- L’intelligence artificielle, dans le secteur agricole africain, se déploie déjà sur le terrain, notamment pour faciliter l’accès au crédit, anticiper les récoltes ou lutter contre les maladies agricoles.
- Le manque d’infrastructures, les enjeux de connectivité et de formation restent un frein, mais les usages progressent grâce à la forte adaptabilité des paysans.
- Une IA « responsable » peut transformer l’agriculture africaine, en augmentant la productivité et en stimulant la recherche pour la transformation locale.
Selon les données 2024 de l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile (GSMA), près de la moitié des cas d’usage de l’intelligence artificielle en Afrique sont liés au secteur agricole, notamment pour prédire les rendements, optimiser les semences, ou encore anticiper les maladies des cultures.
Des applications concrètes fleurissent sur le continent, du Bénin à Madagascar, où l’IA aide les producteurs à accéder plus facilement au crédit, améliore la gestion des sols et soutient la transformation locale des cultures stratégiques comme le cacao, le coton ou l’arachide.
Pourtant, derrière cet engouement, l’adoption reste timide sur le terrain. Moins de 10 % des petits exploitants utilisent aujourd’hui des outils numériques avancés, selon l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Manque de connectivité, coûts élevés, accès limité à la formation : les obstacles sont nombreux.
Pour explorer le potentiel de l’intelligence artificielle et comprendre ses défis dans la transformation du secteur agricole africain, Mongabay s’est entretenu avec Éric Adja, Président de l’Agence Francophone de l’Intelligence Artificielle (AFRIA). Depuis plusieurs années, ce spécialiste béninois accompagne les gouvernements africains dans l’intégration de l’intelligence artificielle dans leurs politiques publiques. Dans cet entretien, il revient sur les opportunités de l’IA agricole, les freins à son adoption et la place que l’Afrique peut jouer dans cette révolution technologique.
Mongabay : Quelle place occupe réellement l’intelligence artificielle dans l’agriculture africaine aujourd’hui ? Entre promesses médiatiques et applications concrètes, où en est-on vraiment sur le terrain ?
Éric Adja : L’intelligence artificielle (IA) au niveau de l’agriculture n’est pas un effet d’annonce ou un effet de mode. Il y a des évidences que l’intelligence artificielle est utilisée de façon concrète au niveau agricole. Déjà, rien qu’au Bénin, je peux vous donner l’exemple d’une société qui développe un projet d’IA appliquée à l’agriculture, pour faciliter le financement des paysans agricoles, surtout des producteurs d’ananas. Vous savez que, pour obtenir un crédit, il faut justifier d’un certain nombre de récoltes. Avec un outil d’IA, cette entreprise réussit à anticiper la récolte du producteur et à pouvoir déterminer le crédit auquel le paysan ou le producteur peut avoir droit pour faciliter le financement de la production agricole de façon anticipée. Donc, un préfinancement qui permet, sur la base des récoltes, sur la base des productions passées, sur la base de certaines conditions agricoles de l’environnement, de pouvoir anticiper à la fois la récolte et le montant attendu, le chiffre d’affaires attendu, afin de permettre aux producteurs d’obtenir des financements nécessaires à la campagne agricole.
Au niveau des facultés agronomiques, il y a de plus en plus d’applications aujourd’hui, pour étudier les maladies des plantes et pouvoir anticiper, créer des semences résistantes et surtout faire en sorte qu’il y ait un certain nombre de paramètres, qui puissent favoriser la production agricole. Donc ça, c’est vraiment en amont.
Il y aussi les enjeux de financement avec les banques, avec les institutions financières. Et, actuellement, je peux vous donner l’exemple d’un projet dénommé Deep Farm, financé par l’Union européenne, où plusieurs pays comme la Côte d’Ivoire et Madagascar sont membres d’un consortium visant à exploiter les data sets, les jeux de données pour améliorer la production agricole, notamment du cacao en Côte d’Ivoire, et étudier les maladies du cacao et permettre de favoriser la production de meilleures qualités de cacao, de fèves de cacao.
