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Les forêts tropicales: la Réduction des Emissions issues de la Déforestation et de la Dégradation

REDD- la Réduction des Emissions issues de la Déforestation et de la Dégradation – est une proposition de mécanisme d’atténuation du changement climatique qui permettrait de réduire les émissions des gaz à effet de serre en payant les pays en voie de développement pour qu’ils cessent d’abattre leurs forêts. La destruction de la forêt tropicale est à l’origine de 12 à 7% des émissions de gaz à effet de serre provenant des activités humaines, une proportion plus élevée que celle provenant des voitures, des poids lourds, de la marine, des avions et des trains du monde entier.

Un mécanisme REDD conçu de façon appropriée est largement considéré comme étant une approche rentable qui servirait à la fois de protéger les forêts, ralentir le changement climatique, protéger la biodiversité, entretenir le développement renouvelable et maintenir les importants services écologiques offerts par des écosystèmes forestiers en bonne santé. Le concept de REDD a gagné le support d’un grand éventail d’intérêts, y compris les défenseurs de ressources naturelles, les grandes entreprises, les scientifiques, les gouvernements, les agences pour le développement et certains groupes écologiques et de défense des droits indigènes. Cependant, des soucis subsistent quant à savoir comment REDD sera mis en place et si les bénéfices seront partagés de façon juste entre les intervenants.

L’Histoire de REDD
Le concept de REDD n’est pas une idée nouvelle. La compensation pour la conservation de la forêt tropicale a été proposée par les scientifiques de l’environnement dans les années 80 et 90, mais ce n’est qu’à partir de la seconde moitié des années 90 que l’idée a gagné du terrain au niveau international, lorsqu’elle fut discutée à divers évènements de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), y compris à la COP3 de Kyoto en 1997. Néanmoins, des soucis techniques et l’opposition de certains groupes écologiques (menés par le WWF) ont eu pour résultat que la protection des forêts a été exclue du Protocol de Kyoto en 2001.

Le concept de « déforestation évitée » a ré-émergé sur la scène internationale en 2005 avec la formation de la « Coalition for Rainforest Nations » (CfRN), un groupe de pays tropicaux qui font pression pour inclure la protection des forêts comme moyen de diminuer le changement climatique. Dirigé par la Papouasie Nouvelle Guinée et le Costa Rica, la CfRN a présenté une proposition intitulée « Réduire les émissions de la déforestation dans les pays en voie de développement : approches pour stimuler l’action » à la COP11 à Montréal en 2005. Deux années de négociations et d’avancées techniques ont culminé dans le Plan d’Action de Bali de décembre 2007, qui appelait à « des approches de politique et des incitations positives sur les questions liées à la réduction des émissions de la déforestation et de la dégradation de la forêt dans les pays en voie de développement [REDD], et le rôle de la conservation, la gestion durable des forêts et l’amélioration du stock de carbone forêt dans les pays en voie de développement. » Le support pour REDD s’est approfondi et élargi depuis Bali : REDD était l’une des seules avancées au cours des discussions sur le climat à Copenhague en décembre 2009.

Depuis son origine de « déforestation évitée », le mécanisme de protection des forêts s’est étendu pour englober la dégradation de la forêt (le deuxième D de REDD). Celui-ci a plus tard évolué pour inclure la gestion durable des forêts (par exemple, réduire l’abattage d’impact) et la reforestation, ce qu’on appelle maintenant REDD-plus (« REDD+ »).

Les problèmes clé de REDD
Alors qu’il y a maintenant un support substantiel pour REDD, beaucoup de problèmes demeurent, y compris le financement du mécanisme et offrir suffisamment d’incitations économiques pour permettre d’arrêter la déforestation ; des critères pour établir des bases crédibles de déforestation ; les aspects techniques du contrôle et de la vérification des changements dans la couverture de la forêt ; les soucis sur la mauvaise gestion et l’abattage illégal ; les fuites internationales, d’où la protection de la forêt dans un pays amène à la déforestation dans un autre ; l’échelle de la mise en place, y compris le débat sur les projets « nationaux » contre les projets « sous-nationaux » ; l’équité, y compris le régime foncier, la propriété et la participation des communautés qui dépendent de la forêt ; les questions sur les façons d’aborder les moteurs de la déforestation, y compris la consommation dans les pays riches ; la gestion durable de la forêt (c’est-à-dire une réduction de l’abattage d’impact) contre la protection des forêts primaires en tant qu’écosystèmes intacts ; la protection de la biodiversité et des services environnementaux dans les écosystèmes non riches en carbone ; et les controverses sur les compensations de carbone et l’inclusion du carbone forestier dans les programmes de commerce basés sur le marché.

