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Les forêts tropicales:
l’Amazonie
Des jaguars, des tapirs, et bien plus encore ! Un explorateur de l'Amazonie filme l'impressionnante faune d'une forêt menacée
(03/26/2013) Lorsqu'on regarde la dernière vidéo de Paul Rosolie, explorateur de l'Amazonie, on se sent transporté dans un monde secret de jaguars à l'affût, d'imposants tapirs et de tatous géants parcourant la jungle en pleine journée. C'est l'Amazonie telle qu'on imagine lorsqu'on est enfant : encore pleine de créatures sauvages. En seulement quatre semaines, sur une collpa (dépôt d'argile où les mammifères et les oiseaux se rassemblent) située près du cours inférieur de la rivière Las Piedras, Rosolie et son équipe ont pu filmer 30 espèces amazoniennes, dont sept menacées.
L'exploitation forestière illégale coûte entre 30 et 100 milliards de dollars chaque année
(03/26/2013) L'exploitation illégale des forêts s'étend sur 15 à 30 pour cent des forêts dans les tropiques au prix de 30 à 100 milliards de dollars dans le monde entier, affirme un nouveau rapport publié par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et INTERPOL. Les pays consommateurs jouent un rôle majeur dans ce commerce, qui est de plus en plus sophistiqué et dans certains endroits est facilité par l'expansion des plantations industrielles.
Trois cents millions de dollars collectés pour un projet exceptionnel en vue de garder le pétrole sous le sol du paradis amazonien
(03/07/2013) L’Initiative Yasuni-ITT a été appelée de toutes les manières: controversée, chantage écologique, révolutionnaire, pionnière et meilleure chance de garder les compagnies pétrolières hors du Parc national Yasuni de l’Equateur. Maintenant, après une série de hauts et de bas, ce programme commence à donner des résultats positifs: d’après le “Guardian”, l’Initiative Yasuni-ITT a collecté 300 millions de dollars, soit 8% de la somme totale nécessaire pour financer le projet.
La mine d’or approuvée dans l’unique parc national de Guyane
(01/22/2013) Des tensions sont apparues dans la petite communauté amazonienne de Saül en Guyane, après que la population locale ait découvert que le gouvernement français a approuvé, contre sa volonté, une opération d’orpaillage à grande échelle à proximité de leur ville et dans l’unique parc national de Guyane. La population locale et les scientifiques craignent que la mine, exploitée par la société minière Rexam, entraîne déforestation, pollution des eaux et réduction de la biodiversité pour une communauté qui dépend de la forêt et de l’écotourisme.
Les champignons et plantes de la forêt amazonienne augmentent les précipitations
(11/29/2012) Selon une récente étude publiée dans la revue scientifique Science, le sel libéré par les champignons et plantes de la forêt amazonienne jouerait un rôle important dans la formation de nuages pluvieux.
Un décret du Brésil autorise dans “l’intérêt national” l’exploitation minière et la construction de barrages sur les terres tribales
(11/14/2012) Une directive signée lundi par le Procureur général du Brésil pourrait empêcher les tribus autochtones d’obtenir du gouvernement la reconnaissance de leurs terres traditionnelles, rapporte Survival International, un groupe de défense des Droits de l’Homme qui se concentre sur les peuples premiers.
La déforestation de la forêt amazonienne pourrait entrainer une baisse de la pluviométrie en Amérique du Sud
(10/30/2012) La déforestation pourrait provoquer une diminution brutale de la pluviométrie dans la forêt amazonienne et ses environs, signale une étude publiée dans la revue Nature.
Greenpeace appelle à “zéro déforestation d’ici 2020.”
(09/12/2012) Greenpeace a répété son appel pour mettre fin à la déforestation au Brésil d’ici 2015, et dans le monde d’ici 2020, durant le lancement de l’expédition du Rainbow Warrior, qui descendra le fleuve Amazone pour mener une campagne de sensibilisation.
