- Deux initiatives majeures de financement forestier annoncées lors de la COP30 – le Tropical Forest Forever Fund (TFFF), piloté par le Brésil et doté de 5,5 milliards USD, et le tout nouveau Canopy Trust – témoignent d'un regain d'intérêt international pour le bassin du Congo, la deuxième plus grande forêt tropicale du monde.
- Lancé officiellement le 17 novembre, le Canopy Trust repose sur un financement mixte public-privé et a déjà levé 93 millions USD, avec pour objectif de mobiliser 1 milliard de USD d'ici à 2030, afin de soutenir des entreprises durables et des projets forestiers à fort impact en phase de démarrage dans le bassin du Congo.
- La Norvège, principal contributeur au TFFF et au Canopy Trust, considère ce nouveau fonds comme complémentaire aux mécanismes existants tels que le CAFI, récompensant la faible déforestation et renforçant la production durable. L'une de ses principales fonctions est de réduire les risques liés aux investissements dans les petites et moyennes entreprises (PME) locales, qui pourraient autrement avoir des difficultés à attirer des investisseurs privés.
- Dans une interview accordée à Mongabay, le ministre norvégien du Climat et de l’Environnement, Andreas Bjelland Eriksen, a déclaré que le test ultime consistera à savoir si ces mécanismes permettront enfin aux communautés d’obtenir ce qu’elles demandent : un accès direct au financement, une appropriation locale et des avantages économiques concrets sur le terrain.
Alors que la COP30 se déroule à Belém, le bassin du Congo, qui abrite la deuxième plus grande forêt tropicale du monde, revient une fois de plus au centre des discussions climatiques mondiales. En une seule semaine, deux grandes initiatives de financement forestier ont été annoncées, suscitant à la fois espoir et scepticisme, quant à la possibilité que la région reçoive enfin un financement climatique durable et équitable longtemps promis, mais rarement concrétisé.
La première initiative est le lancement par le Brésil du Tropical Forest Forever Fund (TFFF), doté de 5,5 milliards USD d’engagements, dont une promesse historique de 3 milliards USD de la Norvège. Canopy Trust, la seconde initiative ayant suivi peu après la première, est un mécanisme suisse de finance mixte créé en 2025, a annoncé avoir mobilisé 93 millions USD de capital catalytique, avec l’objectif de mobiliser jusqu’à 1 milliard USD d’ici à 2030, pour la conservation des forêts et les entreprises durables dans le bassin du Congo.
Depuis plus de deux décennies, le bassin du Congo attire une constellation croissante de fonds forestiers, souvent ambitieux dans leur conception, mais inégaux dans leurs résultats. Parmi les premières initiatives, figurait le Congo Basin Forest Fund, hébergé par la BAD ayant mobilisé environ 186 millions USD, suivi de l’Initiative pour la forêt d’Afrique centrale (CAFI), désormais le principal acteur canalisant des financements fondés sur la performance et une grande partie des 1,5 milliard USD promis à la COP26. Des instruments plus récents, tels que le programme Congo Basin Sustainable Landscapes du FEM, viennent encore étoffer ce paysage financier déjà encombré.
À cela, s’ajoutent les mécanismes REDD+ de la Banque mondiale, le programme CARPE de l’USAID, l’ECOFAC de l’Union européenne, ainsi que les programmes bilatéraux de l’AFD, de la GIZ, de la JICA et l’accord « Infini » du Gabon. Pourtant, le bassin ne reçoit qu’une fraction du financement mondial destiné aux forêts tropicales, et plusieurs fonds ont souffert de lenteurs de décaissement ou d’un impact limité. Reste à savoir si le nouveau fonds pourra briser ce schéma.