D’ailleurs, rien qu’en utilisant les smartphones qui permettent aux paysans agricoles ou aux femmes de pouvoir avoir le prix de leurs produits, au jour le jour, afin de les adapter aux marchés, c’est de l’IA aussi, parce que, justement, il y a un certain nombre d’applications, d’algorithmes permettant de suivre le flux, le flux des prix des produits agricoles au niveau du marché local, où du marché international. Donc, il y a plusieurs niveaux d’utilisation de l’IA, mais ces différents niveaux sont représentés sur le continent d’un pays à l’autre.
Mongabay : Est-ce qu’il y a des spécificités africaines quant à l’IA, dans le domaine agricole ?
Éric Adja : Oui, bien sûr. L’une des spécificités, c’est vraiment le côté financement agricole, mais un financement basé sur l’accompagnement individuel individualisé du paysan, en s’appuyant bien sûr, non seulement sur sa récolte passée pour anticiper la récolte du futur, mais justement le lien avec ce qu’on appelle les IMF, les institutions de microfinance, permettant aux paysans de bénéficier de microcrédits pour anticiper sur la récolte pour pouvoir enlever les produits, faire les semailles, etc. Donc, c’est un suivi se basant sur la vie du paysan. En tout cas, en ce qui concerne le Bénin que je connais le mieux, les paysans ne sont pas forcément dotés de comptes bancaires hyper structurés ; ils mènent une activité souvent informelle qui leur permet de survivre, d’aider les enfants à aller à l’école. Donc, il faut un accompagnement personnalisé de ces paysans là et ça, c’est en Afrique en tout cas que l’IA est utilisée pour aider le paysan dans son quotidien à pouvoir emprunter de l’argent auprès des institutions de microfinance et anticiper la semence et la récolte.
Mongabay : L’une des promesses de l’IA, c’est la capacité, par exemple, de mieux gérer les sols, anticiper les rendements, mais aussi faire face à tout ce qui est aléa climatique. Mais, selon vous, quels sont les domaines les plus prometteurs ?
Éric Adja : Les domaines les plus prometteurs, c’est l’augmentation de la productivité. Vous savez, pour le coton, par exemple, qui est la première production d’exportation au Bénin, le nombre de tonnes de coton augmente d’année en année et l’IA justement, en facilitant, en augmentant la production des cotonniers, va contribuer à augmenter aussi le tonnage en sortie. Donc, là, c’est l’une des promesses importantes. Pareil pour le cacao en Côte d’ivoire, le cacao, le café. Pareil pour le thé en Éthiopie, au Kenya. Il y a vraiment une augmentation de la productivité, plus les revenus des paysans augmentent, et le niveau de vie bien sûr de ces paysans augmentent.
En même temps, couplé à cela, l’une des ses promesses est le niveau de revenu des femmes, parce que l’IA, dans l’agriculture, n’est pas qu’au niveau de la productivité mais aussi au niveau financier. Il y a un impact sur la capacité des femmes, non seulement des femmes paysannes, mais également des épouses de ces paysans là à pouvoir mieux gérer les ressources, mieux avoir accès au crédit, au financement et à développer ce qu’on appelle l’autonomisation à travers un accès au crédit plus accentué, surtout dans le domaine des fintechs, de plus en plus dépendantes, enfin impactées par les IA. Donc, là aussi, c’est un effet induit, un effet indirect de l’IA dans l’agriculture. C’est une promesse aussi indirecte qu’importante par rapport à l’avenir de ce que l’IA peut apporter au continent.

Mongabay : Mais cette technologie nécessite d’avoir accès à un smartphone, des données de qualité, une connectivité et une bonne couverture réseau. Est-ce que l’écosystème agricole africain est vraiment prêt pour ça ?