Le planning du REDD
Bien qu’un accord sur le REDD n’ait toujours pas été signé, des projets sont déjà en place dans un certain nombre de pays et les pays industrialisés ont engagé des milliards de dollars pour des initiatives de démarrage du REDD par le Programme ONU-REDD, le Fonds de Partenariat pour le Carbone Forestier de la Banque Mondiale, et d’autres entités. Une fois qu’un accord sera finalisé, il semble que le REDD pourra au plus tôt en 2013 commencer formellement, suite à l’expiration du Protocole de Kyoto.

Nouvelles sur la Réduction des Emissions issues de la Déforestation et de la Dégradation

Vente de crédits issus du premier projet REDD+ soutenu par un gouvernement africain
(01/09/2014) Les crédits carbone générés par la protection de milliers d’hectares de forêt tropicale menacée au nord-est de Madagascar viennent d’être mis en vente, comme l’annonce la Wildlife Conservation Society (WCS), l’organisateur principal du projet. C’est la première fois que des crédits générés par un projet relevant d’un gouvernement africain sont placés sur le marché volontaire du carbone.


Le taux de déforestation chute dans les pays du bassin du Congo
(10/23/2013) Selon une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique Philosophical Transactions of the Royal Society B sous la forme d’ une série de 18 articles consacrés aux forêts tropicales de la région, la déforestation a chuté dans les pays du bassin du Congo cette dernière décennie en dépit de la forte hausse du taux de défrichage des forêts dans la République démocratique du Congo,.


80 % des forêts tropicales de la partie malaisienne de Bornéo sont exploitées
(10/11/2013) D’après une étude approfondie qui se penche pour la première fois sur l'étendue de l'exploitation forestière industrielle et des pistes de débardage dans des régions qui étaient considérées il y a moins de 30 ans comme parmi les plus sauvages sur Terre, 80 % des forêts tropicales de la partie malaisienne de Bornéo sont fortement touchées par l'abattage.


La République Démocratique du Congo obtient une première validation et vérification d'un projet REDD+
(04/14/2013) La République démocratique du Congo (RDC) a vu son premier projet de Réduction des Emissions liées à la Déforestation et la Dégradation forestière (REDD+) validé et vérifié dans le cadre du Verified Carbon Standard (VCS).


Le fonds de pension de Norvège exige de son portefeuille la transparence concernant la déforestation
(03/26/2013) Le fonds souverain de Norvège de 650 milliards de dollars demandera aux sociétés dans lesquelles il investit de divulguer les informations concernant leur impact sur les forêts tropicales, pour prendre part à l'effort de réduction de la déforestation, rapporte Reuters. L'action pourrait conduire à un système de rapport plus important concernant l'empreinte des opérations sur la forêt et stimuler les initiatives d'écocertification.


Les émissions dues à la déforestation des forêts tropicales s'élèvaient à 3 milliards de tonnes entre 2000 et 2005
(03/19/2013) Deux éminents groupes de recherche ont abouti à un consensus sur l'estimation des émissions causées par la destruction des forêts tropicales entre 2000 et 2005.


Kalimantan : 90% des plantations de palmiers à huile sont apparues aux dépens des forêts
(03/07/2013) De 1990 à 2010, presque toute l’expansion de l’industrie de l’huile de palme à Kalimantan s’est faite aux dépens de la couverture forestière. C’est ce qu’affirme l’examen le plus détaillé qu’on ait jamais fait de l’industrie des palmiers à huile en Indonésie publié dans Nature : Climate Change. Dans ce pays, les plantations de palmiers à huile s’étendent actuellement sur une superficie de 31 640 km², ce qui représente une expansion de près de 300% depuis 2000. La perte des forêts a entraîné l’émission de 0,41 gigatonne de dioxyde de carbone, soit plus que les émissions annuelles totales de l’industrie indonésienne.