Les partisans du nouveau mécanisme, notamment le PDG de Canopy Trust, interrogé par Mongabay, affirment qu’il pourrait combler une lacune structurelle dans le financement climatique, grâce à son approche de dérisquage en phase précoce, censée rendre viables pour les investisseurs privés des projets à haut risque, mais à fort impact. Mais cet enthousiasme est tempéré par des préoccupations sérieuses. Des experts pointent le manque de transparence, des difficultés d’accès pour les gouvernements africains, des inégalités pour les communautés locales et une faible capacité à produire des résultats tangibles sur le terrain. Beaucoup doutent qu’un nouveau fonds, même bien intentionné, puisse éviter les écueils qui ont freiné CAFI, le Fonds vert pour le climat et diverses initiatives bilatérales.
Pour éclairer ces enjeux, Mongabay Afrique a interrogé le ministre norvégien du Climat et de l’Environnement, Andreas Bjelland Eriksen, dont le pays soutient à la fois le TFFF et Canopy Trust, ainsi que plusieurs initiatives de protection des forêts tropicales. La Norvège est l’un des bailleurs forestiers les plus influents au monde. Selon Eriksen, cet engagement de long terme a produit des résultats mesurables et demeure au cœur de la stratégie climatique norvégienne.
Il décrit la COP30 comme un tournant décisif dans l’attention mondiale portée aux forêts tropicales. « C’est l’une des solutions climatiques les plus efficaces dont nous disposons », dit-il, rappelant que la protection des forêts fournit à la fois des bénéfices d’atténuation et d’adaptation. Le TFFF, explique-t-il, crée des incitations prévisibles pour maintenir la déforestation en dessous de 0,5 %, ouvrant ainsi l’accès à un financement à long terme strictement lié à la performance.
Mais le ministre reconnaît l’ampleur du défi. Les besoins de financement climatique en Afrique se comptent en milliers de milliards, et le bassin du Congo continue de faire face à des obstacles structurels tels que la faiblesse de l’environnement des investissements, le sous-financement chronique des acteurs locaux. C’est là que Canopy Trust pourrait jouer un rôle décisif.
Contrairement aux fonds forestiers traditionnels, Canopy Trust n’est pas conçu comme un guichet de subventions, mais comme un mécanisme d’investissement en phase précoce qui absorbe les risques que les prêteurs privés refusent généralement de prendre. Ses principales cibles sont les PME engagées dans la foresterie durable, l’agroforesterie, les produits forestiers non ligneux et d’autres chaînes de valeurs fondées sur la nature. En fournissant du capital concessionnel adossé à des subventions, la Norvège espère rendre ces PME « bancables » et capables d’attirer des financements privés à grande échelle.
Cependant, prévient Eriksen, le dérisquage seul ne suffira pas. Le succès de Canopy Trust dépendra de l’engagement actif des gouvernements du bassin du Congo, des réformes de marché renforcées et d’une étroite coordination avec les initiatives existantes, en particulier CAFI, qui soutient depuis longtemps les petits producteurs, grâce aux paiements pour services environnementaux.
Concernant la fragmentation, il estime que le TFFF, CAFI et Canopy Trust jouent des rôles différents : le TFFF récompense les pays qui maintiennent une faible déforestation ; CAFI soutient la production durable et Canopy Trust construit des chaînes de valeurs investissables. Il y voit un écosystème complémentaire plutôt qu’un chevauchement inutile.
Mais le véritable test, dit-il, sera de savoir si ces mécanismes livrent enfin ce que les communautés demandent depuis longtemps, à savoir un accès direct, une appropriation locale et des bénéfices économiques tangibles.
Vous trouverez ci-dessous l’intégralité de l’entretien avec le ministre Andreas Bjelland Eriksen, réalisé via Google Meet, le lundi 17 novembre, quelques heures avant le lancement de Canopy Trust et du Pavillon de la RDC, à la COP30 de Belém.

Mongabay : Monsieur le Ministre Eriksen, comment allez-vous ? Merci de votre temps. Je voudrais recueillir votre avis sur les différents flux de financement dans le bassin du Congo. Qu’est-ce qui motive l’intérêt de la Norvège pour Canopy Trust ?