Plus de 700 personnes tuées en défendant les droits pour les terres et forêts au cours des dix dernières années
(08/22/2012) Le 24 mai 2011, l’activiste pour les forêts José Claudio Ribeiro da Silva et sa femme, Maria do Espirito Santo da Silva, ont été pris en embuscade et abattus dans l’Etat brésilien de Pará. Militant de longue date, José Claudio Ribeiro da Silva s’était fait un nom en critiquant le bûcheronnage illégal qui étend la déforestation dans cet Etat. Les tueurs ont même coupé les oreilles des da Silva, ce qui est une pratique courante chez les assassins au Brésil pour prouver à leurs employeurs qu’ils ont bien rempli leur contrat. Moins d’un an avant qu’il ne soit assassiné, da Silva, au cours d’une conférence organisée par TEDx, avertissait : "Je peux recevoir une balle dans la tête à tout moment...parce que je dénonce les producteurs de bûches et de charbon de bois."
Le changement climatique risque d'augmenter les feux, les abattages d'arbres et la chasse dans les forêts tropicales
(06/20/2012) Selon une nouvelle étude de Trends in Ecology and Evolution, les impacts conjugués de la déforestation et du changement climatique engendreront une foule de nouveaux problèmes pour les forêts tropicales humides. Ces dernières se desséchant à cause du changement climatique peuvent entraîner l'abattage d'arbres, des feux sans précédents ou une surexploitation par les chasseurs dans des forêts auparavant inaccessibles.
L’Extraction aurifère en Amazonie péruvienne: vue du terrain
(05/12/2012) A l’arrière d’une moto qui fonctionne moyennement, je parcours des kilomètres de chemin sinueux à toute vitesse à travers l’épaisse forêt amazonienne, son conducteur ne pouvant jamais voir plus qu’à quelques mètres devant lui. Des myriades de créatures bizarres se tiennent cachées dans les denses lianes et le luxuriant feuillage; des groupes de perroquets volent au-dessus de nous telle une nuée couleur arc-en-ciel; un paresseux à trois doigts couvert de mousse est suspendu à une branche surplombante; une troupe de singes hurleurs grondent continuellement au loin; des fourmis coupeuses de feuilles forment des kilomètres de routes qui serpentent à travers la forêt. Même l’air chaud et humide est empli de vie.
Les 10 histoires environnementales les plus marquantes de l’année 2011
(03/10/2012) Des gens luttent, les changements climatiques s’accélèrent et l’Indonésie travaille à enrayer la déforestation. Voici ci-dessous une rétrospective de certaines des plus importantes histoires environnementales de l’année 2011.
Forêts tropicales: 2011 Revue de l’année
(02/13/2012) 2011 a été désignée “Année des Forêts” par les Nations Unies. Si d’un coté les programmes intergouvernementaux de protection des forêts ont enregistré de faibles progrès, beaucoup de choses se sont passés ailleurs. Ci-dessous sont passés en revue quelques uns des faits marquants de l’actualité des forêts tropicales au cours de l’année 2011.
Une loi sur les droits des peuples autochtones votée par le Président de Pérou
(02/07/2012) Le nouveau Président de Pérou, Ollanta Humala, a établi comme loi, une mesure qui exige qu’on consulte les groupes indigènes avant toute extraction minière, toute abattage, et surtout, avant de projets pétrolifères ou gaziers qui se passe sur leurs terres. Si la loi est correctement appliquée, elle donnera aux populations autochtones consentement libre, préalable et éclaire (CLPE) sur tels projets industrieux, bien que la nouvelle loi n’aille pas si loin de se permettre aux communautés locaux de mettre son veto aux projets.
La sécheresse qui a affecté l’Amazonie en 2010 a libéré plus de carbone qu’en un an en Inde.
