteurs du secteur privé tels que le géant technologique chinois Huawei ou l’armateur japonais MOL. Ce dernier avait affrété le MV Wakashio, un cargo qui s’est échoué sur les récifs de la côte est de Maurice en 2020.
D’après Nazurally, les coraux dans les pépinières qu’il supervise n’ont pas trop souffert du dernier épisode de blanchissement.
« Grâce à toutes les recherches que nous menons, nous avons réussi à avoir beaucoup moins de blanchissement dans nos pépinières [que] dans le milieu naturel », a-t-il indiqué à Mongabay. « Je n’ai pas encore complètement [évalué] la situation, mais il n’y a que 10 % environ de blanchissement ».
Ces résultats n’ont pas encore été publiés.
Nazurally et son équipe ont publié des résultats de suivi des coraux sur deux sites de restauration à Maurice entre 2019 et 2021. Dans ces cas, le taux de survie était de 88 % d’après l’étude. La recherche a été menée après l’épisode de blanchissement majeur précédent, qui a eu lieu entre 2014 et 2017, et s’est conclue juste avant le dernier épisode en date.
Mulà, la scientifique qui a exprimé des doutes quant à l’efficacité de la restauration, a soulevé l’absence d’uniformité dans l’approche et la conception des efforts de restauration des coraux à travers le monde. La plupart des initiatives ne mettent pas en place de suivi à long terme, ce qui les rend difficiles à évaluer, a-t-elle souligné.
L’article de Mulà indiquait que même en ne prenant en compte que le taux de survie des coraux, 30 à 40 % des projets de restauration échoueraient. Presque tous s’appuient sur la propagation asexuée et seule une poignée d’entre eux ont recours à la reproduction sexuée.
Cependant, pour certains experts tels que Suggett, les bénéfices de la restauration des systèmes coralliens ne sont pas toujours faciles à capturer et pourraient ne pas se limiter aux taux de survie des coraux. Un argument auquel Nazurally fait écho, affirmant que se confiner à un calcul coût-bénéfice fondé uniquement sur la survie des coraux est réducteur. Il a souligné le cas du Grégoir noir (Stegastes nigricans), aussi appelé « poisson-fermier » parce qu’il « plante » des algues sur les structures coralliennes. « [Ils] s’installent sur certaines des structures que nous mettons en place [pour la restauration des coraux] », a expliqué Nazurally.
Nazurally dit qu’il aide aussi, à travers ses projets, à inspirer une nouvelle génération de scientifiques qui s’intéressent aux coraux et à former des membres de la communauté à leur élevage.
Les sites de restauration des coraux nécessitent souvent une gestion humaine intensive, ce qui rend logistiquement pertinent de les installer dans des endroits facilement accessibles. Mais cela augmente aussi leur exposition aux activités humaines destructrices, comme le ruissellement agricole, les polluants, les zones urbaines et autres perturbations, qui peuvent compromettre leur succès.
Certains experts se demandent donc si continuer à investir de l’argent dans la restauration des coraux a encore un sens. L’article de Mulà souligne que pour restaurer ne serait-ce que 10 % des récifs coralliens, il faudrait plus d’un milliard de dollars, soit plus de quatre fois le montant investi dans de telles initiatives ces dix dernières années (258 millions de dollars). Les auteurs ont ainsi conclu que « la restauration seule n’est pas une solution pratique et abordable pour lutter contre le déclin mondial des récifs coralliens ».
Considérant le large éventail de menaces pesant sur les coraux, certains spécialistes comme Suggett affirment qu’il est important de ne pas abandonner la restauration. « De nombreux efforts gagnent aujourd’hui en maturité et en ampleur ; il ne s’agit pas de savoir si nous en avons besoin, mais plutôt comment bien les mettre en œuvre », a-t-il écrit.

Un tournant en faveur de la reproduction sexuée des coraux
Le gouvernement mauricien, pour l’heure, ne renonce pas à la restauration, mais en oriente la trajectoire dans une direction différente.
Le ministère de la Pêche a déclaré dans son communiqué à L’Express qu’il « va désormais prioriser et encourager d’autres méthodes innovantes de restauration des coraux ayant démontré des taux de survie acceptables, sans prélèvement de coraux vivants ».
Les techniques en question consistent à aider les coraux à se reproduire sexuellement.
L’ONG Eco-Sud s’est associée à Odysseo, un aquarium mauricien (ou, selon ses termes, un « océanarium ») présentant des espèces marines, pour un projet utilisant des méthodes de reproduction sexuée. Il s’agit de la première structure à Maurice dédiée à la restauration de coraux à grande échelle au travers de telles méthodes. L’équipe d’Odysseo collabore avec Secore International (abréviation de Sexual Coral Reproduction), une association à but non lucratif basée aux États-Unis, ainsi qu’avec l’Université de Maurice pour ce projet triennal lancé en 2024.