Éric Adja : C’est une excellente question. Pour y répondre, je dirais que l’écosystème agricole africain n’a pas le choix, n’a pas eu le choix et n’a pas attendu que la connectivité s’améliore avant de s’y lancer. Vous savez, avant la question agricole, il y avait surtout des questions de bancarisation. Grâce aux smartphones, les paysans dans les champs, les femmes au marché, continuent de faire ce qu’on appelle le Mobile Money, donc la finance par les téléphones, et là, on a découvert que c’est une des inventions de l’Afrique, de pouvoir utiliser le téléphone comme banque. Et, justement, même en attendant l’amélioration des infrastructures et de la connectivité, vous verrez certains paysans avec un ou même deux téléphones, deux smartphones, l’un pour la communication habituelle et l’autre pour l’agriculture, pour le business agricole et financier.
Donc, il y a une réelle résilience au niveau des paysans, au niveau agricole, une vraie résilience dans la population africaine et une adaptabilité étonnante, une flexibilité intellectuelle magnifique dans les villages, où grâce aux WhatsApp, grâce aux applications de reconnaissance vocale, le commerce se fait à travers des messages vocaux, à travers des échanges interactifs, qui font que le smartphone est devenu un outil de développement, un outil de bancarisation, un outil de prévision météorologique, agricole, financière. C’est vraiment devenu un allié de développement qui permet de faire ce qu’on appelle le leapfrog, c’est à dire de contourner et de faire des sauts en avant, ce que même les analystes internationaux n’arrivent pas à bien percevoir mais qui sont vraiment des promesses de développement concrètes au quotidien de nos populations.
Mongabay : Pour vous, quelles sont les principales limites de l’intelligence artificielle dans ce secteur ?
Éric Adja : Nous pouvons citer une ou deux principales limites. J’en ai déjà parlé un peu en creux. Une des limites, c’est la connectivité, mais c’est une limite qui est bien vite compensée, parce qu’effectivement, la connectivité, c’est en termes de qualité de réseau, mais les efforts qui sont faits par les gouvernements sont importants. Il faut saluer les investissements des gouvernements, que ce soit au Bénin, au Togo ou ailleurs. Il y a vraiment une réelle volonté politique des pays de rattraper les retards d’ordre infrastructurels. Il faut saluer ces efforts qui font que, même les questions de connectivité sont de plus en plus en train d’être réglées. Il y a des data centers, il y a des centres de calcul. Il y a surtout un des aspects où d’ailleurs l’AFRIA travaille le plus, c’est la formation. Justement, il faut dire que de grands sont faits en termes de formation.
Même si c’est une limite, c’est la seconde limite que je voulais mentionner, c’est qu’il faut former les paysans, il faut former les formateurs, former les agents encadreurs de développement rural. Il faut les former. Mais, malgré tout, cette formation aussi se fait à la fois sur l’impulsion des gouvernements, mais aussi en auto-apprentissage, en auto-formation. Il y a un réel appétit des populations d’apprendre, une réelle appétence en termes d’auto formation en ligne, sur Internet Facebook, sur différents supports. Il y a vraiment une émulation intellectuelle qui ne transparaît pas dans les caméras ou sur les réseaux sociaux, mais qui fait que dans les villages où nous avons l’occasion d’aller, nous sommes étonnés de voir des exploits. Vous savez, ça, je peux en donner l’exemple à nos auditeurs. Dans un village, au sud du Bénin, j’ai écouté un paysan qui me disait qu’il était en train de faire du minage. Je dis « De quoi vous parlez ? ». Il dit « Oui, lui, quand il cultive la terre, à ses heures de pause, il fait du minage sur un site par rapport à tout ce qui est Bitcoin, monnaie virtuelle et tout ça ». Mais je tombais des nues, que dans un village que je croyais loin ou reculé, un paysan fait du minage sur une crypto monnaie, parce qu’il a accès à son smartphone, parce qu’il a eu l’information. Donc, on a vraiment un exemple de ce que les populations en fait franchissent vite les limites et arrivent à se connecter directement avec le monde entier, sans passer par la capitale, sans passer par les formations traditionnelles, mais juste parce qu’elles ont eu l’information. C’est ça en fait ce qu’on appelle la société de l’information, où en temps réel, depuis n’importe quel point du globe, on peut converser et commercer avec n’importe quel autre partenaire. C’est l’un des aspects importants à souligner.