(01/11/2012) Selon les estimations d’une nouvelle étude publiée dans le journal Environmental Research Letters, la sécheresse de 2010 qui a affecté une grande partie de la forêt amazonienne a déclenché l’émission de près de 500 millions de tonnes de carbone (1,8 milliards de tonnes de dioxyde de carbone) dans l’atmosphère, plus de la totalité des émissions dues à la déforestation dans la région sur cette période.
Dernière occasion de voir: le fleuve amazonien Xingu
(10/25/2011) Non loin de l’endroit où le grand fleuve Amazone se déverse dans l’Atlantique, celui-ci se scinde pour devenir un vaste affluent, un gros lac vertical tout d’abord qui diminue finalement, vu de satellite, pour n’être plus qu’un indompté serpentin à travers la sombre verdure de l’Amazonie. Cet affluent poursuit presque toute sa course à travers l’Amazonie brésilienne et ce, sur 1979 km au total —ce qui représente presque la longueur du Colorado—jusqu’à ce qu’il ne l’achève dans la savane du Mato Grosso. Il s’agit du fleuve Xingu, considéré par plusieurs tribus autochtones comme leur foyer ainsi que celui d’espèces uniques.
Conception d'un système de prévision des sécheresses et des feux de forêts en Amazonie
(10/05/2011) Les chercheurs ont conçu un prototype afin d'anticiper les sécheresses et les feux de forêts dans la forêt amazonienne.
Image du jour : Arc-en-ciel sur la forêt tropicale amazonienne
(10/05/2011) Alors que les écologistes ont longtemps déploré la destruction de la forêt tropicale amazonienne, ces dernières années la déforestation a ralenti au Brésil, pays qui recense l'essentiel de ce qui reste de la couverture forestière de l'Amazonie. La perte de surfaces couvertes a ainsi sensiblement diminué depuis le dernier pic de 2004 et, malgré une légère augmentation par rapport au plus bas de l'année dernière, en 2011, la déforestation ne représentera qu'une fraction de ce qu'elle était il y a seulement cinq ans.
Les tribus amazoniennes obtiennent de l’aide pour protéger 46 millions d’hectares de forêt amazonienne
(09/27/2011) Les communautés autochtones qui oeuvrent à la protection de la forêt amazonienne se
sont vues encouragées par le lancement la semaine dernière d’une initiative concernant un “corridor de conservation bioculturelle” dans deux régions du Brésil.
Les autorités brésiliennes infligent une amende de $1,2 milliards aux négociants en bœuf qui ont un lien avec la déforestation et l’esclavage
(07/15/2011) Selon un rapport de la chaîne de télévision brésilienne AFP, les autorités brésiliennes demandent 2 milliards de reals, soit $1,2 milliards, à 14 compagnies accusées d’acheter du bœuf provenant de ranches qui ont défriché la forêt tropicale d’Amazonie de manière illégale ou qui ont exploité des travailleurs dans l’état d’Acre.
Les aires protégées couvrent 44% de l’Amazonie brésilienne
(07/12/2011) D’après une nouvelle étude d’Imazon et de l’Instituto Socioambiental (ISA), les aires protégées couvrent à présent près de 44 pourcents de l’Amazonie — soit un territoire plus grand que le Groenland — mais souffrent d’empiètement et de mauvaise gestion. Ce rapport, publié en portugais, révèle qu’en décembre 2010, les aires protégées d’Amazonie brésilienne couvraient 2.197.485 kilomètres carrés. Les lieux de préservation tels que les parcs nationaux constituaient à peine plus de la moitié de ces aires (5,6 pourcents) tandis que les territoires indigènes en constituaient 49,4 pourcents.