Andreas Bjelland Eriksen : Je vais très bien, merci. J’attends également avec impatience la déclaration concernant l’initiative Canopy Trust, qui devrait avoir lieu plus tard aujourd’hui. Je pense que cette initiative est vraiment importante pour nous. C’est une COP qui a fortement mis l’accent sur les forêts tropicales et leur protection, ce qui est très encourageant, car la conservation des forêts est l’une des solutions climatiques les plus efficaces dont nous disposons, et bien sûr, un élément extrêmement important pour faire face à la crise de la nature.
Vous avez peut-être vu que la semaine dernière, la Norvège a soutenu le TFFF — le nouveau fonds lancé par le Brésil — avec une promesse de 3 milliards de dollars américains, ce qui est considérable. Et je pense que les engagements que nous prenons aujourd’hui pour Canopy Trust sont également importants.
L’une des choses les plus importantes pour maintenir les arbres debout dans la forêt tropicale est la création des opportunités économiques, des emplois, du développement économique et des investissements privés. Je pense que cette initiative s’inscrit parfaitement dans cette logique.
Mongabay : Nous savons que les besoins pour protéger les forêts sont immenses. Lorsqu’on parle du financement climatique en Afrique, il s’agit de milliers de milliards. À l’échelle actuelle, que peuvent réellement accomplir ces fonds pour protéger des forêts comme celles du bassin du Congo ?
Andreas Bjelland Eriksen : La Norvège a déjà décaissé plus de cinq milliards de dollars américains pour la protection des forêts tropicales en Afrique, en Indonésie et en Amérique du Sud, et nous observons que ce financement a eu un effet dans de nombreux pays.
C’est pourquoi augmenter à la fois les financements publics et privés fonctionne. C’est la raison pour laquelle il est important pour nous de ne pas réduire nos efforts, mais au contraire d’en faire davantage, car nous constatons que ce type de financement produit des résultats.
Et je crois que beaucoup de personnes veulent préserver la forêt tropicale. Nous savons que, lorsque nous travaillons avec les populations qui vivent près de la forêt, elles en sont souvent les plus ferventes protectrices. Mais nous devons aussi créer des opportunités leur permettant de prospérer, des opportunités pour augmenter leurs revenus et pour développer des emplois dans leurs régions. C’est vraiment notre approche. Nous pensons que le TFFF a un fort potentiel pour contribuer à cela.
Comme vous le savez, l’un des critères d’éligibilité au financement du TFFF est de maintenir la déforestation en dessous de 0,5 %. Cela crée une forte incitation pour les pays à protéger leurs forêts.
Et si vous maintenez la déforestation sous ce seuil, vous débloquez un financement direct, fiable et à long terme, parce que vous savez que les investissements du fonds seront disponibles dans la durée.
Mongabay : Dans quelle mesure les gouvernements et les autres acteurs du bassin du Congo sont-ils impliqués dans la conception de Canopy Trust et sa structure de finance mixte ?
Andreas Bjelland Eriksen : Ils sont assez impliqués. J’en ai discuté à plusieurs reprises avec, par exemple, la RDC, qui a été une fervente défenseure de l’approche Canopy Trust.
À long terme, il est important de souligner que Canopy Trust ne peut pas fonctionner de façon isolée. Il doit être combiné à un renforcement des réformes de marché et à un environnement propice à l’investissement privé. Le dérisquage des investissements privés est quelque chose que nous pouvons contribuer à faire, grâce aux financements publics, et les gouvernements peuvent aider en mettant en place les bons cadres de marché, pour faciliter la participation des investisseurs privés. C’est vraiment quelque chose que nous devons construire ensemble.
Le Cameroun, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Gabon et la République du Congo sont tous éligibles au soutien financier du Canopy Trust. C’est donc véritablement une collaboration entre gouvernements et secteur privé si nous voulons réussir.