Madagascar obtient sa plus grande aire protégée
(03/03/2013) Madagascar a officiellement désigné sa plus vaste aire protégée située dans une région connue pour ses forêts tropicales humides et sa forte diversité faunique qui comprend 20 espèces de lémuriens. Cette annonce a été faite par la Wildlife Conservation Society (WCS) qui a joué un rôle clé dans la création de ce parc.


Les mangroves devraient faire partie des solutions au changement climatique
(02/05/2013) Les mangroves sont des atouts sous-estimés dans l’effort de ralentissement du changement climatique, indique un article de la revue Proceedings of the National Academy of Sciences qui défend l’introduction des écosystèmes costaux dans les programmes de crédits carbone. I


La déforestation des mangroves 3 fois plus néfaste pour le climat que la perte des forêts équatoriales
(01/08/2013) La dégradation et la destruction des herbiers marins, des prés salés et des mangroves pourrait générer annuellement jusqu'à un milliard de tonnes de gaz carbonique, d'après une étude récemment publiée dans le journal scientifique PLOS ONE.


Réactions mitigées face à l’accord de Durban
(05/03/2012) Dimanche matin, plus de 190 pays au monde ont signé un nouvel accord sur le climat lors de la dix-septième conférence des Nations-Unies sur les Changements Climatiques à Durban, en Afrique du Sud. Le sommet aurait dû se terminer Vendredi, mais ce marathon de négociations à pousser les responsables gouvernementaux à débattre jusque tard dans la nuit, ce qui a demandé presque 36 heures de plus que prévu. Les résultats de cet accord étaient au-delà de ce que beaucoup attendaient de ce sommet de deux semaines, mais toujours loin de ce que la science considère comme mesures nécessaires afin d’éviter que le monde ne souffre de changements climatiques catastrophiques.


Des scientifiques créent des cartes 3 D haute résolution des forêts de Madagascar
(04/04/2012) Une équipe de scientifiques a élaboré les premières cartes haute résolution des forêts éloignées malgaches. Cette initiative qui est rapportée dans le journal Carbon Balance and Management aidera à enregistrer de manière plus exacte la quantité de carbone emmagasiné dans les forêts malgaches, ce qui pourrait ainsi donner à ce pays pauvre un accès au financement carbone dans le cadre du programme proposé REDD (Réduire les émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts).


Forêts tropicales: 2011 Revue de l’année
(02/13/2012) 2011 a été désignée “Année des Forêts” par les Nations Unies. Si d’un coté les programmes intergouvernementaux de protection des forêts ont enregistré de faibles progrès, beaucoup de choses se sont passés ailleurs. Ci-dessous sont passés en revue quelques uns des faits marquants de l’actualité des forêts tropicales au cours de l’année 2011.


La déforestation pourrait être stoppée d’ici 2020
(12/20/2011) Selon le rapport Forêt Vivante du Fonds mondial pour la nature (WWF), si les gouvernements s’engagent auprès du programme international luttant pour sauver les forêts, REDD+, la déforestation pourrait être ramenée à zéro en moins de dix ans. REDD+, qui signifie Réduire les émissions liées à la déforestation et à la dégradation, est un programme qui récompenserait les pays en développement afin de préserver les forêts et leur capacité à emprisonner le carbone. Les représentants des gouvernements se rencontreront demain à Durban, en Afrique du Sud pour la 17ème conférence de l’ONU sur le climat, et REDD+ sera l’un des nombreux sujets abordé.


Dans la lutte contre les changements climatiques les forêts tropicales sont plus efficaces que les forêts tempérées
(11/28/2011) Préserver le couvert forestier et reboiser les zones défrichées dans les tropiques réduira plus efficacement les températures que planter des arbres dans les terres cultivées tempérées soutient un nouvel article publié dans Nature Geoscience.


Photos: Le “dragon” turquoise: l’une des 1000 nouvelles espèces découvertes en Nouvelle-Guinée
(10/05/2011) Les scientifiques ont découvert plus de 1000 espèces encore inconnues en une décennie de recherches en Nouvelle-Guinée, indique un nouveau rapport de la WWF.