Un poisson géant contribue à la croissance de la forêt tropicale amazonienne
(07/02/2011) Un fruit de l’Amazonie, pour l’heure inondée, tombe d’un arbre et chute dans l’eau. Avant même qu’il ait coulé au fond, un poisson géant d’un peu plus de 27 kg l’engloutit avec voracité. Près d’une semaine plus tard - et des miles plus loin - le poisson défèque et dans ses excréments se trouvent les graines du fruit mangé il y a longtemps et loin de là. Une graine par chance flotte et parvient jusqu’à un endroit particulièrement approprié où elle parvient à germer. De nombreuses années plus tard, le nouvel arbre fruitier est florissant tandis que le poisson géant revient de temps à autre dans l’attente d’un autre repas lui tombant du ciel. On appelle ce processus la dissémination des graines et, alors que des chercheurs ont étudié la capacité d’espèces telles que les oiseaux, les chauve-souris, les singes et les rongeurs à disséminer des graines, il est une catégorie animale qui est souvent ignorée: le poisson. Jill T. Anderson, une chercheuse associée post-doctorante à l’université de Duke, compte cependant parmi les quelques chercheurs qui ont commencé à établir des liens entre les gros poissons frugivores d’Amazonie, tels le gros tambaqui (Colossoma macropomum) et la biodiversité ainsi que la santé de la forêt tropicale amozonienne. Malheureusement, au moment où les chercheurs sont en train de découvrir l’importance de ces poissons, ceux-ci sont en train de disparaître en de nombreux endroits en raison de la pêche non réglementée et de la surpêche.
La demande en or entraîne la déforestation en Amazonie péruvienne
(07/01/2011) La déforestation est en augmentation dans la région de Madre de Dios au Pérou en raison de l'exploitation minière aurifère qui est tout à la fois illégale, exercée à petite échelle et dangereuse. Dans certaines zones, la perte de forêts a sextuplé. Mais ce n'est qu'un début; il est probable que l'exploitation minière non réglementée est en train de propager du mercure dans l'air, les sols et l'eau, contaminant de fait la région et mettant en danger sa population. En utilisant les images satellite de la NASA, les chercheurs ont pu suivre l'augmentation de la déforestation due à l'exploitation minière aurifère artisanale au Pérou. Selon leur étude, publiée dans PLoS ONE, deux grands sites miniers ont connu entre 2003 et 2009 une perte de 7000 hectares de forêts (ou 15 200 acres)—soit une zone plus grande que les Bermudes.
Contrôle de la déforestation : une interview avec Gilberto Camara, directeur de l'agence spatiale brézilienne INPE
(05/23/2011) Peut-être est-ce logique, le système de contrôle de la déforestation le plus performant se trouve dans le pays qui a la plus grande surface de forêt tropicale : le Brésil.
Après l'indignation qui s'est exprimée dans le monde entier suite aux importantes déforestations dans les années 80, le Brésil a mis en place dans les années 90 un système de contrôle par satellite pour mesurer les changements dans la couverture forestière. En 2003, le Brésil a rendu le système accessible à tout un chacun via Internet, donnant ainsi une transparence totale sur un problème qui était vu jusque là par certains comme un sceau honteux. Depuis, le Brésil est reconnu comme une référence dans le contrôle et le rapport de la déforestation — aucun autre pays ne rend disponible autant de données que le Brésil sur cette question. L'ingénieur en aérospatiale Giblerto Camara a supervisé la plupart des travaux d'observations de la Terre de l'INPE, au début comme directeur du département de traitement des images, puis comme directeur du département observation de la Terre, et enfin depuis 2005 comme directeur de l'INPE. Sous sa direction, l'INPE a mis en place plusieurs nouveaux outils
La déforestation en Amazonie est stable depuis l'année dernière
(05/21/2011) La déforestation en Amazonie brésilienne est, au 28 février, à peu près stable depuis 7 mois , rapporte Imazon, une ONG qui se trouve au Brésil.
