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98 % de l’habitat des Orangs-outans disparu dans les 15 prochaines années à venir

98 % de l’habitat des Orangs-outans disparu dans les 15 prochaines années à venir

98 % de l’habitat des Orangs-outans disparu dans les 15 prochaines années à venir
Rhett A. Butler
Traduction par Cynthia MÉLOUX
mongabay.com
28/11/2007

Un nouveau rapport de l’ONU indique que l’Indonésie perd plus de 2.1 millions d’hectares (5.2 millions d’acres) de forêt par an de par l’exploitation illégale du bois (Programme d’environnement (UNEP)). Le rapport estime que l’abattage illégal atteint 4 milliards de $ annuellement et met en garde que 98 % des forêts des vallées auront disparu en 2022, mettant des espèces comme les Orangs-Outans en voie d’extinction.

Le rapport « Last stand of the Orangutan : state of emergency” a été rendu public lundi lors de la convention sur les échanges commerciaux internationaux des espèces en danger à La Haye.

Last stand indiquait que les abatteurs illégaux opéraient dans 37 des 41 parcs nationaux d’Indonésie, faisant que 88 % des bois indonésiens seraient coupés illégalement. De nouvelles pressions viennent de l’accroissement des plantations dédiées au bio diesel ou aux palmiers pour l’huile de palme.

Orangs-Outans en danger



Orangutan in Kalimantan (Indonesian Borneo). By Rhett A. Butler



Indonesian forest fire. Courtesy of UNEP

Le rapport met en garde sur les terribles conséquences pour les Orangs-Outans, dont la population a chuté dramatiquement depuis ce le siècle dernier. Aujourd’hui, le grand singe rouge n’est trouvé que sur les iles de Sumatra (7 000 Orangs-Outans) et de Bornéo (50 000 Orangs-Outans).

« Nous observons que le commerce illégal d’Orangs-Outans vivants est un complément à l’abattage illégal du bois» indique Mélanie Virtue, qui conduit le projet « Survie des grands singes » partenaire (GRASP) à l’UNEP, un programme de protection des grands singes. « Quand la forêt est brûlée ou coupée, les mères sont souvent tuées tandis que les plus jeunes sont capturés pour être utilisés comme des animaux domestiques ou vendus à des zoos ou des parcs safari ».

« Il est clair, comme le démontre les organisations CITES et GRASP, qu’il existe un réseau très organisé de commerce illégal des Orangs-Outangs ” ajoute Willem Wijnstekers, secrétaire général de CITES. “Par conséquent, il faut un plus renforcement accru de la loi destinée à combattre cette destruction criminelle. Une telle initiative ne doit pas venir exclusivement de l’Indonésie, mais également des pays importateurs de bois illégalement abattu et d’orangs-Outans ».

Le rapport accuse le gouvernement de ne pas agir suffisamment pour lutter contre ce trafic, notez que les importateurs de bois comme les Etats-Unis, la Chine, la Malaisie et certains pays membres de L’Union Européenne sont autant responsable que l’Indonésie.

“L’Indonésie ne peut pas et ne devrait pas avoir à gérer cette situation seule. Cela requière une mobilisation de la communauté internationale pour aider les autorités locales y compris les gardes forestiers. L’Indonésie a également besoin de l’aide de l’industrie du bois et des pays importateurs pour améliorer les règles d’importations et politiques douanières. » affirme Achim Steiner, le directeur exécutif de l’UNEP.

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