Mongabay : S’agit-il uniquement de subventions, de financements concessionnels ou bien des prêts sont également impliqués ?
Andreas Bjelland Eriksen : Du côté norvégien, il s’agit exclusivement de subventions. Nous avons déjà fourni 10 millions de dollars américains à Canopy Trust, et nous en fournirons davantage à l’avenir, intégralement sous forme de subventions.

Mongabay : Ce n’est pas la première grande initiative de financement dans le bassin du Congo. Nous avons eu CAFI. Nous avons maintenant le TFFF, lancé la semaine dernière par le Brésil. Et voici cette nouvelle initiative de finance mixte. Globalement, êtes-vous satisfait de la manière dont les financements arrivent dans le bassin du Congo ?
Andreas Bjelland Eriksen : Oui, absolument. Je pense que le travail de CAFI est très complémentaire de ce que fera Canopy Trust. CAFI fournit des paiements pour services environnementaux aux communautés locales pour soutenir une production primaire durable et garantir que cette production ne génère pas la déforestation. Quant au Canopy Trust, qu’il connecte cette production aux marchés, permettant la transformation, la commercialisation et le passage à l’échelle.
L’un ne peut vraiment fonctionner durablement sans l’autre. C’est cet effet complémentaire que j’observe entre les deux, et il a été très bien accueilli. Nous avons beaucoup appris à la fois du côté norvégien et du côté des pays que nous soutenons.
Le renforcement des capacités est également extrêmement important. Puiqu’il faut être capable de mesurer la déforestation et de maintenir des systèmes solides de suivi et de rapport dans le temps. Les marchés doivent savoir dans quoi ils investissent, donc disposer de bons systèmes de mesure est crucial. Et, pour que Canopy Trust fonctionne, il faut des projets bancables.
Mongabay : Et l’un des plus grands défis dans la région est le manque de projets bancables pour le secteur privé. Comment cette initiative contribuera-t-elle à rendre les projets plus attractifs pour les investisseurs privés ?
Andreas Bjelland Eriksen : L’un des rôles les plus importants de Canopy Trust est de dérisquer les projets. Le fonds est conçu pour investir tôt dans des projets trop risqués pour d’autres investisseurs. En intervenant avant que les projets ne soient entièrement bancables, avant qu’ils puissent solliciter une institution financière privée, il fournit un capital catalytique aidant les projets à dépasser la phase initiale et à se préparer au passage à l’échelle.
C’est pour cela que Canopy Trust utilise du capital concessionnel au sein du fonds d’investissement, afin que les projets deviennent bancables lorsqu’ils atteignent la phase de croissance. C’est vraiment un instrument de dérisquage qui complète d’autres outils similaires, pour permettre aux projets d’attirer des financements de marché au fil du temps.
Mongabay : Et comment vous assurez-vous que ces projets bénéficient aux populations locales, et pas uniquement aux entités commerciales ou aux grandes entreprises ?
Andreas Bjelland Eriksen : C’est là que la complémentarité est essentielle. Premièrement, Canopy Trust vise principalement les petites et moyennes entreprises, souvent aux mains des populations locales et des communautés. Cela renforce les opportunités locales. Deuxièmement, le travail de CAFI est également conçu pour soutenir les communautés locales, afin de garantir que des opportunités soient créées pour les populations et les travailleurs sur place.

Mongabay : Beaucoup d’acteurs du bassin du Congo se plaignent de l’accès difficile au financement. Le financement climatique, qu’il provienne du FEM, du Fonds vert pour le climat ou du Fonds d’adaptation, reste difficile d’accès. Comment garantir que les pays de la région puissent réellement y accéder ?
Andreas Bjelland Eriksen : D’abord, la conception même du Canopy Trust et de CAFI — en soutenant directement les systèmes de production des petits exploitants — est un moyen d’assurer que le capital atteigne les bénéficiaires ciblés. Le fait d’être un mécanisme ciblé est extrêmement important pour l’accès au financement.