Rapport : 90 déversements d'hydrocarbures en 3 ans en Amazonie péruvienne
(04/26/2011) Un nouveau rapport a révélé que la compagnie Pluspetrol avait effectué 90 déversements d'hydrocarbures dans la forêt tropicale amazonienne du Nord du Pérou. Le rapport qui a couvert deux blocs pétroliers – le 1-AB et le 8 – et qui a été effectué par la Fédération des Communautés indigènes du Fleuve Corrientes (FECONACO), a enregistré 18 grands déversements d'hydrocarbures rien que l'année dernière. « Une semaine après la décision marquante prise contre Chevron en Equateur qui condamnait l'entreprise à 9 milliards de dollars de dommages et intérêts pour les opérations qu'elle avait entreprises dans les années 70 et 80, ce nouveau rapport met en lumière les dégâts causés par l'industrie pétrolière sur le fragile écosystème de l'Amazonie et sur les gens qui y vivent, » a déclaré dans un communiqué de presse Atossa Soltani, Directeur exécutif d'Amazon Watch.
Les trésors de la nature capturés par des pièges photographiques rendus publics
(04/13/2011) Les pièges photographiques sont non seulement un moyen d’étudier des espèces rares et parfois en grand danger d’extinction, mais ils permettent aussi de livrer un instantané de la vie privée de certains animaux. Ces clichés montrent la nature à son état pur et qui n’a pas été touchée par l’homme. Alors que beaucoup de photos sont de mauvaise qualité ou floues, certaines sont éclatantes: elles sont en compétition directe avec les meilleurs photographes mondiaux de la nature. Couvrant sept projets sur quatre continents, Smithsonian va livrer au public 202 000 de ses photos prises par les pièges photographiques. C’est dans les coins les plus reculés du monde et dans des régions non apprivoisées que les appareils photographiques automatiques ont capturés des images de jaguars, de pandas et de léopard des neiges, tout en exposant des espèces rares et peu connues d’Amérique du sud comme le chien des buissons aux oreilles courtes, le
Rhinopithèque de Roxellane ou le chat marbré d’Asie.
Deux grandes sécheresses ont démontré que le changement climatique « joue à la roulette russe » avec l’Amazonie
(03/21/2011) En 2005, la forêt d’Amazonie a subi une grande sécheresse, qualifiée de phénomène centennal. Les arbres morts suite à cette sécheresse, ont libéré 5 milliard de tonnes de CO2. Seulement cinq ans après, une autre importante sècheresse a sévi. La sécheresse de 2010, qui a asséché des rivières entières, a probablement été la pire d’après une nouvelle étude de la revue américaine Science, qui a apporté des preuves de terrain de craindre un changement climatique qui risque de transformer inévitablement la plus grande forêt tropicale du monde.
Nageur marathonien : une interview du premier homme à avoir nagé l’Amazone dans toute sa longueur
(02/20/2011) Les explorateurs ont descendu le fleuve le plus imposant du monde durant des centaines d’années. Un nombre inconnu de personnes n’a en revanche pas terminé ce périple, se noyant dans ses eaux troubles, se faisant dévoré par des animaux, se perdant, succombant à des maladies tropicale, se faisant tué par des pirates ou des populations locales hostiles. Mais aujourd’hui, la descente de l’Amazone n’est plus aussi originale, la rivière ayant même été descendue en rafting ou en kayak par quelques âmes intrépides. La traversée de la majorité de l’Amazone peut se révéler assez aisée en bateau commercial, si vous avez le temps et la patience nécessaire.