Les forêts mondiales compensent 16% des émissions de combustibles fossiles
(09/27/2011) Entre 1990 et 2007 les forêts mondiales ont absorbé presque 1/6ème de tout le carbone libéré par les émissions de combustibles fossiles, rapporte une nouvelle étude publiée dans la revue Science. Les résultats suggèrent que les forêts jouent un rôle encore plus important qu’on ne le croyait auparavant dans la lutte contre les changements climatiques.


Ancien négociateur de REDD+ pour l’Indonésie condamné à 3 ans de prison pour corruption
(07/31/2011) Wandojo Siswanto, l’un des négociateurs pour la délégation indonésienne au Sommet de Copenhague sur le climat en 2009 et l’un des principaux acteurs dans le partenariat avec la Norvège sur la Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD), a été condamné à trois ans de prison pour avoir accepté des pots-de-vin.


Nouveau rapport de World Growth contenant des informations « fausses et trompeuses »
(07/24/2011) Selon un groupe environnementaliste indonésien, un nouveau rapport de World Growth International, groupe lobbyiste en faveur des intérêts industriels forestiers, contient des informations « fausses et trompeuses » sur l’impacte économique de la baisse du taux de déforestation en Indonésie. Le rapport, paru 31 Mars 2011, affirme qu’une réduction de la déforestation en Indonésie coûtera 3,5 millions d’emplois par année en ralentissant la croissance du secteur forestier.


L'Indonésie est-elle en train de perdre ses bien les plus précieux?
(05/29/2011) Dans les profondeurs des forêts tropicales de Bornéo en Malaisie, les chercheurs ont fait à la fin des années 80 une incroyable découverte: l'écorce d'une espèce d'arbre qui poussait dans les tourbières produisait une substance pouvant potentiellement lutter contre le HIV. Mais lorsque les scientifiques sont revenus sur le lieu pour collecter plus de matière à analyser, ils furent consternés de ne plus trouver l'arbre ni l'espoir qu'il engendrait. Sa disparition déclencha une course folle pour localiser d'autres spécimens. Finalement, un arbre prélevé 100 plus tôt fut localisé dans un Jardin botanique de Singapour. Les études révélèrent ultérieurement que son composé bio-actif, la Calanolide A, faisait montre d'un grand potentiel dans le traitement du Sida. Un médicament contre le HIV, fabriqué à partir de ce composé, est à présent proche des essais cliniques. Il pourrait valoir des centaines de millions de dollars par an et aider à améliorer la vie de millions de gens. Cette histoire est importante pour l'Indonésie car ses forêts abritent une espèce similaire. En fait, les forêts indonésiennes recèlent probablement beaucoup d'autres espèces potentiellement précieuses, bien que nous sachions assez peu de choses sur elles. Vu la richesse biologique de l'Indonésie — celle-ci a de tous les pays de la planète le plus grand nombre d'espèces végétales et animales — les décideurs et les entreprises ne devraient-ils pas privilégier la protection et la connaissance des forêts tropicales, des tourbières, des montagnes, des récifs de coraux et des écosystèmes que sont les mangroves plutôt que de les détruire pour produire des biens? Pourquoi est-ce que ce ne sont pas les scientifiques indonésiens qui révèlent la valeur de ces trésors naturels et les compagnies indonésiennes qui transforment ceux-ci en produits commerciaux?


Création d’une source ouverte fournissant une procédure comptable forestière dans le cadre des projets REDD
(05/24/2011) Avoided Deforestation Partners, un groupe de préservation des forêts a développé une « source ouverte » qui fournit une procédure de comptabilisation du carbone forestier. Ceci pourrait aider à accélérer des projets visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre résultant du déboisement et de la dégradation des forêts. Le groupe affirme que les nouveaux protocoles pourraient réduire considérablement le coût d’instauration de projets de conservation de carbone forestier en accord avec la procédure du REDD. La comptabilisation du carbone et les coûts de procédures peuvent aisément atteindre 70 000 € (100 000 $), ce qui rend difficile pour les petits projets d’obtenir un certificat.


Contrôle de la déforestation : une interview avec Gilberto Camara, directeur de l'agence spatiale brézilienne INPE
(05/23/2011) Peut-être est-ce logique, le système de contrôle de la déforestation le plus performant se trouve dans le pays qui a la plus grande surface de forêt tropicale : le Brésil.