Mongabay : Est-ce qu’il existe aujourd’hui des stratégies nationales ou même régionales qui permettent d’intégrer l’IA dans les politiques agricoles de manière durable et inclusive ?
Éric Adja : Oui, alors je répondrai pour ce que je connais le mieux, c’est à dire le Bénin qui a adopté sa stratégie d’intelligence artificielle au mois de janvier 2023. L’AFRIA (L’Agence Francophone et Africaine de l’Intelligence Artificielle, Ndlr) est fière d’y avoir contribué, en tout cas dans les débats et les discussions. Et effectivement, quand vous lisez ce document de stratégie, l’agriculture, à côté de l’éducation et de la santé, fait partie des trois priorités, avec, bien sûr, une quatrième priorité qui est plus au niveau des différents aspects institutionnels. Donc, les pays africains ont compris le rôle fondamental de l’IA au service des ODD, au service des besoins des populations. Je pense que c’est le cas pour la stratégie du Sénégal adoptée fin 2024. C’est le cas dans la stratégie continentale de l’IA adoptée par l’Union Africaine en juillet 2024. Pareil pour d’autres pays. En fait, ce que l’Afrique a compris, ce que les pays africains ont compris, c’est qu’il ne s’agit pas de faire de l’IA un gadget de plus ou un gadget pour l’informaticien ou l’ingénieur en mal de divertissement, mais d’en faire un allié de développement. C’est-à -dire ce qu’on appelle l’IA responsable. Dans le mot responsable, il y a le mot répondre. Donc, une IA qui répond aux besoins des populations. C’est à dire une IA, non seulement éthique, respectant les données personnelles ou la vie privée, mais une IA dont les populations peuvent se saisir, s’approprier pour leur développement au quotidien, à savoir l’agriculture, la santé, la formation, les enjeux d’eau potable, d’énergie. Voyez, et ça, c’est vraiment le chemin que l’Afrique est en train de tracer, c’est-à-dire une IA dont elle peut s’approprier comme partenaire, comme outil de développement des populations.

Mongabay : Ne pensez-vous pas qu’on risque quelque part de creuser un fossé numérique et économique de petits exploitants qui représentent la majorité des agriculteurs en Afrique ?
Éric Adja : Oui, bien-sûr. Vous savez, toute technologie qu’on adopte, pour utiliser la formule consacrée, est pour le meilleur ou pour le pire. Donc, ce que nous disons n’est pas une vision idéale ou onirique de l’IA, mais une vision réaliste d’une IA au service des populations. Mais, bien sûr, comme tout outil, comme la machette ou la houe que le paysan utilise, elle est à double tranchant. Cette même machette peut blesser le paysan si elle n’est pas bien utilisée ou bien si le paysan ne fait pas attention ; la houe avec laquelle il soulève la terre s’il ne fait pas attention à ses pieds, il peut se blesser. C’est pareil pour l’IA. C’est à dire que ça vaut ce que ça vaut, c’est à dire un outil qu’il faut utiliser avec discernement en faisant attention à l’endroit où il faut mettre les pieds pour que ça puisse désherber les champs, à remuer la terre mais pas à se remuer soi-même. C’est-à -dire ses propres données personnelles. C’est une image que je fais, une analogie pour dire que, effectivement, il y a des dangers, des menaces de l’IA, des risques par rapport à la disparition de certains métiers ou de certaines possibilités.