Entreprises, conservation et le mouvement vert
(02/14/2011) L'image de la forêt tropicale ravagée par d’énormes bulldozers, abattue par des bucherons et leurs tronçonneuses, et incendiée par des développeurs à grande échelle n'a jamais été aussi émouvante. Aujourd'hui, les grosses sociétés ont remplacé les exploitants agricoles de petite envergure comme principaux responsables de la déforestation, un changement critique au regard de la conservation. Jusqu'à récemment, la déforestation était principalement due à la pauvreté : des populations pauvres dans des pays en voie de développement détruisant les forêts ou puisant dans d'autres ressources naturelles pour pouvoir nourrir leurs familles. Les politiques gouvernementales des décennies 60, 70 et 80 ont eu un effet multiplicateur, encourageant l'expansion agricole par des prêts à taux d’intérêts bas, des développements d'infrastructures, et des plans de colonisation ambitieux, surtout dans la région Amazonienne et l'Indonésie. Mais sur les deux dernières décennies, la dépopulation rurale, la diminution des projets de développement gouvernementaux, la globalisation des marchés financiers ainsi que la hausse des prix mondiale des produits de base ont changé la donne dans plusieurs pays. La déforestation, la surpêche, et d'autres formes de dégradations environnementales sont aujourd'hui en majorité causées par des entreprises répondant à la demande internationale. Cependant, si les industriels exploitent les ressources plus intensément et causent des dommages environnementaux conséquents, ils sont aussi très sensibles aux pressions exercées par les consommateurs et groupes environnementaux. De ce fait ces dernières années il est devenu plus facile - et plus éthique- pour les groupes de défense de l’environnement de dénoncer les grosses entreprises que les pauvres fermiers.
Les satellites montrent des forêts tropicales fragmentées sensiblement plus sèches que la forêt intacte
(12/16/2010) Une nouvelle étude parue dans Biological Conservation indique que les orées et les parcelles de forêts sont plus exposées aux incendies parce qu’elles sont plus sèches que les forêts intactes. En utilisant huit ans d’imagerie satellite au dessus de l’Amazonie de l’Est, les chercheurs ont trouvé que la dessiccation (extrême sècheresse) avait pénétré les forêts dans un rayon de 1 à 3 kilomètres, dépendant du niveau de fragmentation.
Baisse significative de la déforestation en Amazonie pour l'année 2010, selon les données préliminaires
(12/10/2010) Depuis l'an dernier, la déforestation en Amazonie brésilienne aurait nettement chuté selon les estimations préliminaires publiées par deux organismes, l'INPE (Institut National de Recherches Spatiales) et Imazon, une ONG basée au Brésil qui traque les pertes forestières et la dégradation de la forêt amazonienne. L'analyse faite par Imazon des données provenant du système MODIS de la NASA a montré qu'environ 1 488 km2 de forêt avaient été rasés au cours d'une période de 12 mois s'achevant le 31 juillet 2010. C'est 16 % de moins qu'au cours de la même période l'année précédente pour laquelle il avait été comptabilisé 1 766 km2 de perte forestière. En comparaison, l'étude faite par l'INPE fait état d'une baisse plus conséquente avec 2 296 km2 de perte forestière pour la période 2009-2010 contre 4 375 km2 pour la période 2008-2009, soit une baisse de 48 %. La divergence entre les estimations d'INPE et d'Imazon résulte de différences dans la façon dont la déforestation est suivie à l'aide de données MODIS—Imazon privilégie la détection automatique l'INPE compte principalement sur l'interprétation visuelle d'analystes. Les deux utilisent Juillet 31, lorsque la couverture nuageuse est minime, comme le dernier jour de « l’année de déforestation ».
Le 'boutique capitalisme' peut-il aider à protéger l'Amazonie?
(12/05/2010) La plupart des firmes parlent d'écologie, mais très peu - voire aucune même- ne suit ces principes. Ecostasy, une entreprise au dessein durable, ne se contente pas uniquement de suivre les principes d'écologie, mais cherche à s'installer dans les endroits les plus difficiles pur travailler: l'Amazonie brésilienne en péril. Faisant de son activité principale les produits artisanaux à la main des indigènes (bijoux, poterie, meubles), Ecostasy cherche un équilibre entre l'économie, la protection de l'environnement et le développement des communautés locales. Ne vous méprenez pas, Ecostasy n'est pas un organisme à but non lucratif, mais un exemple rare d'une entreprise totalement dédiée au changement pour un monde meilleur. « A mon avis, une compagnie vertueuse ne négocie pas les principes éthiques par intérêt économique. Pour moi, être éthique c'est conduire son entreprise avec honnêteté et responsabilité avec ses différents partenaires (clients, employés, fournisseurs), la société et l'environnement » confie Katherine Ponte, fondatrice d'Ecostady, pour mongabay.com.