Ensuite, nous avons eu d’excellentes discussions avec plusieurs pays africains avec lesquels nous travaillons, et, au fil du temps, nous avons essayé de rendre les instruments de CAFI aussi simples que possible pour que les financements atteignent rapidement le terrain. Nous avons déjà tiré des enseignements importants et pouvons-nous y appuyer pour accélérer l’accès au financement.
Il reste de la place pour s’améliorer, mais je pense que Canopy Trust complète ce que nous avons déjà construit, en ciblant directement les acteurs qui ont besoin de ces financements pour développer des chaînes de valeurs locales.
Mongabay : La plupart des pays développés privilégient l’atténuation plutôt que l’adaptation, alors que l’adaptation est une priorité majeure pour les pays africains, y compris dans le bassin du Congo. Comment ces initiatives répondent-elles à ces besoins ?
Andreas Bjelland Eriksen : L’une des raisons pour lesquelles la Norvège soutient fortement le financement public pour la protection des forêts tropicales est que l’atténuation et l’adaptation sont complémentaires. Par exemple, en matière de contrôle des inondations, garder les forêts debout est l’un des moyens les plus efficaces.
L’utilisation de solutions fondées sur la nature et la mise en place de systèmes de paiements pour soutenir ces solutions, sont donc parmi les meilleures façons d’intégrer atténuation et adaptation. Cela seul ne suffit pas ; c’est pourquoi nous investissons également dans le financement de l’adaptation. Nous nous sommes engagés à tripler notre financement de l’adaptation dans le cadre de nos objectifs actuels de financement climatique, car cela est important pour nous.
Mais nous pensons que la préservation des forêts tropicales et des mécanismes comme le TFFF complète ces efforts.
Mongabay : Le financement de la biodiversité et du climat est très fragmenté. De nombreux fonds sont créés — Canopy Trust, le TFFF, etc. Cette fragmentation n’est-elle pas inefficace ?
Andreas Bjelland Eriksen : Je pense très sincèrement que créer de nouveaux fonds juste pour le principe, n’est pas une bonne idée. En général, je préfère qu’il y ait le moins de fonds possible, et qu’ils soient efficaces et simples. En même temps, ces fonds remplissent des rôles différents.
Le TFFF est un mécanisme d’incitation pour maintenir un faible niveau de déforestation. CAFI et Canopy Trust contribuent, non seulement à maintenir les forêts debout, mais à créer aussi des opportunités économiques pour les populations, qui vivent près de la forêt et avec la forêt. Ils remplissent des fonctions différentes et se complètent bien.
Mongabay : Enfin, comment assurer que les priorités des bailleurs s’alignent avec celles des pays bénéficiaires ? Comment les pays du bassin du Congo peuvent-ils s’approprier ces processus ?
Andreas Bjelland Eriksen : C’est pour cela que nous travaillons étroitement et de manière bilatérale avec les pays que nous soutenons. Dans de nombreuses régions, nous avons montré qu’une collaboration étroite sur le long terme permet d’aligner les intérêts. Nous avons beaucoup appris des processus auxquels nous avons participé.
Les retours, que nous recevons systématiquement, indiquent que l’accès direct et efficace pour les communautés locales, est essentiel pour que ces mécanismes fonctionnent. C’est exactement pour cette raison que Canopy Trust a été conçu de façon à cibler directement les communautés locales et les acteurs ayant besoin d’accéder à la finance pour en bénéficier.
Image de bannière : Le ministre norvégien du Climat et de l’Environnement, Andreas Bjelland Eriksen, échange avec des dirigeants autochtones du Brésil, lors de la COP30. Image de Klima- og miljøde via Flickr (CC BY-NC-ND 4.0).
COP 30 : La société civile voit le TFFF comme une « fausse solution » à la déforestation
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