Après l'indignation qui s'est exprimée dans le monde entier suite aux importantes déforestations dans les années 80, le Brésil a mis en place dans les années 90 un système de contrôle par satellite pour mesurer les changements dans la couverture forestière. En 2003, le Brésil a rendu le système accessible à tout un chacun via Internet, donnant ainsi une transparence totale sur un problème qui était vu jusque là par certains comme un sceau honteux. Depuis, le Brésil est reconnu comme une référence dans le contrôle et le rapport de la déforestation — aucun autre pays ne rend disponible autant de données que le Brésil sur cette question. L'ingénieur en aérospatiale Giblerto Camara a supervisé la plupart des travaux d'observations de la Terre de l'INPE, au début comme directeur du département de traitement des images, puis comme directeur du département observation de la Terre, et enfin depuis 2005 comme directeur de l'INPE. Sous sa direction, l'INPE a mis en place plusieurs nouveaux outils


Impliquer les communautés dans la gestion forestière accroît la biodiversité et les revenus locaux
(05/19/2011) Impliquer les communautés locales dans la gestion des ressources forestières accroît les retombées économiques et la biodiversité dans les zones où les locaux participent peu, signalent des chercheurs dans les colonnes du magazine Science. Leurs conclusions pourraient influer sur les efforts de protection et de gestion durable des forêts dans le cadre du mécanisme de réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation.


Faire des exploitants d’huile de palme des gardiens de la forêt au lieu de ses destructeurs
(05/12/2011) Les “terres dégradées”, ces zones déboisées des pays tropicaux qui sont inexploitées, représentent un espoir pour la sauvegarde des dernières forêts tropicales à travers le monde. Les optimistes pensent que développer l'agriculture sur ces terres aidera l'humanité à produire suffisamment de nourriture pour satisfaire la demande grandissante, sans sacrifier pour autant les forêts et la biodiversité, ni exacerber les conflits sociaux. Mais pour le moment, les terres dégradées restent une question en suspens, surtout en Indonésie, où la déforestation se poursuit à un rythme élevé. La plupart du temps, les terres dégradées ne sont pas répertoriées comme elles le devraient par les ministères indonésiens—une zone dans une province lointaine peut être listée comme terrain inutilisable par Djakarta, mais en réalité c'est une forêt verdoyante emprisonnant du carbone, habitat d'une vie sauvage et fournissant les communautés alentours en nourriture, eau et autres ressources. Désigner ces terres comme exploitations forestières ou plantations peut résulter en conflits et dégradations environnementales.


La lutte contre l'exploitation illégal des arbres via l'implication des communautés locales dans la gestion des forêts
(05/03/2011) Lors des vingt dernières années, l’Indonésie a perdu plus de 24 millions d’hectares de forêt, une surface plus grande que celle des Royaumes-Unis. La plupart de la déforestation a été conduite par l'exploitation pour le marché extérieur. Selon la Banque Mondiale, une proportion considérable de cet exploitation serait illégale. Alors que le taux de déforestation a plongé depuis la fin des années 90, l'exploitation illégal reste un problème en Indonésie. Ce problème est d'ailleurs considéré comme l’un des plus grands défis de l’Indonésie en atteignant les objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre promis par le Président Susilo Bambang Yudhoyono: en 2009, le Président Indonésien a promit de réduire unilatéralement les projections de gaz à effet de serre émises par le pays de 26% pour 2020. Réduire l'exploitation illégal peut paraître simple: mettre en place plus de police forestière afin de mener plus de patrouilles, renforcer les amendes, engager des poursuites ou tout simplement mettre en place un système de traque du bois issu de l'exploitation illégal. Mais au cœur de ce problème se trouve quelque chose de plus fondamental: la législation indonésienne des terrains. L’Etat possède le plus gros des forêts indonésiennes, et en a distribué de larges concessions — souvent des dizaines de milliers d’hectares — à des entreprises d’exploitation. Les communautés locales ont été principalement perdantes dans le processus et ont disposé de très peu d'opportunités autrement que celle de récolte de bois. Sans une définition claire de la possession des terres, les communautés ont peu d’avantages à rejeter l'exploitation illégal ou la gestion des forêts sur le long terme. Le modèle — qui a contribué à l’abandon de l’intendance traditionnelle des terres dans beaucoup de régions — a mené à une dévastation de grande envergure des riches forêts indonésienne. On peut renverser la vapeur? Certains signes l’indiquent. L’indonésie commence à assister à un changement des modèles traditionnels de la gestion des forêts dans certains endroits. Par exemple, la « forêt du peuple » en Java est pour la première fois depuis des générations, en train de repousser. En disposant d'avantages dans la gestion des forêts, les communautés de Java ont intérêt à voir la forêt se reconstituer. Telapak, une organisation membre qui dispose de bureaux sur plusieurs îles indonésienne, comprend bien le problème. Elle incite l'exploitation communautaire comme la nouveau gestion des forêts indonésiennes. Telepak considère que la gestion communautaire des forêts est la solution pour combattre l'exploitation illégale tout en maintien de moyens de subsistance durables.