Des tribus d'indiens et d'éleveurs pour combattre les feux en Amazonie
(10/27/2010) Confrontés à la pire série de feux de forêts depuis trois ans, des éleveurs et des habitants du Sud de la forêt amazonienne se sont ligués pour éteindre plus d'une vingtaine d'incendies au cours des trois derniers mois, ce qui fait espérer de nouvelles possibilité de collaborations entre ces traditionnels ennemis pour réduire le taux de déforestation.
L'autoroute Péruvienne à travers la forêt amazonienne entraine une nouvelle poussée de déforestation selon les dernières cartographies en 3D
(10/25/2010) Les scientifiques ont combiné l'imagerie satellite, la technologie de laser aérien et des points de mesure au sol pour réaliser une carte haute résolution en trois dimensions du carbone de la forêt amazonienne. Ils ont ainsi mis en évidence une poussée d'émissions due à la déforestation et l'exploitation forestière sélective; conséquentes à la construction de l'autoroute Trans-Oceanic au Pérou. L'étude, publiée cette semaine dans une pré-édition du Proceedings of the National Academy of Sciences, révèle que l'exploitation forestière sélective et les autres types de dégradations forestières au Pérou représentent presque un tiers des émissions comparés à la seule déforestation.
Les animations du logiciel Google Earth montrent comment le projet brésilien va transformer l’Amazonie en une “série de réservoirs d’eau stagnante”
(10/06/2010) La décision de la semaine dernière du gouvernement brésilien de débloquer 17 milliards de Dollars pour la construction du barrage de Belo Monte sur le fleuve Xingu sera le commencement d’un projet de construction de 100 barrages à travers le bassin amazonien faisant des affluents du plus grand fleuve du monde, « un ensemble sans fin de réservoirs d’eau stagnante” explique le nouveau court métrage réalisé par Amazon Watch et International Rivers.
Les modifications controversées de la loi sur les forêts brésiliennes franchissent une première étape
(08/14/2010) Un amendement visant à affaiblir la protection garantie par le code forestier brésilien de 1965 a franchi une première étape législative rapporte le World Wide Fund for Nature-Brasil (WWF Brésil). L'amendement a passé l'épreuve du vote du Comité Spécial du Congrès, portant sur les modifications de lois concernant les forêts.
AUGMENTATION DE LA DEFORESTATION AU BRESIL
(07/11/2010) Deforestation in the Brazilian Amazon may be on the rise again after reaching record-low levels last year, reports Brazil's National Space Research Institute, INPE.
Le Brésil lance une impulsion majeure pour l’huile de palme durable dans l’Amazonie
(05/16/2010) Globo et Terra Brasil reportent que, jeudi dernier, le Président brésilien Lula da Silva a exposé ses plans pour étendre la production d’huile de palme dans l’Amazonie, tout en minimisant le risque pour les forêts tropicales brésiliennes, qui sont les plus étendues du globe.
Les Etats-Unis d’Amérique et le Canada perdent proportionnellement plus de surface forestière que le Brésil
(05/05/2010) Selon une nouvelle étude publiée par la revue Proceedings of the National Academy of Science (PNAS), les forêts continuent de décliner à travers le monde. En employant l’imagerie satellite, des chercheurs ont découvert que plus d’un million de kilomètres carrés de forêt avaient été perdus dans l’intervalle des années 2000 à 2005. Cela représente une perte de 3,1 pourcents du total mondial des forêts, comme estimé en l’an 2000. Toutefois cette étude réserve quelques surprises, comme le fait que les Etats-Unis d’Amérique, tout comme le Canada, ont montré de plus hauts pourcentages de perte de forêt que le Brésil.