Mais, une fois de plus, à travers les mesures réglementaires qui sont prises, l’objectif, c’est de mettre les bons côtés dans la balance et de réduire les mauvais côtés, les côtés difficiles ou les côtés, où il y a des risques, pour en faire des opportunités. C’est ça le rôle de la gouvernance, de la formation, de la recherche, parce que même dans les pays développés, il a fallu que les gouvernements jouent leur rôle, fassent les règlements. Il a fallu que les chercheurs fassent leur travail de recherche pour faire ce qu’il faut au profit des populations. Il a fallu que les enseignants fassent aussi leur travail. Si chacun fait son travail, je pense que la technologie jouera le rôle qu’elle doit jouer. C’est-à-dire un outil, un bon outil et non un mauvais maître, puisque c’est ça l’enjeu, à savoir faire en sorte de que l’IA ne soit pas un maître ou bien que l’IA ne remplace pas tout, mais que la vigilance reste, comme le disait Descartes, le possesseur de l’Univers.
Mongabay : Quel rôle les gouvernements africains doivent-ils jouer pour que l’IA soit intégrée aux politiques agricoles de manière durable et inclusive ?
Éric Adja : C’est d’adopter le cadre réglementaire, le cadre juridique et la formation. Et, si je rajouterai un 4e mot, c’est le financement. Créer le financement nécessaire pour que l’IA puisse jouer ce rôle-là, non seulement au niveau de la formation, de la recherche, mais on oublie souvent mais c’est Important. Le secteur privé a besoin d’être formé, transformé pour créer les emplois et les richesses dont les paysans aussi ont besoin par rapport à leurs produits. Pour ce faire, les gouvernements doivent créer le cadre juridique et contribuer à tout ce qui est financement et tout ce qui est recherche pour le développement, à travers le soutien au secteur privé.
Mongabay : Selon vous, à quoi pourrait ressembler une agriculture africaine augmentée dans 10 ou 20 ans ?
Éric Adja : Une agriculture africaine augmentée pourrait ressembler ou devrait ressembler à une agriculture africaine que je dirais « normale » et ayant pour vocation l’autosuffisance alimentaire. Et ça, avec ou sans l’IA. C’est ce que nous souhaitons et ce serait encore mieux que l’IA contribue à cela, à l’autosuffisance alimentaire de tout le continent africain, de tous les pays du nord au sud, de l’est à l’ouest. Et une fois cette autosuffisance alimentaire mise en place, nous souhaitons aussi une agriculture augmentée qui permet d’augmenter les exportations. C’est le cas actuellement du Bénin grâce au centre industriel GDIZ de Glo Djigbé qui exporte maintenant le coton sous forme de fibres, sous forme de film, sous forme de tissu et même sous forme de T-shirts transformés, produits localement. Donc, c’est ce que nous souhaitons dans les différents pays africains, à savoir que l’IA, par exemple, puisse aider la Côte d’Ivoire à exporter, non seulement le cacao en fèves, mais aussi du cacao déjà produit sous forme de chocolat, de plus en plus. Ou bien que le cajou soit transformé. Pareil pour le café. C’est-à-dire l’exportation à travers la transformation, car c’est vraiment l’idéal.
Et enfin, la recherche, parce que c’est à travers la recherche qu’on peut transformer les produits agricoles, non seulement transformer mais en faire ce qu’on appelle des produits rares, des produits niches. Voyez les huiles essentielles, ça c’est l’avenir. C’est l’avenir du continent qui a beaucoup de produits, ce qu’on appelle les espèces rares. Et grâce à l’IA, on peut faire des recherches, pour extraire ce qu’on appelle les principes actifs, pour créer des huiles essentielles qui peuvent être exportées. Et, donc, ça, c’est un troisième niveau, c’est à dire à part l’autosuffisance alimentaire, à part la transformation locale, c’est vraiment la recherche pour produire, augmenter ce qu’on appelle la valeur ajoutée de nos plantes, de nos produits agricoles à travers des essences rares, des principes actifs dans la pharmacie, dans la cosmétique.
Image de bannière : Éric Adja, Président de l’Agence Francophone de l’Intelligence Artificielle (AFRIA). Photo prise sur la page facebook de Éric Adja.
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