Les taux de déforestations baissent en même temps que les Nations Unies lancent « l'Année internationale des forêts»
(03/31/2011) Les forêts représentent l'un des facteurs clef pour le développement d'une économie verte, dit un des cadres officiels de l'ONU tandis que l'organisme lance officiellement l'année internationale des forêts pour souligner l'importance des forêts. Pour marquer le début de l'année internationale des forêts, l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a publié la Situation des forêts du monde (SOFO), un rapport qui est publié tous les deux ans et qui évalue l'état global des ressources forestières dans le monde.


L'important projet indonésien REDD concernant la forêt tropicale sera-t-il mené à bien?
(02/11/2011) Survolant en avion la partie Indonésienne de l'île de Nouvelle Guinée, la forêt tropicale s'étend comme une mer verte, entrecoupée seulement par des rangés de montagnes érodées et de rivières sinueuses. La voûte forestière ne montre guère de signes d'influence humaine. Mais à l'approche de Jayapura, capitale de la Province de Papouasie, le couvert forestier devient plus inégal, preuve d'exploitation, et les cicatrices rouges provoquées par l'exploitation minière s'observent, avant de laisser place a la monotonie du vert foncé des plantations d'huile de palme et enfin les pâturages et zones urbaines. La scène n'est pas unique en Papouasie, cette situation demeure depuis des décennies dans le plus gros archipel du monde. Notamment en conséquence de l'expansion agricole des petits fermiers, mais de plus en plus à cause des industries d'extraction, surtout l'exploitation forestière, les plantations et le secteur minier. La Papouasie est en fait la frontière de l'Indonésie et représente donc deux options opposées quant aux options de développement du pays. Soit une dégradation et déforestation persistantes des forêts en continuation avec la situation actuelle ; soit un changement pour un modèle fondamentalement différent et n'ayant pas fait ses preuves, basé sur une totale transparence et une intendance stricte de ses ressources forestières.


80% de l'expansion des zones agricoles tropicales entre 1980-2000 s'est faite au dépend des zones forestières
(11/22/2010) Plus de 80 pour cent de l'expansion des zones agricoles tropicales entre 1980 et 2000 s'est faite au détriment des zones forestières d'après les recherches publiées la semaine dernière dans l'édition en ligne du Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

L'étude, basée sur l'analyse des images satellite collectées par les L'organisation des Nations Unies pour la nourriture et l'agriculture ( United Nations Food and Agricultural Organization, FAO) et conduite par Holly Gibbs de l'Université de Stanford, démontre que 55 pour cent des nouvelles terres agricoles se sont développées sur des zones forestières vierges, et que 28 pour cent sur des zones forestières perturbées. Un autre 6% s'étant constitué sur des terrains d'arbustes.


L'autoroute Péruvienne à travers la forêt amazonienne entraine une nouvelle poussée de déforestation selon les dernières cartographies en 3D
(10/25/2010) Les scientifiques ont combiné l'imagerie satellite, la technologie de laser aérien et des points de mesure au sol pour réaliser une carte haute résolution en trois dimensions du carbone de la forêt amazonienne. Ils ont ainsi mis en évidence une poussée d'émissions due à la déforestation et l'exploitation forestière sélective; conséquentes à la construction de l'autoroute Trans-Oceanic au Pérou. L'étude, publiée cette semaine dans une pré-édition du Proceedings of the National Academy of Sciences, révèle que l'exploitation forestière sélective et les autres types de dégradations forestières au Pérou représentent presque un tiers des émissions comparés à la seule déforestation.