Le changement des moteurs de la déforestation offre de nouvelles opportunités pour la protection de la forêt
(03/03/2010) La déforestation tropicale a détruit environ 13 millions d’hectares de forêt par an depuis la première moitié de cette décennie, à peu près le même taux de perte que dans les années 90. Mais tandis que les chiffres sont restés relativement constants, ils masquent une transition de grande importance : un changement de la déforestation liée à la pauvreté vers une déforestation liée à l’industrie et la consolidation géographique des régions où la déforestation se produit. Ces changements ont des implications importantes dans les efforts pour protéger ce qu’il reste des forêts tropicales dans le monde. En effet, le lobby de l’environnement a maintenant des cibles identifiables qui peuvent être plus récpetives à la pression sur des questions écologiques que des dizaines de millions d’agriculteurs appauvris. En d’autres mots, les activistes ont plus de poids que jamais pour avoir un impact sur le comportement d’entreprise par rapport à la déforestation.
Le commerce de marchandises et l’urbanisation, plutôt que la pauvreté rurale, conduisent la déforestation
(03/03/2010) La conservation des forêts par le REDD pourrait être ineffective si elle n’aborde pas la consommation et le commerce des marchandises, selon une nouvelle communication qui observe les implications des changements de moteurs de la déforestation sur les nouvelles mesures de politique de protection des forêts. De plus en plus, la déforestation est liée à la croissance de la population urbaine et du commerce, plutôt qu’à la pauvreté rurale, ce qui suggère que les mesures proposées pour réduire la déforestation seront ineffectives si elles ne s’occupent pas de la demande pour les marchandises produites sur les terres forestières, selon un nouvel article publié dans Nature GeoScience.
La détérioration de la forêt tropicale amazonienne atteint 67% en 2008
(04/14/2009) La partie de la forêt tropicale en processus de déforestation -- détruite mais pas encore rasée -- s'est accru dans la partie brésilienne de la forêt amazonienne au cours de l'année 2008, selon les nouveaux chiffres livrés par l'Institut Brésilien de Recherche Spaciale (INPE). Le communiqué vient juste après que le gouvernement ait annoncé une augmentation de 4% de déforestation pour l'année.
La protection de l'Amazonie: Reconnaître la valeur des services des écosystèmes
(07/07/2008) Les écologistes manifestent depuis longtemps l'inquiétude que leur cause la disparition de la forêt amazonienne, sans que leurs avertissements soient particulièrement efficaces pour freiner les pertes de surface forestière. En fait, malgré les centaines de millions de dollars de dons que la région a reçus depuis 2000 et l'établissement de plus de 100 millions d'hectares de zones protégées depuis 2002, les taux moyens de déforestation sont en augmentation depuis les années 1990, atteignant un pic de 73 785 kilomètres carrés de perte forestière entre 2002 et 2004. Avec la rapide croissance des prix des terrains, l'expansion de l'élevage bovin et de la culture industrielle du soja, et les milliards de dollars investis dans les projets d'infrastructure, on s'attend à une intensification de la pression de développement sur l'Amazonie.
Déforestation au Brésil
(04/18/2008) Après le déclin des trois années précédentes, le défrichage de la forêt amazonienne du Brésil a sévèrement augmenté durant les 5 derniers mois de l’année 2007, doublant pratiquement par rapport à celui de la même période de l'année antérieure. Cette augmentation, attribuée en grande partie au boom mondial des denrées, a fortement refroidi les espoirs de voir les initiatives de conservation et les efforts d’application des lois finalement soustraire le contrôle de l'exploitation de la forêt aux intérêts économiques de la région. Elle a également mis en évidence le rôle grandissant que la mondialisation et la croissance économique joueront dans le destin de la plus grande forêt tropicale humide du monde. Le futur est marqué par l’incertitude concernant l’inquiétant impact du changement climatique, des rapides bouleversements écologiques et du chambardement de l'économie globale ; c'est paradoxalement ces facteurs-là - de plus en plus globalisés et industrialisés - qui pourraient s’avérer vitaux pour le salut de l'Amazonie.
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