L’équipe d’Odysseo recueille les œufs et le sperme libérés lors des épisodes de frai des coraux (qui ont lieu une ou deux fois par an selon les espèces) et les rassemble dans une pépinière flottante. Là, les œufs sont naturellement fécondés et produisent ainsi des millions de larves. La pépinière comprend des modules de semis où les larves de coraux peuvent se fixer et se développer avant d’être transplantées sur les récifs.
Prashant Mohesh, conservateur marin et explorateur pour National Geographic collaborant avec Odysseo, estime que l’investissement dans la reproduction sexuée constitue l’avenir. « C’est plus rentable et peut être plus facilement évolutif que les méthodes traditionnelles », a-t-il déclaré, en faisant référence à la propagation asexuée.
Il a ajouté que cela permet de créer des colonies plus diversifiées génétiquement, car elles ne sont pas de simples clones de la colonie parente, mais des individus uniques.
Gaëlle Quéré, scientifique marine et responsable de projet chez Secore International, a déclaré à Mongabay que l’ONG « défend avec ferveur que les deux méthodes sont complémentaires. Il n’est pas logique de bannir une méthode, ou d’affirmer qu’une est meilleure que l’autre ».
Face aux réactions suscitées par sa décision, le gouvernement mauricien est désormais en consultation avec des scientifiques et des responsables de projets de restauration des coraux, dont Nazurally.
« Je suis d’accord que nous avons besoin d’une politique, mais on ne peut pas tout simplement bannir la propagation asexuée », a affirmé Nazurally. « Si la reproduction sexuée seule suffisait, la reproduction asexuée n’existerait pas ».

Les humains peuvent-ils continuer à protéger les coraux face à la montée des menaces climatiques ?
Interrogé sur la nouvelle initiative du gouvernement mauricien, Azie, du PNUD, a affirmé que leurs travaux en cours se poursuivent comme prévu. « Nous reconnaissons que ce métier est dynamique et continue d’évoluer », a-t-il déclaré, ajoutant que « nous demeurons activement engagés ».
Il a qualifié cette entreprise de « question existentielle pour les petits États insulaires en développement comme Maurice ».
Pour autant, des scientifiques comme Mulà, désormais à l’Université d’Australie-Occidentale, mettent en garde : au rythme du réchauffement de la planète et de ses océans, même les sites accueillant aujourd’hui des coraux (naturels ou restaurés) pourraient finir par succomber aux ravages du changement climatique.
« Le stress thermique risque d’anéantir les progrès, même dans les zones où nous constatons actuellement quelques succès », a-t-elle déclaré.
L’année 2024 a été la plus chaude jamais enregistrée, avec des températures supérieures de 1,47 °C à la moyenne préindustrielle. Une analyse largement citée avertit que les récifs coralliens de l’océan Indien occidental (qui inclut Maurice) pourraient s’effondrer dès 2070. Cette prévision repose sur un scénario d’émissions élevées, dans lequel la température moyenne mondiale augmenterait de 3 à 4 °C d’ici 2100 par rapport aux niveaux préindustriels.
« Nous menons certains projets de restauration, mais nous subissons toujours les impacts du changement climatique », a déclaré Daniel Marie du MOI. « Mais se dire que rien ne changera, et abandonner ? Non. Nous continuons à essayer ».
Image de bannière : Des bancs de poissons dans une pépinière de coraux supervisée par Nadeem Nazurally et son équipe. Image reproduite avec l’autorisation de Nadeem Nazurally.
Sources :
Mulà, C., Bradshaw, C. J., Cabeza, M., Manca, F., Montano, S., & Strona, G. (2025). Restoration cannot be scaled up globally to save reefs from loss and degradation. Nature Ecology & Evolution, 9(5), 822-832. doi:10.1038/s41559-025-02667-x
Suggett, D. J., Guest, J., Camp, E. F., Edwards, A., Goergen, L., Hein, M., … Moore, T. (2024). Restoration as a meaningful aid to ecological recovery of coral reefs. npj Ocean Sustainability, 3(1). doi:10.1038/s44183-024-00056-8
Obura, D., Gudka, M., Samoilys, M., Osuka, K., Mbugua, J., Keith, D. A., … Zivane, F. (2021). Vulnerability to collapse of coral reef ecosystems in the western Indian Ocean. Nature Sustainability, 5(2), 104-113. doi:10.1038/s41893-021-00817-0
Boström-Einarsson, L., Babcock, R. C., Bayraktarov, E., Ceccarelli, D., Cook, N., Ferse, S. C., … McLeod, I. M. (2020). Coral restoration — A systematic review of current methods, successes, failures and future directions. PLOS ONE, 15(1), e0226631. doi:10.1371/journal.pone.0226631
Nazurally, N., Pomeroy, A. W., Lowe, R. J., Narayanan, I., & Rinkevich, B. (2025). Evaluating coral farming strategies in Mauritius: A comparative study of nursery types, biodiversity and environmental conditions at Pointe aux Feuilles and Flic-en-flac. Journal of Marine Science and Engineering, 13(7), 1268. doi:10.3390/jmse13071268
Cet article a été publié initialement ici en anglais le 30 oct. 2025.