La Conservation des forêts peut-elle compromettre l’agriculture biologique?
(09/25/2010) Un article paru dans la revue Conservation Biology du mois de juin nous informe que les programmes de paiement du carbone forestier comme moyen proposé pour réduire les émissions de CO2 provenant de la déforestation et de la dégradation des milieux (Reducing Emission from Deforestation and Degradation, REDD) pourraient exercer des pressions sur les techniques agricoles respectueuses de la vie sauvage en augmentant le besoin d’intensifier la production agricole. L’article en question, rédigé par Jaboury Ghazoul et Lian Pin Koh du ETH Zurich et moi-même en septembre 2009, énonce le principe qu’en augmentant les coûts de la conservation des forêts pour l’agriculture, le programme REDD limitera, par conséquent, la quantité de terres disponibles pour répondre à la demande croissante de produits alimentaires. Parce que l’agriculture biologique et les pratiques agricoles soucieuses de l’environnement ont bien souvent des rendements moins importants que l’agriculture industrielle, le programme REDD encourage une évolution vers des formes de production plus efficaces.


Le changement des moteurs de la déforestation offre de nouvelles opportunités pour la protection de la forêt
(03/03/2010) La déforestation tropicale a détruit environ 13 millions d’hectares de forêt par an depuis la première moitié de cette décennie, à peu près le même taux de perte que dans les années 90. Mais tandis que les chiffres sont restés relativement constants, ils masquent une transition de grande importance : un changement de la déforestation liée à la pauvreté vers une déforestation liée à l’industrie et la consolidation géographique des régions où la déforestation se produit. Ces changements ont des implications importantes dans les efforts pour protéger ce qu’il reste des forêts tropicales dans le monde. En effet, le lobby de l’environnement a maintenant des cibles identifiables qui peuvent être plus récpetives à la pression sur des questions écologiques que des dizaines de millions d’agriculteurs appauvris. En d’autres mots, les activistes ont plus de poids que jamais pour avoir un impact sur le comportement d’entreprise par rapport à la déforestation.


Le commerce de marchandises et l’urbanisation, plutôt que la pauvreté rurale, conduisent la déforestation
(03/03/2010) La conservation des forêts par le REDD pourrait être ineffective si elle n’aborde pas la consommation et le commerce des marchandises, selon une nouvelle communication qui observe les implications des changements de moteurs de la déforestation sur les nouvelles mesures de politique de protection des forêts. De plus en plus, la déforestation est liée à la croissance de la population urbaine et du commerce, plutôt qu’à la pauvreté rurale, ce qui suggère que les mesures proposées pour réduire la déforestation seront ineffectives si elles ne s’occupent pas de la demande pour les marchandises produites sur les terres forestières, selon un nouvel article publié dans Nature GeoScience.


Comment mettre fin à la crise du bois à Madagascar
(03/03/2010) Au lendemain du coup militaire de mars dernier, la forêt vierge de Madagascar a été pillée pour son bois précieux, notamment le bois de rose et l’ébène. Des dizaines de milliers d’hectares ont été affectés, y compris les parcs nationaux à la plus grande diversité biologique de l'île : Marojejy, Masoala et Makira. L’abattage illégal du bois a également provoqué une augmentation du commerce de gibier tropical. Les chasseurs massacrent aujourd’hui les lémuriens, rares et inoffensifs, pour la consommation des restaurants.


La protection de l'Amazonie: Reconnaître la valeur des services des écosystèmes
(07/07/2008) Les écologistes manifestent depuis longtemps l'inquiétude que leur cause la disparition de la forêt amazonienne, sans que leurs avertissements soient particulièrement efficaces pour freiner les pertes de surface forestière. En fait, malgré les centaines de millions de dollars de dons que la région a reçus depuis 2000 et l'établissement de plus de 100 millions d'hectares de zones protégées depuis 2002, les taux moyens de déforestation sont en augmentation depuis les années 1990, atteignant un pic de 73 785 kilomètres carrés de perte forestière entre 2002 et 2004. Avec la rapide croissance des prix des terrains, l'expansion de l'élevage bovin et de la culture industrielle du soja, et les milliards de dollars investis dans les projets d'infrastructure, on s'attend à une intensification de la pression de développement sur l'Amazonie.






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